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Les noces de l'agneau. Essai philosophique sur le corps et l'eucharistie
Falque Emmanuel
CERF
37,40 €
Épuisé
EAN :9782204094894
Ce livre part d'une question. qui apparaît bien encore aujourd'hui comme une aberration : " Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? " (Jn 6, 52) Ce qui fait ici la plus grande étrangeté du sacrifice eucharistique n'aura pas la force de nous y accoutumer. Reste que la philosophie peut l'interroger (puissance du corps. part d'animalité en l'homme. éros à partager). et la théologie le dévoiler (transsubstantiation, Agneau immolé, figures de 1'agapê). Les noces de l'agneau (Ap 19, 19) célèbrent ainsi un " festin " auquel nul ne sait plus comment se fier, dès lors que l'invocation du mystère a parfois l'effet pervers de nous dispenser de nous interroger. Appuyé sur les grandes questions de la tradition (transsubstantiation, incorporation, adoration, etc.), mais aussi éclairé par les analyses de toute l'histoire de la philosophie (d'Aristote et saint Thomas à Spinoza, Deleuze ou Merleau-Ponty), cet ouvrage tente d'éclairer " existentiellement " et " dogmatiquement " le " ceci est mon corps ", gageant que la corporéité du Christ est venue tout assumer, et que rien de notre chaos intérieur ne saurait lui demeurer étranger. Faisant suite au Passeur de Gethsémani et à Métamorphose de la finitude, mais dans un triptyque pouvant être lu de façon séparée, Les Noces de l'Agneau passent donc des expériences de la " mort " et de la " naissance " à celle du " corps ". Hoc est corpus meron (" ceci est mon corps "). L'énoncé n'est pas de confession seulement (liturgie eucharistique), mais aussi d'humaine nature (échange des époux) et affaire de culture (paradigme de l'Occident). À la " Descente dans l'abîme " (Ie partie) et au " Séjour de l'homme " (IIe partie) répond ici la figure du " Dieu incorporé " (IIIe partie), de sorte que " rien n'engage un homme comme l'eucharistie " (Fr Mauriac).
Résumé : Le concept d'expérience revient aujourd'hui en force. Il plonge pourtant ses racines dans notre passé. La "réflexion sur l'expérience" naît en effet au Moyen Age aux XIe et XIIe siècles dans le cadre de la théologie monastique. Car s'il faut parler d'expérience quand on est "moine", encore faut-il parler sur l'expérience et non pas uniquement à partir de l'expérience. L'"expérience en pensée" (Anselme de Cantorbéry), l'"expérience du monde" (Hugues et Richard de Saint-Victor), et l'"expérience en affects" (Aelred de Rievaulx et Bernard de Clairvaux) traversent ainsi ce "renouveau monastique" philosophiquement à interroger. "Aujourd'hui nous lisons au livre de l'expérience." Le mot célèbre de Bernard de Clairvaux indique un programme encore à réaliser. Ce Livre de l'expérience, pris entre l'analyse des Pères et de la scolastique, vient donc ici comme un manque à combler - non seulement en achevant un nouveau triptyque, médiéval cette fois, mais aussi en ouvrant sur une richesse expérientielle et philosophique de la spiritualité que nous aurions tort d'ignorer.
Résumé : Voici, réunies en un seul volume, trois oeuvres fondamentales de la philosophie contemporaine. Voici la lecture continue qu'Emmanuel Falque mène des trois jours de la Passion du Christ. Voici, récapitulée, l'expérience de Dieu qui est celle de l'homme. Qu'en est-il de l'épreuve de l'angoisse, de la souffrance, de la mort à laquelle conduit le vendredi saint ? Qu'en est-il de l'épreuve de la naissance et de la résurrection à laquelle ouvre le dimanche pascal ? Qu'en est-il de l'épreuve du corps et de l'éros, de l'animalité et du chaos intérieur à laquelle appelle le jeudi saint ? C'est bien Le Passeur de Gethsémani qui, en opérant la Métamorphose de la finitude, institue Les Noces de l'Agneau. Ce triduum philosophique interroge l'humain pour dire et définir les conditions de son assomption par le divin. Une oeuvre capitale dont le rayonnement international ne fait que grandir.
Ce livre s'ouvre sur un pari, celui de lire philosophiquement les pères de l'Eglise et les médiévaux, jusques et y compris dans les objets de la théologie. Certes, on n'a pas attendu la phénoménologie pour interroger le corpus des textes patristiques et médiévaux, mais le rapport de l'une à l'autre est décisif et exemplaire : c'est le thomisme de Brentano, le concept d'intention chez Husserl, Heidegger et sa thèse sur Duns Scot, Max Scheler et le Cantique des créatures de frère François... jusqu'à Hannah Arendt et ses analyses de la philosophie médiévale. Le projet de l'auteur n'est pas de sonder les racines patristiques et médiévales de la phénoménologie, mais de faire travailler la phénoménologie dans le corpus de la théologie : de descendre dans les profondeurs pour réaliser une véritable pratique phénoménologique de la philosophie médiévale.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.