Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qu'est-ce que la vérité ?
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9782204089906
Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). La vérité est donc à faire, elle n'est pas toute faite... Elle est à créer (poieîn), à inventer. La vérité est de l'ordre de la création et de l'invention en avant de nous. C'est en la faisant que nous l'inventons et donc la trouvons (invenire), c'est en la faisant que nous venons à la lumière. La vérité est au bout de la marche, de la quête et de l'inventivité de l'humanité tout au long de l'histoire. "Faire la vérité, écrivait Adolphe Gesché. On trouve la formule curieuse. Mais on ne la trouve pas curieuse, quand on dit que l'artiste doit faire de la beauté, que l'homme doit faire le bien. On a trop peur d'être créateur en matière de vérité." La responsabilité de tout être humain est donc grande: les ressources éthiques, spirituelles, intellectuelles et artistiques de tous sont plus que nécessaires pour cette grande entreprise de "faire la vérité", l'oeuvre par excellence de l'humanité. Dans la même ligne, n'y a-t-il pas une invention spécifiquement chrétienne de la vérité? "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." Voilà bien une affirmation étonnante. Jésus, selon l'évangéliste Jean, affirme être la Vérité: la Vérité est de l'ordre d'une existence personnelle, et donc relationnelle, et elle est solidaire de la Vie et du Chemin à parcourir pour y arriver. Singulière affirmation de la Vérité: "Je suis la Vérité." Singularité et universalité: un "Je" singulier s'identifie avec "la" Vérité "universelle et totale. La Vérité est à jamais un sujet concret, une personne irréductible, rempart contre tous les totalitarismes, les objectivismes et les scientismes. Toutes nos vérités humaines seront toujours trop courtes, par rapport à cet infini et à cet indicible, et par le fait même relativisées. Toutes nos vérités humaines, y compris religieuses, sont relativisées et peuvent donc, et doivent donc être mises en relation. Toutes les disciplines (philosophie, politique, sciences empirico-formelles, cultures, droit... exégèse biblique et théologie), à leur niveau et dans leur registre, sont indispensables à la quête commune du vrai. Tel est le pari du IXe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), dont les contributions, novatrices à bien des égards, sont présentées dans cet ouvrage."
Les migrations d'aujourd'hui et d'hier ne seraient-elles pas comme un lieu de révélation ? Le fait que les humains migrent, tissent des liens aussi bien (et parfois aussi mal) avec ceux qui sont loin qu'avec ceux qui sont proches, ne manifeste-t-il pas quelque chose d'essentiel sur ce qu'est être et devenir humain ? Tout humain n'est-il pas un migrant et ne doit-il pas l'être pour se trouver lui-même dans sa vérité profonde ?
Résumé : Le voyage astral : derrière ces mots mystérieux se dissimule une expérience partagée par des millions de personnes, une réalité concrète d'une grande complexité, qui déroute autant qu'elle fascine. Si certains scientifiques tiennent encore l'expérience hors du corps pour une hallucination ou une forme particulière de " rêve lucide ", les chercheurs compétents lui reconnaissent une existence à part entière et s'interrogent sur la place à lui accorder dans le cadre des états modifiés de conscience. Comment sort-on de son corps, et sous quelle forme continue-t-on alors d'exister ? Quelles sont les caractéristiques de cet étonnant monde astral, dans lequel la pensée possède un pouvoir absolu ? Quelles rencontres le voyageur effectue-t-il dans cet univers parallèle et, surtout, quel sens doit-on donner à cette expérience considérée par tous ceux qui l'ont vécue comme la plus importante de leur existence ? C'est pour tenter de répondre à ces questions essentielles que l'auteur, journaliste d'investigation, a questionné les traditions spirituelles, analysé les archives des " expérienceurs " et rencontré tous ceux, scientifiques ou explorateurs de l'invisible, pour qui, plus qu'un mythe, le voyage astral est d'abord une réalité quotidienne, un vécu authentique. Les réponses apportées par cet ouvrage, le premier à offrir une étude aussi complète sur les OBE (Out of Body Experiences), ouvrent des perspectives sur la nature profonde de l'être humain et sur son devenir.
Bourgine Benoît ; Feltz Bernard ; Laurent Pierre-J
L'homme n'est-il qu'un animal parmi d'autres ? La théorie darwinienne de l'évolution des espèces renouvelle les termes de cette question aux retentissements multiples. L'objet de l'ouvrage est de mettre à portée d'un large public un exposé des connaissances scientifiques en un domaine où prolifèrent fantasmes et simplismes. Pour y voir clair dans la théorie scientifique comme dans l'idéologie des différents darwinismes, le savoir du biologiste est essentiel mais ne suffit pas : neurosciences, anthropologie, sociologie, histoire, philosophie des sciences et théologie sont appelées à croiser leur apport pour s'ajuster à la complexité des enjeux. Sciences naturelles et sciences humaines engagent le dialogue. L'approche interdisciplinaire de cet ouvrage signifie pour les différentes disciplines une initiation au langage de l'autre et donc aussi un accès à la conscience de leurs propres limites. Par cette conversation, les savoirs font l'expérience de leur appartenance commune à une quête plus large du vrai.
Bourgine Benoît ; Famerée Joseph ; Scolas Paul ; B
Si le mal n'est plus vu comme un péché, comme un coram Deo, c'en est fini de l'espérance. Nous nous condamnons au pire, nous nous damnons. C'est cela sans doute que figure l'enfer. Refuser de penser et de peser le mal en présence du défenseur. " " Avoir pensé le mal comme péché, c'est avoir rendu possible de ne plus voir le mal comme irrémédiable. " " Au commencement du judéo-christianisme, il y a une faute pardonnable, un mal dont on peut sortir, un péché "simplement". " Ces " Pensées pour penser le mal et la lumière " d'Adolphe Gesché indiquent une intuition : il y a dans la manière chrétienne de parler du péché une invention qui est de l'ordre de la bonne nouvelle, qui est peut-être tout simplement la Bonne Nouvelle. Le cœur de cette invention chrétienne du péché n'est-il pas la rémission des péchés bien plus et bien plus profondément que la culpabilité ? Cet ouvrage présente les travaux du VIIIe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). Sur la difficile question du péché et du mal, les perspectives qu'il offre pourront surprendre : on s'est si bien habitué à s'en tenir à une compréhension purement négative de la notion de péché qu'il ne reste qu'à la fuir ou la nier. L'option positive à son égard, formulée déjà par le regretté A. Gesché, et approfondie ici par ses disciples, conduit à une profondeur où l'intelligence théologique de la notion de péché est revisitée avec bonheur. On en redécouvre dans ces pages la vérité. On en retrouve aussi toute la salutaire fécondité.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin