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Le livre de l'expérience. D'Anselme de Cantorbéry à Bernard de Clairvaux
Falque Emmanuel
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204122498
Le concept d'expérience revient aujourd'hui en force. Il plonge pourtant ses racines dans notre passé. La "réflexion sur l'expérience" naît en effet au Moyen Age aux XIe et XIIe siècles dans le cadre de la théologie monastique. Car s'il faut parler d'expérience quand on est "moine", encore faut-il parler sur l'expérience et non pas uniquement à partir de l'expérience. L'"expérience en pensée" (Anselme de Cantorbéry), l'"expérience du monde" (Hugues et Richard de Saint-Victor), et l'"expérience en affects" (Aelred de Rievaulx et Bernard de Clairvaux) traversent ainsi ce "renouveau monastique" philosophiquement à interroger. "Aujourd'hui nous lisons au livre de l'expérience." Le mot célèbre de Bernard de Clairvaux indique un programme encore à réaliser. Ce Livre de l'expérience, pris entre l'analyse des Pères et de la scolastique, vient donc ici comme un manque à combler - non seulement en achevant un nouveau triptyque, médiéval cette fois, mais aussi en ouvrant sur une richesse expérientielle et philosophique de la spiritualité que nous aurions tort d'ignorer.
Biographie de l'auteur Emmanuel Falque, né en 1963, marié, père dequatre enfants. Professeur agrégé de philosophie,licencié en théologie (Centre Sèvres) et docteur enphilosophie (université Paris IV-Sorbonne), il estmaître de conférences à la faculté de philosophie del'Institut catholique de Paris. Il a publié : Le Passeur de Gethsémani (Éd. du Cerf, 1999), Saint Bonaventure et l'entrée de Dieu en théologie (Vrin, 2000) ; ainsi que de nombreux articles de philosophie médiévale et de phénoménologie contemporaine.
Résumé : Ni l'angoisse, ni la souffrance, ni la mort n'autorisent à faire du trépas le lieu d'un passage. Au contraire, le croyant comme tout homme en supporte aussi le poids insurmontable. Et le Christ, de Gethsémani au Golgotha, en subit identiquement l'indépassable épreuve. Traversant ainsi de bout en bout - en guise de Passeur - le détroit de notre propre finitude, il en remet alors la charge aux mains du Père, quand s'ouvre en lui la blessure charnelle de l'homme vulnérable. En dialogue ici avec la philosophie contemporaine (Husserl, Heidegger, Sartre, Camus, Levinas...), l'expérience christique de Gethsémani rappelle ainsi - en théologie cette fois et avec le Christ comme emblème de l'homme - cette évidence triviale, et pourtant si oubliée quand il s'agit du Fils de l'homme, selon laquelle " dès qu'un homme naît à Bethléem, il est assez vieux pour mourir [sur le Golgotha ?] " (Heidegger). Qu'il soit cependant faux, ou à tout le moins insuffisant, de tenir avec Heidegger que le chrétien n'éprouve pas véritablement l'angoisse de la mort (et encore moins le non-sens de la souffrance) en l'ayant " toujours déjà coaperçu dans l'interprétation de la vie ", tel est négativement, l'objet du présent ouvrage. Loin des nombreuses interprétations psychologisantes de Gethsémani, et sur le terrain métaphysique cette fois de l'Évangile confronté aux recherches philosophiques de notre temps (existentialisme et phénoménologie), le Fils nous apprend au contraire jusque dans son corps, positivement alors, et dans son unique langage du " Verbe fait chair ", ce qu'il en est précisément d'être homme quand l'homme, charnellement, souffre de ne plus entendre Dieu.
Résumé : Ce livre part d'une question. qui apparaît bien encore aujourd'hui comme une aberration : " Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? " (Jn 6, 52) Ce qui fait ici la plus grande étrangeté du sacrifice eucharistique n'aura pas la force de nous y accoutumer. Reste que la philosophie peut l'interroger (puissance du corps. part d'animalité en l'homme. éros à partager). et la théologie le dévoiler (transsubstantiation, Agneau immolé, figures de 1'agapê). Les noces de l'agneau (Ap 19, 19) célèbrent ainsi un " festin " auquel nul ne sait plus comment se fier, dès lors que l'invocation du mystère a parfois l'effet pervers de nous dispenser de nous interroger. Appuyé sur les grandes questions de la tradition (transsubstantiation, incorporation, adoration, etc.), mais aussi éclairé par les analyses de toute l'histoire de la philosophie (d'Aristote et saint Thomas à Spinoza, Deleuze ou Merleau-Ponty), cet ouvrage tente d'éclairer " existentiellement " et " dogmatiquement " le " ceci est mon corps ", gageant que la corporéité du Christ est venue tout assumer, et que rien de notre chaos intérieur ne saurait lui demeurer étranger. Faisant suite au Passeur de Gethsémani et à Métamorphose de la finitude, mais dans un triptyque pouvant être lu de façon séparée, Les Noces de l'Agneau passent donc des expériences de la " mort " et de la " naissance " à celle du " corps ". Hoc est corpus meron (" ceci est mon corps "). L'énoncé n'est pas de confession seulement (liturgie eucharistique), mais aussi d'humaine nature (échange des époux) et affaire de culture (paradigme de l'Occident). À la " Descente dans l'abîme " (Ie partie) et au " Séjour de l'homme " (IIe partie) répond ici la figure du " Dieu incorporé " (IIIe partie), de sorte que " rien n'engage un homme comme l'eucharistie " (Fr Mauriac).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.