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Penser la réforme de l'Eglise
Famerée Joseph ; Routhier Gilles
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204140546
Le dogme est immuable, mais l'Eglise ne cesse de se réinventer. Contre l'illusion de la fixité, ce livre montre que la Tradition a toujours été créatrice et la réforme continue. C'est aux hommes réels dans leur temps que, de siècle en siècle, s'adresse l'Evangile. Une démonstration révolutionnaire. Réformer ? Parce qu'on associe ce mot à la restructuration, au réaménagement, au dégraissage, le mot fait peur, évidemment. Voilà pourquoi il importe aujourd'hui de préciser la finalité et les fondements d'une véritable réforme de l'Eglise. C'est le but de cet ouvrage écrit par Joseph Famerée et Gilles Routhier. Songeant aux siècles à venir, comme à ceux qui se sont écoulés, les deux professeurs d'ecclésiologie démontrent que la fin de toute réforme serait de rendre l'Eglise plus apte à annoncer l'Evangile, et d'une manière authentique et crédible - ; non seulement en discours et par le témoignage de ses membres, mais par son être même, jusque dans ses dimensions pratiques, juridiques et institutionnelles. On comprendra donc, en lisant ce livre plein d'espérance, que toute réforme ecclésiale ne pourra se réduire à une simple réorganisation en vue d'une plus grande efficacité. Ce qu'il faudrait, et qu'annoncent les auteurs, est une véritable " conversion pastorale ", ce qui indique tout du caractère spirituel et évangélique de la réforme, sans en taire les exigences institutionnelles. N'ayons pas peur de nous réformer !
Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). La vérité est donc à faire, elle n'est pas toute faite... Elle est à créer (poieîn), à inventer. La vérité est de l'ordre de la création et de l'invention en avant de nous. C'est en la faisant que nous l'inventons et donc la trouvons (invenire), c'est en la faisant que nous venons à la lumière. La vérité est au bout de la marche, de la quête et de l'inventivité de l'humanité tout au long de l'histoire. "Faire la vérité, écrivait Adolphe Gesché. On trouve la formule curieuse. Mais on ne la trouve pas curieuse, quand on dit que l'artiste doit faire de la beauté, que l'homme doit faire le bien. On a trop peur d'être créateur en matière de vérité." La responsabilité de tout être humain est donc grande: les ressources éthiques, spirituelles, intellectuelles et artistiques de tous sont plus que nécessaires pour cette grande entreprise de "faire la vérité", l'oeuvre par excellence de l'humanité. Dans la même ligne, n'y a-t-il pas une invention spécifiquement chrétienne de la vérité? "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." Voilà bien une affirmation étonnante. Jésus, selon l'évangéliste Jean, affirme être la Vérité: la Vérité est de l'ordre d'une existence personnelle, et donc relationnelle, et elle est solidaire de la Vie et du Chemin à parcourir pour y arriver. Singulière affirmation de la Vérité: "Je suis la Vérité." Singularité et universalité: un "Je" singulier s'identifie avec "la" Vérité "universelle et totale. La Vérité est à jamais un sujet concret, une personne irréductible, rempart contre tous les totalitarismes, les objectivismes et les scientismes. Toutes nos vérités humaines seront toujours trop courtes, par rapport à cet infini et à cet indicible, et par le fait même relativisées. Toutes nos vérités humaines, y compris religieuses, sont relativisées et peuvent donc, et doivent donc être mises en relation. Toutes les disciplines (philosophie, politique, sciences empirico-formelles, cultures, droit... exégèse biblique et théologie), à leur niveau et dans leur registre, sont indispensables à la quête commune du vrai. Tel est le pari du IXe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), dont les contributions, novatrices à bien des égards, sont présentées dans cet ouvrage."
Delville Jean-Pierre ; Famerée Joseph ; Henneau Ma
L'histoire et la théologie ne cessent de s'interroger sur les figures mariales et leurs réceptions. Quel lien existe-t-il entre la Vierge du dogme catholique et celle de la piété mariale ? A-t-on vu dans la figure de Marie une femme soumise, instrumentalisée, ou au contraire une femme infiniment digne ? En consacrant des villes, des pays à Marie, quel rôle le politique a-t-il voulu lui faire jouer à l'occasion du 75e anniversaire des apparitions mariales de Banneux un colloque international s'est tenu sur les enjeux historiques et théologiques soulevés par la Mère de Jésus. Loin d'être un sujet du passé, les différents rôles attribués dans l'histoire à Marie révèlent de précieux miroirs des enjeux contemporains. Cet ouvrage présente les différentes interventions données à l'Université de Liège et à l'Université catholique de Louvain les 22 et 23 novembre 2008.
Juin 2017. Les salles de presse du monde entier bruissent d'une étrange question : "Le Diable existe-t-il ?" Le pape François évoque souvent le Diable dans son enseignement. Aussi lorsque le père Arturo Sosa, supérieur général des Jésuites, dénommé le "pape noir", déclare n'y voir qu'une figure symbolique, il provoque un émoi prévisible. Le Diable, dont le mot vient du verbe grec diaballo qui signifie diviser, venait encore de frapper, semble-t-il, et cela au sommet de l'Eglise. Faut-il oui ou non en finir avec le Diable ? Avant d'en décider, le lecteur de cet ouvrage a le loisir de confronter différents points de vue sur cette figure emblématique du mal. Bible et Coran, psychologie et littérature, histoire et théologie, sans oublier les jeux vidéo attestent que, en dépit d'une existence contestée, la figure du Diable n'a pas déserté le monde d'aujourd'hui.
On pourrait appliquer au théologien Yves Congar ce qu'un jour le philosophe Etienne Gilson avait dit du père Chenu:"Un Père Congar, il y en a un par siècle! La figure de celui-ci est en effet fascinante et impressionnante à plus d'un titre. Voici une vie qui coïncide avec le XXe siècle et ses grandes tragédies. Voici une théologie qui s'élabore en dialogue avec la vie de l'Eglise catholique. des autres Eglises chrétiennes et du monde. On pourrait même dire que le destin de ce théologien se confond avec celui de l'Eglise au XXe siècle. N'a-t-il pas en effet accompagné théologiquement les grands renouveaux ecclésiaux qui devaient aboutir au concile Vatican Il et être assumés par celui-ci? Bien plus, ne les a-t-il pas souvent devancés et préparés? On pense ici tout spécialement à l'?cuménisme, à l'ecclésiologie et à la théologie du laïcat. Le père Congar le reconnaîtra lui-même: J'ai été comblé. Les grandes causes que j'avais essayé de servir ont abouti au Concile: renouveau de l'ecclésiologie, Tradition, réformisme, oecuménisme, laïcat, mission, ministères... Sans compter la prière liturgique et la fonction doxologique de la confession de foi qu'on y célèbre: des valeurs auxquelles je crois plus que jamais."" Dans ce livre. Joseph Famerée et Gilles Routhier présentent d'abord la biographie intellectuelle de Congar, puis son ?uvre théologique et toutes les grandes thématiques qui structurent sa réflexion. Après ce parcours biographique et thématique, une troisième partie offre deux itinéraires (chronologique et thématique) pour s'orienter dans la géographie, vaste et. variée, de l'?uvre écrite. Dans un quatrième temps, le très grand héritage légué par Congar est éprouvé à l'aune du présent et de l'avenir. Rien ne valant la lecture de l'auteur lui-même, une importante sélection des textes les plus significatifs de Congar est proposée clans la cinquième partie. Enfin, les auteurs proposent les éléments d'une bibliographie essentielle des écrits congariens et des études qui leur ont été consacrées.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).