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L'Art d'être un homme. Afrique, Océanie
Falgayrettes-Leveau Christiane ; Van Cutsem-Vander
DAPPER
43,00 €
Épuisé
EAN :9782915258271
En Afrique, comme en Océanie, les hommes apparaissent rarement sans ornement. Portées au quotidien ou lors de cérémonies, les parures témoignent d'expériences vécues notamment lors des rites qui marquent la vie d'un individu. Cet ouvrage constitue une exploration originale des identités masculines : les bijoux, les vêtements et les emblèmes, de même que la statuaire représentant des personnages avec des parures, traduisent les codes du paraître. L'iconographie très riche de ce livre s'appuie tant sur des oeuvres exceptionnelles appartenant à de grands musées ou à des collections privées que sur des documents, gravures, dessins et photographies évoquant les contextes dans lesquels les arts de la parure se sont développés. Les contributions des auteurs - ethnologues, historiens de l'art et écrivains - se complètent pour faire émerger des réflexions stimulantes sur la place qu'occupe l'ornementation du corps des hommes dans les relations sociales. Anne van Cutsem-Vanderstraete traite de la diversité des pratiques d'embellissement et de leurs principales significations en Afrique subsaharienne. Alfred Adler quant à lui se penche plus particulièrement sur les codes de la mise en beauté des corps nus ou habillés. L'omniprésence des parures est fréquemment mentionnée dans les récits de voyage. Gilles Bounoure souligne l'intérêt des témoignages des navigateurs, tels Louis-Antoine de Bougainville et James Cook, qui ont parcouru au XVIIIe siècle les mers du Sud. Leurs observations, de même que celles des savants et des artistes qui les accompagnaient, constituent des témoignages ethnographiques irremplaçables sur les cultures du Pacifique. Défier les règles du paraître jusqu'à la parodie est une tradition aux Antilles, tradition qui se perpétue en période de carnaval : des groupes travestis forment un cortège nuptial où les sexes se trouvent inversés. Les rapports ambivalents du féminin et du masculin dans cet espace théâtralisé qu'est le carnaval sont finement analysés par Ina Césaire. Les sociétés modernes offrent de véritables lieux d'expression pour les amateurs de la parure ; dans les capitales africaines et européennes, des hommes de toute condition cultivent l'art de s'habiller avec une créativité souvent débridée. Ecrivain de grande notoriété, Alain Mabanckou nous plonge ainsi dans l'univers très particulier de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes). Afficher de façon discrète ou ostentatoire des objets qui peuvent être de véritables oeuvres d'art révèle ainsi l'appartenance à un groupe, celui au sein duquel l'on doit gagner sa place d'homme.
De tout temps, les animaux dialoguent de façon ininterrompue avec les hommes. Dans la plupart des sociétés de l'Afrique subsaharienne, la littérature orale s'appuie sur un large bestiaire où le lion, le léopard, l'éléphant, le buffle, le serpent, l'antilope, et bien d'autres encore, prêtent leurs qualités et leurs défauts aux humains. Ces mêmes animaux, considérés comme des référents majeurs, investissent fortement l'univers du sacré. En effet, l'initiation, moyen privilégié de transmission des connaissances de génération en génération, les pratiques thérapeutiques, les activités de subsistance, chasse, pêche et agriculture, les fondements de l'organisation sociale, recourent sans cesse au monde animal. Les relations étroites, directes ou symboliques, qui unissent bêtes et hommes constituent une source d'inspiration inépuisable pour les sculpteurs, les fondeurs et les ivoiriers. Si les statues, figurines, insignes de dignité, objets usuels, intègrent des formes animales, ce sont surtout les masques qui offrent la plus grande diversité. De la figuration naturaliste aux compositions complexes et stylisées, la représentation animalière dans les arts africains bouscule souvent les repères et ébranle les certitudes. Anthropologues, ethnologues, historiens de l'art, préhistorien et écrivain, auteurs connus, chercheurs émérites, se penchent sur les comportements, interrogent les systèmes de pensée, fouillent les imaginaires. Cet ouvrage de référence, qui couvre de grandes aires culturelles, s'adresse à un large public. Les spécialistes de même que les amateurs peuvent y trouver des éléments de réflexion et de découverte sur des univers où les frontières entre les animaux et les hommes s'abolissent.
