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Penser la Méditerranée au XXIe siècle
Fabre Thierry
PARENTHESES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782863642917
De 1994 à 2013, vingt ans se sont écoulés au cours desquels les Rencontres d'Averroès se sont affirmées comme un événement-phare, lieu d'une réflexion à la fois savante et populaire sur la Méditerranée des deux rives. Ouvrage-anniversaire, le présent opus de cette collection est le reflet d'une édition ambitieuse où chercheurs, penseurs et artistes de tous horizons ont été conviés à penser la Méditerranée depuis son héritage andalou jusqu'à son devenir, enraciné dans un présent troublé. Au sommaire de cette édition d'ampleur exceptionnelle : trois conférences - Alain de Libera, Edhem Eldem et Irène Théry - et une somme d'articles signés par les intervenants sur les thématiques des cinq tables rondes : "Athènes, Cordoue, Jérusalem. Héritage partagé ou dénié ?" qui pose la question des mémoires et de la transmission des héritages culturels ; "La Méditerranée, continent liquide ou ensemble fracturé ?" qui interroge la pertinence de cet espace pour penser le monde contemporain ; "Féminin-masculin, liberté ou/et domination ?" qui recèle des problématiques éminentes, notamment dans l'espace méditerranéen ; "Entre Europe et Méditerranée, paix impossible ou/et guerre improbable ?" qui évoque l'ensemble des zones de conflit (révolutions arabes, conflit israélo-palestinien, affrontements en Syrie) et enfin "La Méditerranée créatrice, l'art dans la Cité" qui interpelle les artistes sur le rôle qu'ils ont à jouer dans une Cité par trop soumise au retour des obscurantismes.
L'oiseau s'est envolé et nous l'avons regardé dépasser le rocher de l'Ours dans la splendeur du soir. Le voici délivré, m'a-t-il dit en se tournant vers moi. J'ai vu ses petits yeux rouges dont l'un était baigné de larmes. Oui, en effet, ai-je répondu. Nous étions d'accord et nous nous sommes serré la main. Nous nous sommes rapprochés avec l'envie folle de nous étreindre sans y céder. Alors nous avons pris le temps d'éprouver la discordance de nos mains. L'une était tendre, molle à la pression. L'autre était rêche, dure à la caresse. Aucune ne semblait vouloir résister à ce qui les opposait. La nuit promet d'être belle, a-t-il dit en levant la tête pour l'exposer au vent. Et bien je m'en vais par ici et vous ? Moi, j'allais tout à fait à l'autre bout. Allons ! Prenons ensemble par le centre, cela reviendra au même, si tu veux bien ? J'ai acquiescé et nous avons marché longtemps, sans un mot, jusqu'à l'obscurité la plus dense. Il a disparu soudain avant le point où nous étions censés nous séparer et je n'ai plus su de quel côté aller. (Un ange en hiver)
Conflit, haine réciproque, affrontement : tels sont les termes que les médias véhiculent aujourd'hui de façon quasi exclusive quand ils en viennent à évoquer les relations Islam/Occident. Encore aggravé par les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ce phénomène de radicalisation du discours, conduisant irrémédiablement à la caricature, ne manque pas d'encourager les extrémismes, voire d'attiser la violence. Véritable poison pour les perspectives de paix, ce type de pensée binaire tend à imposer une vision du monde idéologique, éloignant les esprits de toute pensée critique. Réintroduire la complexité, interroger ces fausses évidences, c'est là l'objet de cet ouvrage, fruit de la réflexion de spécialistes du monde méditerranéen. Entre Charlemagne et Mahomet, faille irréductible ou monde commun ?, la première partie des réflexions a pour axe la généalogie des échanges politiques, culturels, intellectuels et marchands dans le monde méditerranéen. Entre islam (s) et laïcité(s), fracture durable ou convergence possible ? Une fois encore, c'est en termes de " fracture " et d'éventuelle " convergence " que se posent les relations Islam/Occident. Mais non plus du point de vue historique, cette deuxième partie abordant en effet la problématique sociopolitique qui s'impose aujourd'hui à l'organisation de la cité. Entre djihadisme et occidentalisme, nouvel affrontement des blocs ou renaissance méditerranéenne ? D'actualité plus brûlante encore, la question du djihadisme, qui clôture les débats, amène sur des terrains plus politiques, plus délicats, les mondes occidental et arabo-musulman gardant en mémoire les violences perpétrées au nom du djihad. La 15e édition des Rencontres d'Averroès a donné l'occasion d'approfondir ces questions. Les invités de ces Rencontres prolongent ici, sous une forme écrite, leurs paroles qui, sans nier les divergences, rétablissent les notions d'interaction, d'interpénétration, d'échange et de circulation entre les deux mondes, entre les deux " blocs ", entre les deux rives.
