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L'invention chrétienne du péché
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul ; B
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204085311
Si le mal n'est plus vu comme un péché, comme un coram Deo, c'en est fini de l'espérance. Nous nous condamnons au pire, nous nous damnons. C'est cela sans doute que figure l'enfer. Refuser de penser et de peser le mal en présence du défenseur. " " Avoir pensé le mal comme péché, c'est avoir rendu possible de ne plus voir le mal comme irrémédiable. " " Au commencement du judéo-christianisme, il y a une faute pardonnable, un mal dont on peut sortir, un péché "simplement". " Ces " Pensées pour penser le mal et la lumière " d'Adolphe Gesché indiquent une intuition : il y a dans la manière chrétienne de parler du péché une invention qui est de l'ordre de la bonne nouvelle, qui est peut-être tout simplement la Bonne Nouvelle. Le cœur de cette invention chrétienne du péché n'est-il pas la rémission des péchés bien plus et bien plus profondément que la culpabilité ? Cet ouvrage présente les travaux du VIIIe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Sur la difficile question du péché et du mal, les perspectives qu'il offre pourront surprendre : on s'est si bien habitué à s'en tenir à une compréhension purement négative de la notion de péché qu'il ne reste qu'à la fuir ou la nier. L'option positive à son égard, formulée déjà par le regretté A. Gesché, et approfondie ici par ses disciples, conduit à une profondeur où l'intelligence théologique de la notion de péché est revisitée avec bonheur. On en redécouvre dans ces pages la vérité. On en retrouve aussi toute la salutaire fécondité.
Qui suis-je? Qui sommes-nous? Questions fondamentales de l'être humain à toutes les époques. Cette question de leur identité, les individus et les sociétés se la posent aujourd'hui avec d'autant plus d'inquiétude que la réponse est incertaine. Cette quête d'identité est liée à un besoin légitime d'appartenance, d'enracinement, mais celui-ci, aujourd'hui, se transforme parfois en une revendication radicalisée de particularisme communautaire, qui met en péril le vivre-ensemble en société. Comment donc empêcher les identités de se clore sur elles-mêmes? Comment penser et vivre une identité qui se fait "en se cherchant et en s'inventant"? Comment "chercher notre identité dans la différence"? Ne faut-il pas transgresser les identités pour les ouvrir à l'universel? C'est ce que fera sans hésitation Paul, le Juif, le Grec et le Romain, pour l'universel de l'amour du Christ qui l'a saisi: Il n'y a plus ni Juif, ni Grec; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre; il n'y a plus l'homme et la femme; car tous, vous n'êtes qu'un en Jésus Christ (Ga 3, 28). Cette ouverture à la pluralité des identités doit elle-même se traduire par une pluralité d'approches de la thématique. Se conjugueront donc les apports théologiques, exégétiques, éthiques, littéraires, philosophiques... Une conviction traverse l'ensemble des actes de ce Xe Colloque Gesché: il n'est pas d'identité humanisée dans l'enfermement, pas d'identité sans transgression, c'est-à-dire sans exposition à l'altérité de l'autre? et de soi-même, entre singularité et horizon de l'universel. Benoît Bourgine, Paul Scolas, Daniel Procureur, Frédéric Blondeau et Joseph Famerée ont élaboré ce symposium, en lien avec la faculté de théologie de Louvain-la-Neuve. Le lecteur y trouvera, plus vivant que jamais, l'esprit qui caractérise les Colloques Gesché depuis leur origine: une certaine manière de pratiquer la théologie dogmatique, à savoir, "identifier une question importante qui se pose à la foi chrétienne et qui est, en même temps, un enjeu anthropologique, un enjeu de culture et de société, et traiter cette question à partir d'éclairages multiples".
Bourgine Benoît ; Feltz Bernard ; Laurent Pierre-J
L'homme n'est-il qu'un animal parmi d'autres ? La théorie darwinienne de l'évolution des espèces renouvelle les termes de cette question aux retentissements multiples. L'objet de l'ouvrage est de mettre à portée d'un large public un exposé des connaissances scientifiques en un domaine où prolifèrent fantasmes et simplismes. Pour y voir clair dans la théorie scientifique comme dans l'idéologie des différents darwinismes, le savoir du biologiste est essentiel mais ne suffit pas : neurosciences, anthropologie, sociologie, histoire, philosophie des sciences et théologie sont appelées à croiser leur apport pour s'ajuster à la complexité des enjeux. Sciences naturelles et sciences humaines engagent le dialogue. L'approche interdisciplinaire de cet ouvrage signifie pour les différentes disciplines une initiation au langage de l'autre et donc aussi un accès à la conscience de leurs propres limites. Par cette conversation, les savoirs font l'expérience de leur appartenance commune à une quête plus large du vrai.
Il y a comme deux inventions chrétiennes de la religion en tension l'une avec l'autre. D'une part, celle de Evangile comme critique et véritable conversion, sinon subversion de la religion, qui n'empêche pourtant pas Jésus d'observer la Loi et le culte du Temple, sans certaines transgressions particulièrement. significatives. D'autre part, l'invention d'une religion chrétienne qui advient assez rapidement après Jésus et qui prendra tous les traits de la religion et au sein de laquelle, à moins que ce soi malgré elle, l'Evangile est transmis. Cette question de la relation risquée entre Dieu et la religion n'est-elle pas aujourd'hui au coeur même de la crise du christianisme, comme de la résurgence plutôt effervescente du religieux, sinon des religions, jusque dans les sociétés le plus sécularisées ? N'oblige-t-elle pas à se demander, selon un' approche pluridisciplinaire, si le phénomène religieux ne constitue pas un invariant anthropologique, mais aussi à s'interroger sur le lien entre la religion et ses pathologies ?
Adolphe Gesché occupe une place singulière dans le paysage théologique contemporain. La singularité de son ton doit beaucoup à sa fibre littéraire - fait assez rare chez les théologiens de métier ! De fait, il écrit et sait écrire. Sa sensibilité d'écrivain et de croyant cherchant à mieux comprendre sa foi et à la partager fait de lui un véritable "interrogateur de réponses". De sa formation initiale, ce pèlerin de la pensée a gardé le goût de la rigueur et de l'étude des grands textes. Le chercheur qu'il n'a jamais cessé d'être a cultivé la curiosité pour tous les domaines intellectuels, et tout particulièrement pour la théologie dont il a revisité les thèmes majeurs. A ces talents se joint naturellement celui de pédagogue, que le lecteur appréciera - surtout s'il découvre avec ce livre la réflexion théologique. Ce pasteur, enfin, n'a cessé d'éveiller ses coreligionnaires à une vraie intelligence de la foi et au goût du questionnement partagé avec celles et ceux qui croient moins, différemment, ou pas du tout. Quel meilleur guide pour apprendre à oser penser par soi-même que celui qui écrivait : "N'ayez pas peur de vous pencher à la margelle de votre propre puits. Ne retenez pas seulement comme vrai ce qui vous a été enseigné ou ce que vous aurez appris par la suite (mais qui vient encore des autres), comme si vous n'étiez que des commentateurs, dépourvus de tout droit à l'inspiration et à l'invention. Il y a en vous, comme en tout homme, une source particulière, unique et singulière" ? Que dire de plus ? Prenez et lisez !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.