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La Méditerranée, figures du tragique
Fabre Thierry
PARENTHESES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782863642511
Qu'est-ce que le tragique ? Une forme théâtrale, une singularité du miracle grec ou une expression de l'homme confronté à des forces qui le dépassent ? Le tragique dessine une nébuleuse complexe et soulève nombre de questions irrésolues. Quelles en sont les différentes formes et figures ? Quelles évolutions a connues le tragique au fil du temps ? De la naissance de la tragédie en Grèce antique à celle du monde contemporain, le tragique prend de multiples visages qu'il s'agit ici d'étudier, d'explorer et de comprendre. Historiens, philosophes, sociologues et journalistes se sont réunis pour nous livrer leurs pensées et partager avec le lecteur. La 16e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir la thématique du tragique selon trois axes de réflexion : " Naissance de la tragédie ", " Dieu et le tragique " et " Guerres et terrorismes, un tragique contemporain ? ". Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles. Sans en nier les divergences, ils rétablissent les interactions, les interpénétrations et les échanges qui structurent et fondent le monde méditerranéen. Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espaceculture à Marseille. II est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole " de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée ".
Conflit, haine réciproque, affrontement : tels sont les termes que les médias véhiculent aujourd'hui de façon quasi exclusive quand ils en viennent à évoquer les relations Islam/Occident. Encore aggravé par les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ce phénomène de radicalisation du discours, conduisant irrémédiablement à la caricature, ne manque pas d'encourager les extrémismes, voire d'attiser la violence. Véritable poison pour les perspectives de paix, ce type de pensée binaire tend à imposer une vision du monde idéologique, éloignant les esprits de toute pensée critique. Réintroduire la complexité, interroger ces fausses évidences, c'est là l'objet de cet ouvrage, fruit de la réflexion de spécialistes du monde méditerranéen. Entre Charlemagne et Mahomet, faille irréductible ou monde commun ?, la première partie des réflexions a pour axe la généalogie des échanges politiques, culturels, intellectuels et marchands dans le monde méditerranéen. Entre islam (s) et laïcité(s), fracture durable ou convergence possible ? Une fois encore, c'est en termes de " fracture " et d'éventuelle " convergence " que se posent les relations Islam/Occident. Mais non plus du point de vue historique, cette deuxième partie abordant en effet la problématique sociopolitique qui s'impose aujourd'hui à l'organisation de la cité. Entre djihadisme et occidentalisme, nouvel affrontement des blocs ou renaissance méditerranéenne ? D'actualité plus brûlante encore, la question du djihadisme, qui clôture les débats, amène sur des terrains plus politiques, plus délicats, les mondes occidental et arabo-musulman gardant en mémoire les violences perpétrées au nom du djihad. La 15e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ces questions. Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles qui, sans nier les divergences, rétablissent les notions d'interaction, d'interpénétration, d'échange et de circulation entre les deux mondes, entre les deux " blocs ", entre les deux rives.
Résumé : Comment vivre ? Sans doute plus comme avant, si nous voulons enfin prendre la mesure des bouleversements climatiques et des métamorphoses de notre écosystème. Chaque grande région du monde est appelée à répondre à ces défis pour les années à venir. La Méditerranée de son côté, comme bio-région en devenir, nous invite à tracer d'autres chemins pour habiter le monde autrement.
Un style de vie, à la méditerranéenne ? Il s'agit d'explorer ici les différentes facettes du prisme. Rien d'exhaustif et encore moins de définitif, mais une invitation à aller plus loin. Le début d'une recherche qui trouve, à travers ces textes, ces images et ces oeuvres, l'expression d'une quête, d'une façon de vivre et d'habiter le monde. La Méditerranée n'est pas une étoile morte. Elle existe, bien au-delà du désastre et fabrique toujours des formes, du sens et de la vie.
C'est l'histoire d'une séparation, d'une opposition entre deux modes de connaissance - la raison et la foi -, et la quête de leurs possibles retrouvailles, entre une rive et l'autre de la Méditerranée. Deux généalogies de la connaissance se sont construites, avec d'un côté le monde gréco-latin "rationnel" et occidental, et de l'autre le monde sémitique, monothéiste et oriental. Deux généalogies distinctes dont la légende veut nous faire croire qu'il s'agirait de deux mondes étrangers. A la rive nord, la raison, à la rive sud, la foi. Introducteur d'Aristote dans la conscience européenne, Averroès Ibn Rushd témoigne de la profonde interférence entre raison grecque et foi musulmane. Ces deux mondes n'ont pas été séparés, comme l'a prétendu longtemps la légende de l'Occident, ils ont été au contraire en profondes interactions. La pensée des deux rives tend justement à appréhender ces interactions, à questionner ces multiples interférences qui ont non seulement fait toute l'histoire de la Méditerranée, mais qui orientent encore largement son avenir. Ainsi en va-t-il de la relation entre la raison et la foi, qui a été choisie comme thème central de ces Quatrièmes Rencontres d'Averroès, dont ce livre se veut à la fois l'écho et le prolongement.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Résumé : Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?