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Vatican II comme style. L'herméneutique théologique du Concile
Famerée Joseph
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204097000
Au moment où vont commencer les commémorations de Vatican II, le livre élaboré par Joseph Famerée et quelques autres se pose la question du style : N'a-t-on pas eu souvent tendance à "dogmatiser" Vatican Il alors que celui-ci se voulait "pastoral" ? Dans l'interprétation des textes conciliaires, n'a-t-on pas tendance à considérer leur contenu doctrinal en soi, à détacher l'énoncé de l'acte d'énonciation, la lettre de l'inspiration ? En d'autres termes, n'y a-t-il pas une tendance à ne considérer ces textes que comme des textes doctrinaux, sans appréhender le style ou le geste théologique qui les porte ? N'y aurait-il donc pas lieu de ressaisir le Concile comme style ou geste théologique, et d'examiner comment cette forme d'expression de la foi ou cette manière de faire de la théologie a été reprise ou non à différents moments de la vie de l'Eglise catholique depuis plus de quatre décennies ? Car le style est interprétation et source d'interprétations. Le style de Vatican Il est effectivement une manière d'interpréter les Ecritures et la tradition chrétienne, une manière de se rapporter au Christ Jésus ici et maintenant, à partir du monde contemporain. Le Concile s'est voulu participation renouvelée, actualisée, au style même de Jésus, à sa manière de se situer tant par rapport à la tradition juive que par rapport à ses contemporains. Et c'est en cela, plus radicalement que dans des textes, dans ce style théologique, cette manière de se vouloir fidèle au style de Jésus, que le Concile est normatif et est autorisé à inspirer de nouvelles interprétations analogues de la tradition chrétienne, car il attend lui-même, comme tout moment de la Tradition, d'être actualisé et mis en oeuvre en tant que discernement théologique précisément. Ce sont des actualisations de ce style conciliaire en éthique, en ecclésiologie et en
Juin 2017. Les salles de presse du monde entier bruissent d'une étrange question : "Le Diable existe-t-il ?" Le pape François évoque souvent le Diable dans son enseignement. Aussi lorsque le père Arturo Sosa, supérieur général des Jésuites, dénommé le "pape noir", déclare n'y voir qu'une figure symbolique, il provoque un émoi prévisible. Le Diable, dont le mot vient du verbe grec diaballo qui signifie diviser, venait encore de frapper, semble-t-il, et cela au sommet de l'Eglise. Faut-il oui ou non en finir avec le Diable ? Avant d'en décider, le lecteur de cet ouvrage a le loisir de confronter différents points de vue sur cette figure emblématique du mal. Bible et Coran, psychologie et littérature, histoire et théologie, sans oublier les jeux vidéo attestent que, en dépit d'une existence contestée, la figure du Diable n'a pas déserté le monde d'aujourd'hui.
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul ; B
Si le mal n'est plus vu comme un péché, comme un coram Deo, c'en est fini de l'espérance. Nous nous condamnons au pire, nous nous damnons. C'est cela sans doute que figure l'enfer. Refuser de penser et de peser le mal en présence du défenseur. " " Avoir pensé le mal comme péché, c'est avoir rendu possible de ne plus voir le mal comme irrémédiable. " " Au commencement du judéo-christianisme, il y a une faute pardonnable, un mal dont on peut sortir, un péché "simplement". " Ces " Pensées pour penser le mal et la lumière " d'Adolphe Gesché indiquent une intuition : il y a dans la manière chrétienne de parler du péché une invention qui est de l'ordre de la bonne nouvelle, qui est peut-être tout simplement la Bonne Nouvelle. Le cœur de cette invention chrétienne du péché n'est-il pas la rémission des péchés bien plus et bien plus profondément que la culpabilité ? Cet ouvrage présente les travaux du VIIIe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Sur la difficile question du péché et du mal, les perspectives qu'il offre pourront surprendre : on s'est si bien habitué à s'en tenir à une compréhension purement négative de la notion de péché qu'il ne reste qu'à la fuir ou la nier. L'option positive à son égard, formulée déjà par le regretté A. Gesché, et approfondie ici par ses disciples, conduit à une profondeur où l'intelligence théologique de la notion de péché est revisitée avec bonheur. On en redécouvre dans ces pages la vérité. On en retrouve aussi toute la salutaire fécondité.
Delville Jean-Pierre ; Famerée Joseph ; Henneau Ma
L'histoire et la théologie ne cessent de s'interroger sur les figures mariales et leurs réceptions. Quel lien existe-t-il entre la Vierge du dogme catholique et celle de la piété mariale ? A-t-on vu dans la figure de Marie une femme soumise, instrumentalisée, ou au contraire une femme infiniment digne ? En consacrant des villes, des pays à Marie, quel rôle le politique a-t-il voulu lui faire jouer à l'occasion du 75e anniversaire des apparitions mariales de Banneux un colloque international s'est tenu sur les enjeux historiques et théologiques soulevés par la Mère de Jésus. Loin d'être un sujet du passé, les différents rôles attribués dans l'histoire à Marie révèlent de précieux miroirs des enjeux contemporains. Cet ouvrage présente les différentes interventions données à l'Université de Liège et à l'Université catholique de Louvain les 22 et 23 novembre 2008.
Résumé : Le dogme est immuable, mais l'Eglise ne cesse de se réinventer. Contre l'illusion de la fixité, ce livre montre que la Tradition a toujours été créatrice et la réforme continue. C'est aux hommes réels dans leur temps que, de siècle en siècle, s'adresse l'Evangile. Une démonstration révolutionnaire. Réformer ? Parce qu'on associe ce mot à la restructuration, au réaménagement, au dégraissage, le mot fait peur, évidemment. Voilà pourquoi il importe aujourd'hui de préciser la finalité et les fondements d'une véritable réforme de l'Eglise. C'est le but de cet ouvrage écrit par Joseph Famerée et Gilles Routhier. Songeant aux siècles à venir, comme à ceux qui se sont écoulés, les deux professeurs d'ecclésiologie démontrent que la fin de toute réforme serait de rendre l'Eglise plus apte à annoncer l'Evangile, et d'une manière authentique et crédible - ; non seulement en discours et par le témoignage de ses membres, mais par son être même, jusque dans ses dimensions pratiques, juridiques et institutionnelles. On comprendra donc, en lisant ce livre plein d'espérance, que toute réforme ecclésiale ne pourra se réduire à une simple réorganisation en vue d'une plus grande efficacité. Ce qu'il faudrait, et qu'annoncent les auteurs, est une véritable " conversion pastorale ", ce qui indique tout du caractère spirituel et évangélique de la réforme, sans en taire les exigences institutionnelles. N'ayons pas peur de nous réformer !
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones