Ce fut une étape d'épouvante. Une de ces courses inhumaines et exagérément meurtrières, qui ont fait la légende du cyclisme, mais à laquelle on voudrait n 'avoir pas assisté. " Ainsi s'exprimait le journaliste sportif, Pierre Chany, rendant compte de l'étape du Tour d'Italie 1956 achevée sous la neige au sommet du Monte Bondone par la victoire de Charly Gaul. Une invasion d'air froid arctique affecte les Alpes et durcit les conditions de course, ce même jour, sur les routes du Giro et du Critérium du Dauphiné Libéré. L'histoire du cyclisme recèle de multiple, épisodes où les conditions climatiques influencent le déroulement de, compétitions : le froid et la neige lors de Paris-Nice et du franchissement des cols, la pluie sur les pavés de Paris-Roubaix et des monts de Flandre, l'orage ou la canicule sur les routes du Tour de France, sans oublier le vent qui fractionne, ralentit ou accélère le peloton... " Ces pages ont tout d'abord le charme de l'inédit car leur thème n 'avait jamais fait l'objet de la moindre approche, par qui que ce soit ", souligne Jean-Marie Leblanc dans la préface. À partir de l'étude du déroulement des courses professionnelles, l'ouvrage se situe au carrefour de la géographie et de l'histoire d'un sport parmi les plus exigeants qui soient. Malgré un calendrier établi pour limiter les aléas, les coureurs sont confrontés de manière quotidienne à l'imprévu climatique, capable de stopper leur élan dans la polémique ou de construire la légende des cycles après de dantesques chevauchées.
L'habitat des centaines de groupes ethniques africains offre une variété de conceptions et de pratiques de construction qui contredisent l'image trop répandue de la hutte primitive communément attribuée à l'Afrique rurale. Chaque maison, ou groupement de maisons, est conçue non seulement pour abriter les membres de la famille mais aussi pour faciliter la communion avec les ancêtres et les divinités, et s'accorder aux forces de la nature. Cette dimension culturelle et sa mise en ?uvre par différentes pratiques architecturales sont illustrées dans cet ouvrage par des exemples tirés des habitats de différentes ethnies de l'Afrique de l'Ouest, au sud du Sahara. Dessins, plans, axonométries, photos rendent parfaitement compréhensibles la beauté et la complexité de cette architecture, qui se veut autant lieu de vie que véritable ?uvre d'art.
Ce livre résulte des entretiens réalisés par l auteur entre 1982 et 1984, dans le Morvan, avec Armand Simonnot ancien bûcheron, militant pacifiste puis communiste, premier Franc-Tireur et Partisan de l Yonne, devenu garde du corps du dirigeant communiste Charles Tillon. Le lecteur saisira le fonctionnement des microsociétés villageoises et les rouages de la vie politique dans l Yonne. Ainsi, l auteur se livre à une microhistoire centrée sur l étude des valeurs personnelles de quelques acteurs du "" court XXe siècle "".
28 juin 1914: la douzième édition du Tour de France s'élance de Paris pour rallier Le Havre; le même jour, à Sarajevo, capitale de Bosnie-Herzégovine, l'archiduc autrichien François-Ferdinand et son épouse sont assassinés: cette concomitance de faits rend ce Tour-là bien singulier. Pendant que le tracé de la Grande Boucle dessine, étape après étape, le portrait de son vainqueur, les tensions diplomatiques s'aggravent pour conduire à la Première Guerre mondiale: quand Philippe Thys l'emporte, l'Europe est au bord du gouffre. Participant à l'élan patriotique qui accompagne la mobilisation, de nombreux cyclistes professionnels rejoignent leur garnison dès août 1914, le Tour à peine bouclé. Parmi eux de prestigieux champions mourront pour la France, François Faber, Octave Lapize et Lucien Petit-Breton, mais aussi des sans-grade qui ont tout autant leur place ici. La mémoire familiale de l'auteur croise ici la grande Histoire, et Jean Bobet relève dans sa préface cet entrelacement des deux niveaux: "On lit dans le même temps la fin des fenaisons chez le grand-père Jean-Marie en haut-Forez et l'agitation frénétique dans les chancelleries de Vienne et Budapest..."
Dans cette biographie illustré, Jean-Paul Bourgier évoque la carrière et la figure d'un singulier coureur cycliste qui courra des années 20 à 1951. Une exceptionnelle longévité pour un cycliste. Ses principales qualités s'exprimaient dans les ascensions, ce qui lui valut d'être qualifié de "roi de la montagne" par l'organisateur Henri Desgrange dès 1930. Sa modeste taille et sa légèreté en montagne lui valurent le surnom de "la Souris"… qui livra bien des batailles avec "la Puce", surnom du grimpeur espagnol Vincente Trueba. Des qualités d'honnête sprinter lui permirent de s'offrir un joli palmarès. Benoît Faure a laissé une trace durable dans la mémoire du cyclisme. En particulier dans sa région natale du Forez où il termina sa vie.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.