Au-delà de leurs spécificités, sorties de masques en Afrique subsaharienne et carnavals dans les Caraïbes se vivent comme des rituels, des moments partagés, au sein desquels se renforcent les liens d'un groupe. Cette thématique souligne les caractéristiques essentielles des mascarades et des pratiques carnavalesques avec leurs enjeux, symboliques, religieux, sociaux, politiques et esthétiques. Ce livre, qui souhaite faire découvrir à un large public des univers extrêmement riches, privilégie des approches complémentaires. Les auteurs - anthropologues, ethnologues et sociologues - se sont attachés à rendre compte des rôles des masques, des costumes et des travestissements dans la transformation des individus. Les mascarades constituent de véritables performances, des mises en scène qui occupent une place importante dans la cohésion sociale. En Afrique, les masques apparaissent fréquemment dans des contextes liés à l'initiation et au pouvoir masculin. Cependant, le terme de "mascarade" recouvre des pratiques très différentes où la fonction didactique côtoie le divertissement. De même, aux Antilles, en Guyane et au Brésil, se sont développés des carnavals qui disent l'histoire d'un pays, sa diversité, et constituent souvent des stratégies de reconnaissance identitaire. Ces phénomènes urbains, ainsi que les mascarades qui gagnent les villes africaines pour de grandes festivités, nourrissent fortement les imaginaires. Les productions témoignent de croyances et de savoir-faire qui ne sont nullement figés. En effet, les carnavaliers et les porteurs de masques adaptent leurs pratiques et leurs instruments à l'inspiration du moment et aux matériaux dont ils disposent. Leurs créations traduisent de plus en plus souvent un regard moderne porté sur le monde, bien au-delà de leurs propres sociétés.
Black Blues ", le premier livre de Sharon G. Flake, suit le parcours d'une adolescente en quête de son identité. Les souffrances de la jeune Maleeka sont à lire à partir de 9 ans aux éditions Dapper.Maleeka a la peau sombre, très sombre, "comme un ciel noir-bleu après qu'il ait plu et plu encore". C'est sa mère qui l'habille. Ses vêtements sont mal cousus, mal taillés et "comme si ça ne suffisait pas d'être la plus mal sapée du collège, je suis aussi la plus grande bringue qu'on peut imaginer". En bref, Maleeka ne s'aime pas du tout. Trop grande, trop noire, Maleeka se cherche.Pour s'intégrer à la vie du collège et ne plus se faire chahuter par les élèves, elle décide de s'intégrer à la bande de Charlese, qui redouble pour la troisième fois sa 5ème. Elle va donc subir les brimades de cette pimbêche capricieuse et autoritaire. L'histoire se passe aux Etats-Unis, mais pourrait prendre place à n'importe quel endroit du monde.La force du premier livre de Sharon G. Flake n'est donc pas tant d'écrire sur le mal-être adolescent que de l'évoquer d'une façon juste et sincère. Malgré la violence sous-jacente du collège et de la rue hostile, l'auteur offre une place de choix à la poésie et à la tendresse. Maleeka est attachante. Ses efforts pour s'accepter telle qu'elle est, émouvants. Maleeka, c'est un concentré d'adolescence. Elle se bat contre ses démons personnels ? la mort de son père, son amour déçu avec le beau Caleb -, et s'invente une héroïne expiant ses souffrances, la jeune esclave Akeelma.Le livre, édité dans la collection Dapper Jeunesse, "Au bout du monde", est destiné aux jeunes lecteurs de 9 à 14 ans. Il les aidera à surmonter leurs peurs et leurs angoisses quotidiennes. --Olivia Marsaud-- -- Afrik.com
La collection KITADI invite les enfants à découvrir le patrimoine artistique des peuples de l'Afrique noire. Mia, ces grandes cuillers cérémonielles sculptées par les Dan et les Sénoufo, entraînent le lecteur dans un amusant jeu de métamorphoses. Une mise en scène pleine de surprises, qui laisse aussi la place au conte.