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Yves Congar
Famerée Joseph ; Routhier Gilles
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204085663
On pourrait appliquer au théologien Yves Congar ce qu'un jour le philosophe Etienne Gilson avait dit du père Chenu:"Un Père Congar, il y en a un par siècle! La figure de celui-ci est en effet fascinante et impressionnante à plus d'un titre. Voici une vie qui coïncide avec le XXe siècle et ses grandes tragédies. Voici une théologie qui s'élabore en dialogue avec la vie de l'Eglise catholique. des autres Eglises chrétiennes et du monde. On pourrait même dire que le destin de ce théologien se confond avec celui de l'Eglise au XXe siècle. N'a-t-il pas en effet accompagné théologiquement les grands renouveaux ecclésiaux qui devaient aboutir au concile Vatican Il et être assumés par celui-ci? Bien plus, ne les a-t-il pas souvent devancés et préparés? On pense ici tout spécialement à l'?cuménisme, à l'ecclésiologie et à la théologie du laïcat. Le père Congar le reconnaîtra lui-même: J'ai été comblé. Les grandes causes que j'avais essayé de servir ont abouti au Concile: renouveau de l'ecclésiologie, Tradition, réformisme, oecuménisme, laïcat, mission, ministères... Sans compter la prière liturgique et la fonction doxologique de la confession de foi qu'on y célèbre: des valeurs auxquelles je crois plus que jamais."" Dans ce livre. Joseph Famerée et Gilles Routhier présentent d'abord la biographie intellectuelle de Congar, puis son ?uvre théologique et toutes les grandes thématiques qui structurent sa réflexion. Après ce parcours biographique et thématique, une troisième partie offre deux itinéraires (chronologique et thématique) pour s'orienter dans la géographie, vaste et. variée, de l'?uvre écrite. Dans un quatrième temps, le très grand héritage légué par Congar est éprouvé à l'aune du présent et de l'avenir. Rien ne valant la lecture de l'auteur lui-même, une importante sélection des textes les plus significatifs de Congar est proposée clans la cinquième partie. Enfin, les auteurs proposent les éléments d'une bibliographie essentielle des écrits congariens et des études qui leur ont été consacrées.
Les migrations d'aujourd'hui et d'hier ne seraient-elles pas comme un lieu de révélation ? Le fait que les humains migrent, tissent des liens aussi bien (et parfois aussi mal) avec ceux qui sont loin qu'avec ceux qui sont proches, ne manifeste-t-il pas quelque chose d'essentiel sur ce qu'est être et devenir humain ? Tout humain n'est-il pas un migrant et ne doit-il pas l'être pour se trouver lui-même dans sa vérité profonde ?
Prier avec Vatican II" : telle est la perspective de ce petit ouvrage. Associer prière et Vatican II, prière et concile, avec les doctrines et formulations dogmatiques rigoureuses qui sont généralement le résultat de cette assemblée, n'est-ce pas cependant une alliance de deux mots qui jurent entre eux. Non, car en fait, on célèbre un concile. Celui-ci est un acte liturgique, un acte eucharistique. C'est une assemblée (épiscopale surtout) unie dans l'Esprit Saint. En outre, l'enseignement de Vatican II lui-même est le fruit de la prière et de la méditation de l'Ecriture sainte, des Pères de l'Eglise et plus largement de toute la Tradition chrétienne. Il ne peut donc être reçu que dans la prière et la méditation, à l'écoute de l'Esprit Saint.
Baubérot Jean ; Famerée Joseph ; Greenacre Roger-T
Les diverses Eglises chrétiennes sont nées dans des contextes culturels et politiques très différents du nôtre aujourd'hui. Elles ont été influencées, dans leur manière de se structurer et de s'organiser, par certaines "évidences" sociales et politiques de l'époque. Actuellement, ces mêmes Eglises, dans beaucoup de pays du moins, vivent au sein de sociétés démocratiques. Sont-elles prêtes à se laisser interpeller, dans leur fonctionnement interne, par les aspirations de nos contemporains à la démocratie et au respect des droits de l'homme ? Est-ce à leurs yeux un défi crucial pour la crédibilité de l'Evangile dans le monde actuel ? Telles sont les questions abordées dans un cycle de conférences organisé par la Faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve).
Celui qui fait la vérité vient à la lumière" (Jn 3, 21). La vérité est donc à faire, elle n'est pas toute faite... Elle est à créer (poieîn), à inventer. La vérité est de l'ordre de la création et de l'invention en avant de nous. C'est en la faisant que nous l'inventons et donc la trouvons (invenire), c'est en la faisant que nous venons à la lumière. La vérité est au bout de la marche, de la quête et de l'inventivité de l'humanité tout au long de l'histoire. "Faire la vérité, écrivait Adolphe Gesché. On trouve la formule curieuse. Mais on ne la trouve pas curieuse, quand on dit que l'artiste doit faire de la beauté, que l'homme doit faire le bien. On a trop peur d'être créateur en matière de vérité." La responsabilité de tout être humain est donc grande: les ressources éthiques, spirituelles, intellectuelles et artistiques de tous sont plus que nécessaires pour cette grande entreprise de "faire la vérité", l'oeuvre par excellence de l'humanité. Dans la même ligne, n'y a-t-il pas une invention spécifiquement chrétienne de la vérité? "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie." Voilà bien une affirmation étonnante. Jésus, selon l'évangéliste Jean, affirme être la Vérité: la Vérité est de l'ordre d'une existence personnelle, et donc relationnelle, et elle est solidaire de la Vie et du Chemin à parcourir pour y arriver. Singulière affirmation de la Vérité: "Je suis la Vérité." Singularité et universalité: un "Je" singulier s'identifie avec "la" Vérité "universelle et totale. La Vérité est à jamais un sujet concret, une personne irréductible, rempart contre tous les totalitarismes, les objectivismes et les scientismes. Toutes nos vérités humaines seront toujours trop courtes, par rapport à cet infini et à cet indicible, et par le fait même relativisées. Toutes nos vérités humaines, y compris religieuses, sont relativisées et peuvent donc, et doivent donc être mises en relation. Toutes les disciplines (philosophie, politique, sciences empirico-formelles, cultures, droit... exégèse biblique et théologie), à leur niveau et dans leur registre, sont indispensables à la quête commune du vrai. Tel est le pari du IXe colloque de théologie dogmatique de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), dont les contributions, novatrices à bien des égards, sont présentées dans cet ouvrage."
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin