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La transgression chrétienne des identités
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul
CERF
17,60 €
Épuisé
EAN :9782204096102
Qui suis-je? Qui sommes-nous? Questions fondamentales de l'être humain à toutes les époques. Cette question de leur identité, les individus et les sociétés se la posent aujourd'hui avec d'autant plus d'inquiétude que la réponse est incertaine. Cette quête d'identité est liée à un besoin légitime d'appartenance, d'enracinement, mais celui-ci, aujourd'hui, se transforme parfois en une revendication radicalisée de particularisme communautaire, qui met en péril le vivre-ensemble en société. Comment donc empêcher les identités de se clore sur elles-mêmes? Comment penser et vivre une identité qui se fait "en se cherchant et en s'inventant"? Comment "chercher notre identité dans la différence"? Ne faut-il pas transgresser les identités pour les ouvrir à l'universel? C'est ce que fera sans hésitation Paul, le Juif, le Grec et le Romain, pour l'universel de l'amour du Christ qui l'a saisi: Il n'y a plus ni Juif, ni Grec; il n'y a plus ni esclave, ni homme libre; il n'y a plus l'homme et la femme; car tous, vous n'êtes qu'un en Jésus Christ (Ga 3, 28). Cette ouverture à la pluralité des identités doit elle-même se traduire par une pluralité d'approches de la thématique. Se conjugueront donc les apports théologiques, exégétiques, éthiques, littéraires, philosophiques... Une conviction traverse l'ensemble des actes de ce Xe Colloque Gesché: il n'est pas d'identité humanisée dans l'enfermement, pas d'identité sans transgression, c'est-à-dire sans exposition à l'altérité de l'autre? et de soi-même, entre singularité et horizon de l'universel. Benoît Bourgine, Paul Scolas, Daniel Procureur, Frédéric Blondeau et Joseph Famerée ont élaboré ce symposium, en lien avec la faculté de théologie de Louvain-la-Neuve. Le lecteur y trouvera, plus vivant que jamais, l'esprit qui caractérise les Colloques Gesché depuis leur origine: une certaine manière de pratiquer la théologie dogmatique, à savoir, "identifier une question importante qui se pose à la foi chrétienne et qui est, en même temps, un enjeu anthropologique, un enjeu de culture et de société, et traiter cette question à partir d'éclairages multiples".
Résumé : Le voyage astral : derrière ces mots mystérieux se dissimule une expérience partagée par des millions de personnes, une réalité concrète d'une grande complexité, qui déroute autant qu'elle fascine. Si certains scientifiques tiennent encore l'expérience hors du corps pour une hallucination ou une forme particulière de " rêve lucide ", les chercheurs compétents lui reconnaissent une existence à part entière et s'interrogent sur la place à lui accorder dans le cadre des états modifiés de conscience. Comment sort-on de son corps, et sous quelle forme continue-t-on alors d'exister ? Quelles sont les caractéristiques de cet étonnant monde astral, dans lequel la pensée possède un pouvoir absolu ? Quelles rencontres le voyageur effectue-t-il dans cet univers parallèle et, surtout, quel sens doit-on donner à cette expérience considérée par tous ceux qui l'ont vécue comme la plus importante de leur existence ? C'est pour tenter de répondre à ces questions essentielles que l'auteur, journaliste d'investigation, a questionné les traditions spirituelles, analysé les archives des " expérienceurs " et rencontré tous ceux, scientifiques ou explorateurs de l'invisible, pour qui, plus qu'un mythe, le voyage astral est d'abord une réalité quotidienne, un vécu authentique. Les réponses apportées par cet ouvrage, le premier à offrir une étude aussi complète sur les OBE (Out of Body Experiences), ouvrent des perspectives sur la nature profonde de l'être humain et sur son devenir.
Résumé : La Bible s'offre à toute conscience humaine, qu'on vienne à elle par curiosité ou par soif de Dieu. En ce sens, la Bible est ouverte à une infinie variété de lectures. En un autre sens, la Bible oblige. Quiconque prétend l'expliquer doit en effet la rapporter à ce dont elle parle, à savoir Dieu et la relation qu'il instaure avec les siens. Voici le grand thème de ce livre : l'étude historique et littéraire ne suffisent pas à faire entendre la vérité de la Bible. Pour bien la comprendre, il convient de prendre acte de sa nature théologique : elle est le texte d'une révélation qui suscite chaque fois une relance de sa signification. Voilà qui oblige l'exégète et le dogmaticien à croiser leurs pas dans l'espace d'échanges de la théologie biblique, qui relie la Bible à la vie de foi aujourd'hui. Voilà pourquoi, comme le montre magnifiquement cet essai, on n'aura jamais fini de lire le Livre.
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul ; B
Si le mal n'est plus vu comme un péché, comme un coram Deo, c'en est fini de l'espérance. Nous nous condamnons au pire, nous nous damnons. C'est cela sans doute que figure l'enfer. Refuser de penser et de peser le mal en présence du défenseur. " " Avoir pensé le mal comme péché, c'est avoir rendu possible de ne plus voir le mal comme irrémédiable. " " Au commencement du judéo-christianisme, il y a une faute pardonnable, un mal dont on peut sortir, un péché "simplement". " Ces " Pensées pour penser le mal et la lumière " d'Adolphe Gesché indiquent une intuition : il y a dans la manière chrétienne de parler du péché une invention qui est de l'ordre de la bonne nouvelle, qui est peut-être tout simplement la Bonne Nouvelle. Le cœur de cette invention chrétienne du péché n'est-il pas la rémission des péchés bien plus et bien plus profondément que la culpabilité ? Cet ouvrage présente les travaux du VIIIe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Sur la difficile question du péché et du mal, les perspectives qu'il offre pourront surprendre : on s'est si bien habitué à s'en tenir à une compréhension purement négative de la notion de péché qu'il ne reste qu'à la fuir ou la nier. L'option positive à son égard, formulée déjà par le regretté A. Gesché, et approfondie ici par ses disciples, conduit à une profondeur où l'intelligence théologique de la notion de péché est revisitée avec bonheur. On en redécouvre dans ces pages la vérité. On en retrouve aussi toute la salutaire fécondité.
Les migrations d'aujourd'hui et d'hier ne seraient-elles pas comme un lieu de révélation ? Le fait que les humains migrent, tissent des liens aussi bien (et parfois aussi mal) avec ceux qui sont loin qu'avec ceux qui sont proches, ne manifeste-t-il pas quelque chose d'essentiel sur ce qu'est être et devenir humain ? Tout humain n'est-il pas un migrant et ne doit-il pas l'être pour se trouver lui-même dans sa vérité profonde ?
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.