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La connaissance sociologique. Contribution à la sociologie de la connaissance
Farrugia Francis
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782747529846
Dans cet ouvrage, c'est d'abord la sociologie elle-même qui est interrogée dans sa réalité multiple, comme théorie et pratique institutionnelle, historique, scolastique, scientifique, méthodologique, sociale et politique. L'on comprend au fil des textes comment se construit un savoir disciplinaire sur l'humain, qui contribue progressivement à le produire comme objet de science, en même temps que comme sujet social. La dernière partie du livre est constituée d'analyses de quelques discours et Bavoirs dominants caractéristiques de nos sociétés modernes : le savoir expert sur le monde éducatif, le savoir syndical sur l'école, le savoir livresque. Ces discours forts ou résistants sont déconstruits et renvoyés aux logiques d'exclusion, de domination et d'emprise dont ils sont porteurs et qu'ils contribuent à légitimer, ou prétendent dénoncer. Ces Savoirs-clés sont référés à leurs cadres institutionnels, culturels, économiques, idéologiques et politiques. En 1957 Georges Gurvitch fonde le premier groupe de sociologie de la connaissance. C'est le travail de ce "Groupe" - animé à la suite de son fondateur (après une interruption) successivement par Jean Duvignaud, Pierre Ansart, Gérard Namer et Francis Farrugia - qui se perpétue dans le cadre des travaux du Comité de Recherche 14 de l'AISLF (Association Internationale des Sociologues de Langue Française). Les textes ici présentés correspondent aux interventions faites lors de l'atelier Sociologie de la connaissance dans le cadre du Colloque international de l'AISLF Action, Pouvoir et Sociologie qui s'est tenu à l'Université de Toulouse-Le Mirail, en février 2000. Certains auteurs de ces écrits sont membres du CR14, d'autres non. Les diverses contributions ici rassemblées respectent cependant toutes cet "esprit" de la sociologie de la connaissance : interrogatif, interprétatif, généalogique, historiciste et critique à la fois, qui caractérise les recherches de ce groupe.
Comment se modèle un type humain ? Quand l'homme démocratique a-t-il émergé, dans quel contexte, sous l'effet de quelles forces ? Cette question importe à chacun de nous, pour autant qu'il souhaite se comprendre lui-même et ceux qui l'entourent. L'homme social propre à nos sociétés occidentales nous apparaît comme " naturel ", mais il n'existe pas ainsi depuis toujours. Il est le résultat d'une construction complexe, lente et violente, dont notre vie quotidienne nous masque la longue histoire et l'équivoque signification. Cet ouvrage nous entraîne dans une relecture critique des concepts et valeurs de la démocratie explorée par cette généalogie du lien social qui court de l'Antiquité à la Modernité la plus actuelle. Depuis la première distinction du public et du privé dans le monde antique, en passant par la distinction homme animal politique/animal social, on en vient à une question centrale : la Modernité n'a-t-elle pas insidieusement instauré une nouvelle féodalité ? Lorsque l'on s'interroge sur tes relations existant maintenant entre l'humanité et te prix du travail, il faut bien en venir à poser l'hypothèse politique de l'existence d'un " pacte de soumission " inaperçu qui scellerait la nouvelle servitude de l'homme social, dans le cadre d'une démocratie disciplinaire. L'auteur interroge la Modernité et pose la question de la valeur de ses valeurs : l'individualité, l'égalité des chances et des droits, la liberté, la solidarité, la justice sociale. Au travers de cette comédie des mots, c'est en effet une " tragédie de la Modernité " qui se joue. Diagnostiquant une déstabilisation de la " valeur-travail ", l'auteur dresse le constat d'une liberté piteusement réduite à sa dimension concurrentielle, et parle des " valeurs de la République perdue " dissoute dans une raison économique irrationnelle et envahissante.
Il existe dans la culture savante occidentale des catégories de combat; ces "formes" dominantes de la connaissance qui font socle, s'originent dans les écrits de maîtres penseurs aussi différents que Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Rousseau, Kant, Nietzsche, Marx, Durkheim, Simmel, Dilthey, Mills, Mauss, Freud, James, Heidegger, Lévi-Strauss, Kundera, Thom, Bourdieu. Ces multiples systèmes ont pour enjeu la promotion et l'imposition d'une vision et d'une maîtrise du monde, et délimitent autant de territoires de savoirs et de pouvoirs. Ils sont porteurs de raisons socio-anthropologiques concurrentes à finalité de survie scientifique, institutionnelle, sociale et politique. Ces formes affrontées - qui hantent la sociologie dans un perpétuel combat d'écoles - sont ici mises en perspective et référées à leurs présupposés et implications. Ainsi naît la possibilité d'une critique de la raison sociologique, de ses stéréotypes et archétypes, et de sa doxa hyper-rationaliste.
Depuis bientôt vingt-cinq années, l'auteur met au travail son concept de syndrome narratif, qui replace l'inconscient, la mémoire, l'imaginaire et l'irrationnel au centre de la vie individuelle et collective, expliquant de manière novatrice la construction identitaire de longue durée des individus, des communautés, des peuples et des civilisations, en montrant comment la réalité imite la fiction. L'Histoire, la littérature et la vie mettent en scène des personnages réels ou de fiction, pris dans une narration faisant en eux syndrome, mais aussi en nous. Les cas exemplaires ici interprétés : Achille, Ulysse, Alexandre le Grand, Jésus, Don Quichotte, Freud, Stendhal, Madame Bovary, Le Petit Chaperon rouge, L'Etranger, le pape et autres histoires, révèlent qu'un processus de contagion émotionnelle et de reproduction de l'imaginaire dans le réel est à l'oeuvre construisant l'humain, faisant de notre vie une histoire, et parfois un destin.
Cet ouvrage propose une analyse essentielle pour comprendre la situation économico-politique actuelle, les mouvements sociaux, les coordinations, les zones de révolte et de résistances, les politiques alternatives. La théorie critique, croisant marxisme et psychanalyse, déconstruit et dénonce les mécanismes psycho-politiques du prêt-à-penser et de la domination insidieusement à l'oeuvre dans nos "démocraties totalitaires" perpétuant un statu quo surrépressif. Seule une connaissance vraie est émancipatrice. Elle génère une nouvelle praxis politique dégagée des partis.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.