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La Méditerranée au temps du monde
Fabre Thierry ; Pralon Didier ; Ben Abed Aïcha ; S
PARENTHESES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782863641903
Comment saisir la Méditerranée, ce nom donné à un espace, dans le temps qui lui est propre? Comment ajuster au mieux les regards portés sur le monde méditerranéen aux formes du temps qui se succèdent? Les généalogies sont complexes et les angles d'approche divers. Les vagues du temps s'entrecroisent, s'interpénètrent et interagissent les unes sur les autres. Le temps de l'antique comme le temps des grandes découvertes, le temps de la modernité comme le temps de ce qui vient après et que nous ne savons pas encore exactement comment nommer... Pour tenter de mieux comprendre ce monde méditerranéen aux multiples visages, qui se métamorphose selon les époques et se joue des rythmes comme des échelles de mondialisation, cet ouvrage propose une interrogation articulée sur trois rapports au temps et au monde qui donnent à la Méditerranée son expression singulière. La Méditerranée, centre du monde? s'appuie sur l'Antiquité, qui a fait de la Méditerranée un centre, tout en montrant que ce "temps du monde" a été aboli par d'autres époques qui l'ont au contraire reléguée aux marges de l'histoire. La Méditerranée à l'épreuve du temps explore ensuite les failles de temps qui rythment le cours des choses et dessinent la façon dont les sociétés s'organisent. Temps sacré et temps profane, temps linéaire et temps circulaire, temps de la mémoire et temps de l'oubli, temps mondial et temps local, temps de Soi et temps de l'Autre... Enfin, La Méditerranée dans la mondialisation questionne la place de la Méditerranée dans la nouvelle "économie-monde". Représente-t-elle une échelle pertinente d'analyse? Le monde méditerranéen est-il condamné à la marginalisation? La 14e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ces questions. Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs échanges sur les métamorphoses du temps en Europe et Méditerranée.
Qu'est-ce que le tragique ? Une forme théâtrale, une singularité du miracle grec ou une expression de l'homme confronté à des forces qui le dépassent ? Le tragique dessine une nébuleuse complexe et soulève nombre de questions irrésolues. Quelles en sont les différentes formes et figures ? Quelles évolutions a connues le tragique au fil du temps ? De la naissance de la tragédie en Grèce antique à celle du monde contemporain, le tragique prend de multiples visages qu'il s'agit ici d'étudier, d'explorer et de comprendre. Historiens, philosophes, sociologues et journalistes se sont réunis pour nous livrer leurs pensées et partager avec le lecteur. La 16e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir la thématique du tragique selon trois axes de réflexion : " Naissance de la tragédie ", " Dieu et le tragique " et " Guerres et terrorismes, un tragique contemporain ? ". Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles. Sans en nier les divergences, ils rétablissent les interactions, les interpénétrations et les échanges qui structurent et fondent le monde méditerranéen. Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espaceculture à Marseille. II est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole " de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée ".
Voici un livre dont l'auteur ne s'est pas contenté de courir les rives de la Méditerranée pour en ramener des impressions superficielles mais qui, à la manière qui était celle de Jean Grenier dans ses Inspirations méditerranéennes, y a cherché pourquoi "par les lignes et les formes qu'elle impose, elle rend la vérité inséparable du bonheur". Récit d'un périple qui nous emmène de Tunis à Tanger, de Barcelone à Marseille, de Palerme à Athènes, d'Alexandrie à Beyrouth et Istanbul, Traversées n'est pas un simple carnet de voyage. C'est l'histoire d'une rencontre et d'une quête. Rencontre avec des gens remarquables. avec ceux qui, de l'intérieur, font vivre ces villes et cités de la Méditerranée et nous font partager toute la saveur de ce mode d'être au monde. Quête de l'émerveillé, par-delà les blessures et les fractures, les replis et les haines, d'une "mer qui ne sépare pas, mais unit" (Giono).
Un style de vie, à la méditerranéenne ? Il s'agit d'explorer ici les différentes facettes du prisme. Rien d'exhaustif et encore moins de définitif, mais une invitation à aller plus loin. Le début d'une recherche qui trouve, à travers ces textes, ces images et ces oeuvres, l'expression d'une quête, d'une façon de vivre et d'habiter le monde. La Méditerranée n'est pas une étoile morte. Elle existe, bien au-delà du désastre et fabrique toujours des formes, du sens et de la vie.
De 1994 à 2013, vingt ans se sont écoulés au cours desquels les Rencontres d'Averroès se sont affirmées comme un événement-phare, lieu d'une réflexion à la fois savante et populaire sur la Méditerranée des deux rives. Ouvrage-anniversaire, le présent opus de cette collection est le reflet d'une édition ambitieuse où chercheurs, penseurs et artistes de tous horizons ont été conviés à penser la Méditerranée depuis son héritage andalou jusqu'à son devenir, enraciné dans un présent troublé. Au sommaire de cette édition d'ampleur exceptionnelle : trois conférences - Alain de Libera, Edhem Eldem et Irène Théry - et une somme d'articles signés par les intervenants sur les thématiques des cinq tables rondes : "Athènes, Cordoue, Jérusalem. Héritage partagé ou dénié ?" qui pose la question des mémoires et de la transmission des héritages culturels ; "La Méditerranée, continent liquide ou ensemble fracturé ?" qui interroge la pertinence de cet espace pour penser le monde contemporain ; "Féminin-masculin, liberté ou/et domination ?" qui recèle des problématiques éminentes, notamment dans l'espace méditerranéen ; "Entre Europe et Méditerranée, paix impossible ou/et guerre improbable ?" qui évoque l'ensemble des zones de conflit (révolutions arabes, conflit israélo-palestinien, affrontements en Syrie) et enfin "La Méditerranée créatrice, l'art dans la Cité" qui interpelle les artistes sur le rôle qu'ils ont à jouer dans une Cité par trop soumise au retour des obscurantismes.
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.