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Mai 68 ou Le cinéma en suspens
Leblanc Gérard ; Faroult David
SYLLEPSE
9,00 €
Épuisé
EAN :9782907993821
Si, en Mai 68, les salles de cinéma continuent de projeter des films comme si de rien n'était, quelques cinéastes et beaucoup de spectateurs se posent, loin du corporatisme de la " profession ", la question de la fonction sociale, politique et esthétique du cinéma. Quel est le rapport du cinéma aux conceptions du monde qui lui sont extérieures, aux idéologies qui traversent et divisent la société ? Comment articuler politique et cinéma sur un autre mode que sur celui de la représentation ? Comment penser le travail cinématographique -qui relève aussi du jeu et du plaisir- dans sa relation avec l'exploitation du travail ? Comment la vie imaginaire peut-elle enrichir la vie réelle sans se substituer à elle ? Comment faire un cinéma qui ne participerait pas à la reproduction de la société que l'on refuse ? Quels moyens se donner pour que le cinéma devienne un des leviers de la transformation de la société ? Le cinéma influencé par Mai 68 est pour l'essentiel un cinéma de l'après-coup et se construit tout au long des années 70. On se propose ici d'en dégager les principales lignes de force et de présenter quelques démarches et trajectoires exemplaires. Non qu'elles soient nécessairement abouties mais parce qu'elles abordent frontalement les questions que l'on vient d'évoquer. Ce livre propose au lecteur de renouer le fil interrompu d'une réflexion théorique et pratique toujours vivante et ouverte. Il s'adresse à un lecteur d'aujourd'hui et d'abord à celui qui ne se satisfait pas de la façon dont il vit dans la société où il vit.
Ce fut une étape d'épouvante. Une de ces courses inhumaines et exagérément meurtrières, qui ont fait la légende du cyclisme, mais à laquelle on voudrait n 'avoir pas assisté. " Ainsi s'exprimait le journaliste sportif, Pierre Chany, rendant compte de l'étape du Tour d'Italie 1956 achevée sous la neige au sommet du Monte Bondone par la victoire de Charly Gaul. Une invasion d'air froid arctique affecte les Alpes et durcit les conditions de course, ce même jour, sur les routes du Giro et du Critérium du Dauphiné Libéré. L'histoire du cyclisme recèle de multiple, épisodes où les conditions climatiques influencent le déroulement de, compétitions : le froid et la neige lors de Paris-Nice et du franchissement des cols, la pluie sur les pavés de Paris-Roubaix et des monts de Flandre, l'orage ou la canicule sur les routes du Tour de France, sans oublier le vent qui fractionne, ralentit ou accélère le peloton... " Ces pages ont tout d'abord le charme de l'inédit car leur thème n 'avait jamais fait l'objet de la moindre approche, par qui que ce soit ", souligne Jean-Marie Leblanc dans la préface. À partir de l'étude du déroulement des courses professionnelles, l'ouvrage se situe au carrefour de la géographie et de l'histoire d'un sport parmi les plus exigeants qui soient. Malgré un calendrier établi pour limiter les aléas, les coureurs sont confrontés de manière quotidienne à l'imprévu climatique, capable de stopper leur élan dans la polémique ou de construire la légende des cycles après de dantesques chevauchées.
Ce livre collectif est le fruit du travail d'une équipe de recherche qui depuis 1996 a entrepris une réflexion critique sur les développements des travaux dans le domaine des technologies de l'image et du son, technologies communément dites «nouvelles» mais que nous préférons appeler «dernières», pour une raison simple. Le concept de «nouveau» en cette matière, outre la conception téléologique de progrès qu'il tend à véhiculer, favorise en fait une confusion de sens et de niveaux entre pensée technique (les outils) et pensée esthétique (la représentation).Souvent, la prétendue nouveauté des moyens a servi d'écran, voire de leurre, à la non-nouveauté des fins. Souvent les discours bâtis autour du «nouveau», enfermés dans leur logique autoconstitutive, n'ont pas vu à quel point ces dernières technologies ne faisaient finalement rien d'autre que réactiver de très anciennes questions de représentation ou de figuration, déjà souvent mises en jeu par ailleurs, en particulier par le cinéma.La perspective ici défendue s'oppose donc avec fermeté aux discours jusqu'ici dominants, en gros les discours prophétiques ou les discours apocalyptiques, qui ne sont antithétiques qu'en apparence et se rejoignent en fait, en toute complicité, dans la mesure où ils présupposent tous deux une même posture aveugle de rupture. Pour nous, ces «inventions» que sont le numérique, l'interactif, le virtuel, l'imagerie de synthèse, le multimédia, le réseau, etc., sont davantage des moyens de regarder historiquement les formes de la représentation que des «révolutions de la pensée» vues dans l'hystérie ou l'amnésie contemporaines. Ce sont davantage des révélateurs que des innovateurs.
Scénario" est l'un des maîtres-mots du discours ambiant. Le cinéma en a perdu l'exclusivité. Chacun scénarise aujourd'hui à sa façon, des journalistes aux décideurs. Plutôt que d'une "civilisation de l'image", il conviendrait de parle d'une "civilisation du scénario". Scénario du réel explore les principales formes de scénarisation du réel actuellement en usage dans les médias et s'interroge sur les raisons, évidemment complexes, de cette étonnante prolifération d'un terme jadis étroitement spécialisé. La matière de cet ouvrage est répartie en deux tomes. Le premier analyse les scénarios du quotidien, les scénarios de l'évasion et les scénario de la science, en rapportant leur fonctionnement à celui de la télévision. Le second tome analyse les scénarios de l'information et propose un certain nombre d'hypothèses sur les liens qui s'établissent entre modèles de scénarios et régimes de visibilité.
Comment parler d'une bouche vivante à l'époque des langues de bois ? En réancrant la parole aux racines de l'être-au-monde. Paysages intérieurs et paysages extérieurs se questionnent et se répondent. Des ciels, de la pluie, du soleil, la mer entre sac et ressac. De curieux portraits de cire moulés d'après nature. Une ville emmurée dans ses remparts et qui tente une ouverture vers l'infini. La télévision qui tient parfois lieu d'information. Et les théâtres de guerre qui prolifèrent à l'échelle de la planète. Bouche vivante est le road-movie subjectif d'un poète à la recherche d'une identité possible.
L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras. Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco. Eric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants. Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : " Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. " Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.