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Gabon. Présence des esprits
Falgayrettes-Leveau Christiane ; Delorme Gérard ;
DAPPER
38,00 €
Épuisé
EAN :9782915258189
Parmi les pays d'Afrique équatoriale, le Gabon constitue l'un des centres les plus importants où s'est développé l'art de la sculpture. En effet, la plupart des peuples ont transmis à travers les objets leurs façons de vivre et de penser. Le culte des ancêtres, qui requiert la conservation de crânes et d'ossements ayant appartenu aux grands défunts du lignage, fondateur, chef, guerrier ou chasseur émérite, grand officiant, a suscité la création de figures de reliquaire, dont les plus exceptionnelles sont celles des Fang et des Kota. Les masques aux styles foisonnants jouaient autrefois un rôle essentiel dans les cérémonies de commémoration et dans les réjouissances populaires. Les mêmes codes, traitement naturaliste ou stylisation des formes, sont suivis par les sculpteurs pour réaliser des accessoires cultuels, dont les harpes et les cloches dotés d'un visage humain, et des objets tels les cuillers. A travers une centaine de sculptures exceptionnelles, dont certaines constituent des oeuvres uniques, cette exposition présentera les styles les plus importants des arts du Gabon. Un espace fera découvrir le travail de Myriam Mihindou. D'origine gabonaise, parcourant le monde, cette plasticienne construit grâce à ses créations photographiques et ses sculptures en savon, une esthétique libre.
Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites "traditionnelles", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie. Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, "civilisée", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. Tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites "évoluées". Ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse. Et vite sollicitées par la mode. Se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. Cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et "magiques" de ces métamorphoses charnelles à travers des oeuvres majeures, sculptures et parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.
De tout temps, les animaux dialoguent de façon ininterrompue avec les hommes. Dans la plupart des sociétés de l'Afrique subsaharienne, la littérature orale s'appuie sur un large bestiaire où le lion, le léopard, l'éléphant, le buffle, le serpent, l'antilope, et bien d'autres encore, prêtent leurs qualités et leurs défauts aux humains. Ces mêmes animaux, considérés comme des référents majeurs, investissent fortement l'univers du sacré. En effet, l'initiation, moyen privilégié de transmission des connaissances de génération en génération, les pratiques thérapeutiques, les activités de subsistance, chasse, pêche et agriculture, les fondements de l'organisation sociale, recourent sans cesse au monde animal. Les relations étroites, directes ou symboliques, qui unissent bêtes et hommes constituent une source d'inspiration inépuisable pour les sculpteurs, les fondeurs et les ivoiriers. Si les statues, figurines, insignes de dignité, objets usuels, intègrent des formes animales, ce sont surtout les masques qui offrent la plus grande diversité. De la figuration naturaliste aux compositions complexes et stylisées, la représentation animalière dans les arts africains bouscule souvent les repères et ébranle les certitudes. Anthropologues, ethnologues, historiens de l'art, préhistorien et écrivain, auteurs connus, chercheurs émérites, se penchent sur les comportements, interrogent les systèmes de pensée, fouillent les imaginaires. Cet ouvrage de référence, qui couvre de grandes aires culturelles, s'adresse à un large public. Les spécialistes de même que les amateurs peuvent y trouver des éléments de réflexion et de découverte sur des univers où les frontières entre les animaux et les hommes s'abolissent.
Falgayrettes-Leveau Christiane ; Le Fur Yves ; Ahe
Résumé : Vêtements, parures rituelles, baldaquins pour transporter les rois, les chefs et les prêtres, ceux dont les pieds ne doivent toucher terre, parfois linceuls de ceux dont le regard s'est fermé sur le monde, les tissus de l'Afrique noire peuvent être de véritables ?uvres d'art. Mettre en regard des pièces bidimensionnelles provenant de diverses cultures de l'Afrique noire : ashanti (Ghana), ewe (Ghana, Togo), kuba (Zaïre), peul (Bassin du Niger), mende (Sierra Leone) et bamana (Mali), tel est le propos de cet ouvrage. L'organisation de l'espace jouant sur des oppositions essentielles, le plein et le vide, le positif et le négatif, détermine le point de rencontre de ces tissus. Les langages textiles, dont les supports varient par les dimensions et par les matières, laine, raphia, coton et soie, s'appuient sur des systèmes graphiques marqués, en général, par l'abstraction géométrique. Décoratifs en apparence, et ayant parfois valeur de monnaie, les tissus témoignent de techniques très diversifiées. Certaines utilisent des poulies, sculptées avec raffinement, qui se rattachent par leurs traits anthropomorphes ou zoomorphes à la statuaire et à l'art des masques. Fil à fil, se dit et se transmet chaque étape de la vie : puberté, mariage, enfantement ou décès. Sur les tissus se lisent l'âge, le statut social ou religieux, et l'appartenance à une confrérie. Chaque fil tissé, chaque dessin brodé pour des vêtements d'exception engagent les êtres, presque leur vie durant, dans des relations qui définissent leur place dans l'univers.
La collection KITADI invite les enfants à découvrir le patrimoine artistique des peuples de l'Afrique noire. Nombreux sont les peuples qui ont sculpté des masques portés lors de danses rituelles. Reconnaître un masque vouvi ou un masque boa devient ici un véritable jeu de physionomies grâce à une mise en scène pleine de surprises.
Dans l'ancien royaume du Bénin s'est développé un art de cour qui a donné naissance à un nombre considérable d'oeuvres : têtes commémoratives de souverains, défenses et insignes décorés de personnages de la suite royale, bas-reliefs représentant la vie et les rites de la cour et destinés à orner les palais. Ils ont été réalisés par des maîtres de la technique de la fonte à cire perdue.