Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
G.B. ou un ami présomptueux
Fardoulis-Lagrange Michel
CORTI
13,90 €
Épuisé
EAN :9782714305787
Né en 1910 au Caire, mort en 1994, Michel Fardoulis-Lagrange a toujours été, pour reprendre les termes de Patrick Kéchichian dans Le Monde, un écrivain secret : "Loin d'être l'expression d'une coquetterie, d'une pose sociale ou psychologique, le secret était le coeur de son oeuvre et sans doute de sa vocation. Il le portait aussi, avec une singulière intensité, sur son visage et dans son regard." Salué par de grands contemporains, Artaud, Bataille, Eluard, Henein, Jacob ou Leiris, Fardoulis-Lagrange publiera entre 1942 et 1992 une quinzaine de livres. Robert Lebel, dans la première édition (Soleil Noir, 1969), présentait en ces termes ce témoignage si curieux de la rencontre de Georges Bataille et de la profonde amitié et complicité qui lia les deux écrivains à partir de 1942 : "Quelques rares personnages hors mesure ont eu si fortement le goût du secret qu'on peut difficilement se permettre de prononcer leur nom et encore moins d'en faire le titre d'un livre. Ainsi s'explique et se justifie la discrétion de Prosper Mérimée lorsqu'il publia son "H. B." après la mort de Stendhal, ou de Baudelaire qui, dans "Le peintre de la Vie Moderne", se borne à désigner Constantin Guys d'un énigmatique M. G., ou de Jean Paulhan qui intitula son étude sur Félix Fénéon "E E. ou le critique". Qui mérite mieux que Georges Bataille le droit d'accéder à cette galerie de portraits anonymes ? Mais Michel Fardoulis-Lagrange, tout en se montrant plus allusif encore que les auteurs précités, réussit néanmoins à rendre son modèle physiquement reconnaissable et à restituer le climat de conjuration qu'il imposait autour de lui". A la fin du volume figure une brève chronologie (1936-1951) des événements qui entourèrent cette rencontre.
Né en 1910 au Caire, mort en 1994, Michel Fardoulis-Lagrange a toujours été, pour reprendre les termes de Patrick Kéchichian dans Le Monde, un écrivain secret : "Loin d'être l'expression d'une coquetterie, d'une pose sociale ou psychologique, le secret était le coeur de son oeuvre et sans doute de sa vocation. Il le portait aussi, avec une singulière intensité, sur son visage et dans son regard." Salué par de grands contemporains, Artaud, Bataille, Eluard, Henein, Jacob ou Leiris, Fardoulis-Lagrange publiera entre 1942 et 1992 une quinzaine de livres. A l'instar du Texte inconnu (Minuit, 1948), Michel Fardoulis-Lagrange prévoyait dès 1986 la publication des Enfants d'Edom. Aussi ce recueil réunit-il diverses nouvelles parues entre 1943 et 1993, en revues ou en plaquettes à tirage restreint, auxquelles cinq textes inédits sont adjoints. Pour Michel Fardoulis-Lagrange, le travail sur un texte s'achevait avec sa publication, sans quoi celui-ci était souvent repris, même à des années d'intervalle, s'épurant, tout en s'enrichissant de considérations atemporelles, "jusqu'à ce que le récit éclate et nous recouvre tous", les textes prenant alors, au cours des ans, des dimensions cosmiques. Dès Péristyle, qui ouvre le recueil, le ton est donné : "Pendant quelque temps la génisse qui fut aussi une aïeule flotta sur le fleuve ; puis des années passèrent sans qu'elle regagnât la surface, sensible parfois dans la profondeur de l'eau aux yeux amnésiques de son gardien." Nous avons passé le pont et reconnaissons instantanément l'étrangeté et la singularité du style de Fardoulis-Lagrange. Chant biblique ou mythique, hors du temps, son écriture tient du prodige. Comme pour L'inachèvement, son précédent livre, elle seule détient le mystère qui parcourt l'ouvrage. Aucune des nouvelles ne peut se résumer ; pour reprendre le mot de Michel Leiris, seul leur convient d'ailleurs le terme de nouvelle poétique, où la part de la contemplation est toujours primordiale. Les images parfois très abstraites, parfois très concrètes sont toujours surprenantes comme si, pour Fardoulis-Lagrange, l'écriture avait d'abord cette première vertu de proposer une nouvelle vision du monde par la seule puissance du style.
Au travers de ces nouvelles, toutes relatant des états quotidiens si humains qu'ils en deviennent ordinaires et singuliers à la fois, l'auteur tente de reconstituer un ordre des choses qui lui est propre. Picasso a parlé autrefois de ses tableaux " comme d'une somme de destruction ". " Cependant dans de rares moments de félicité, dit toujours Picasso, l'on peut appréhender ce même monde et voir que le temps scintille, pour peu que l'ordre amoureux/amical s'installe pour un temps sans nuages noirs. " C'est en partant de ce constat que Laure Fardoulis imagine que, pour reconstruire son savoir, on peut regarder s'agiter les bêtes ! Le chat amoureux fou et son comparse le chat méchant, et d'autres - ils ont le même air que nous dans le cœur. Est-ce en raison d'" une effroyable volonté de bonheur " au départ ? Peut-être !
Quatrième de couverture Dossier complet qui offre le parfum de divers moments dans la constitution d'une sensibilité, celle d'un temps qui nous précède à peine, Échanges et correspondances est le coffret singulier où deux silhouettes ne cessent de s'effleurer, avides de ce heurt violemment délicat. Bataille et Leiris nous parlent certes par eux-mêmes, dans la force de leurs œuvres, mais il n'est pas discutable que leur amitié fraternelle constitue à nos yeux un surcroît de légitimité, qu'elle ajoute une touche de lumière à chacune des mythologies en acte dans les poèmes, récits et essais tentés par l'un et l'autre. Ce volume est la trace d'une attention réciproque, active dans la crainte d'une distance comme dans l'affrontement de la différence. Il est le déni de toute solitude et la communauté d'une dissidence.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
Rigal Gwenn ; Latil Magali ; Guitton Philippe ; Pi
Ce livre est une synthèse claire et accessible de l'ensemble des hypothèses formulées au fil du temps par la communauté scientifique pour tenter de répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque dans la littérature consacrée à ce sujet : d'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, "Le Temps sacré des cavernes" accorde une attention égale à chaque théorie, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes. La première partie présente l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son équipement, ses structures sociales et son mode de relation à l'environnement (humains, animaux, éléments). Les traces qu'il a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité introduisent la seconde partie. Exclusivement consacrée aux interprétations, cette dernière se fonde sur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : art pour l'art, zoocénose, rites d'initiation, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, zodiaque préhistorique, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra se forger son intime conviction.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.