Résumé : Comment vivre ? Sans doute plus comme avant, si nous voulons enfin prendre la mesure des bouleversements climatiques et des métamorphoses de notre écosystème. Chaque grande région du monde est appelée à répondre à ces défis pour les années à venir. La Méditerranée de son côté, comme bio-région en devenir, nous invite à tracer d'autres chemins pour habiter le monde autrement.
Résumé : Entre Europe et Méditerranée, la pauvreté est de plus en plus étendue, opposée à une richesse elle-même toujours grandissante. Et face à ce constat, toute indifférence est impossible: l'Europe ne peut pas devenir une forteresse de prospérité repliée sur elle-même. Quant à adopter une attitude de compassion, elle est passive et inefficace. Alors, comment comprendre, comment agir ? Les explications qui ont aujourd'hui cours sont essentiellement d'ordre économique, mais les sociétés humaines ne sont pas uniquement organisées sur ces seuls critères. Dix ans après les accords de Barcelone qui scellaient un partenariat entre rive Nord et rive Sud pour créer à terme une grande zone de libre-échange, c'est le désenchantement qui prévaut. Pourquoi ? Des voix s'élèvent pour rappeler que l'économie doit être une science morale, indissociable d'une approche philosophique et politique. C'est dans cette perspective que les 12e Rencontres d'Averroès ont abordé cette réflexion. D'abord par une analyse du passé pour déterminer comment les notions de richesse et de pauvreté ont été perçues à travers l'Histoire. Ensuite par une remise en cause, fondée sur l'économie politique, des grilles de lectures traditionnelles qui servent aujourd'hui à analyser les relations entre Europe et Méditerranée. Enfin en s'interrogeant sur l'avenir: quelles autres formes d'organisation économique sont possibles, et en regard de quels systèmes de valeurs ? Ce cycle annuel de réflexions et d'échanges est conçu par Thierry Fabre, organisé et produit par espace culture à Marseille. Il est placé sous le signe du philosophe et théologien arabo-andalou du XIIe siècle, Averroès (Ibn Rushd), symbole " de la profondeur des liens et de la fertilité des confluences entre les deux rives de la Méditerranée ".
Aix-en-Provence, sa région et Marseille constituent pour l'étude du «phénomène» de la bastide un terrain privilégié. Capitale de la Provence d'Ancien Régime, Aix abritait une forte densité de population noble, souvent fortunée. À Marseille, le remarquable développement du commerce engendrait une riche classe de négociants qui s'affirmait comme telle. Aristocratique ou bourgeois, le mode de vie était le même, souvent fastueux, quelquefois même ruineux.Très cultivée, la haute société était perméable à tous les courants de pensée, nationaux et ultramontains, sans renier pour autant son identité provençale. Un mécénat actif mettait à son service des artistes à la formation éclectique qui s'exprimèrent surtout en milieu urbain ou périurbain, dans les hôtels particuliers et les pavillons ou «folies». Il semble que la bastide soit restée le domaine d'élection d'une expression plus spécifiquement locale.Apparues au début du XVIe siècle, les bastides se multiplient surtout au XVIIe et au XVIIIe siècle qui voient leur plein épanouissement. Le «phénomène» de la bastide répond en effet à de multiples exigences: placement sûr, au rapport souvent élevé, résidence secondaire, lieu de loisir et de repos, c'est enfin, par le luxe de son décor, le charme de ses jardins, le signe d'appartenance à la caste des privilégiés de la fortune.Les bastides s'établissent le long des rivières, dans les vallons ou dans les plaines, à «quelques lieues» des villes mais aussi sur le terroir des villages environnants, bientôt touchés par cette pratique d'achat de biens fonciers. Les Aixois acquièrent ainsi de grands domaines à Rognes, Puyricard, Lambesc, Bouc-Bel-Air, Eguilles, Saint-Cannat, etc., les Marseillais à Lançon, Berre, etc. Le modèle aixois s'exporte dans les territoires tels le Vaucluse, le Var ou les Alpes-de-Haute-Provence où par son origine et le jeu des alliances la noblesse aixoise possédait de vastes propriétés.Plus qu'un simple fait architectural, ou comme tout fait architectural, la bastide exprime en définitive la quintessence d'un monde et c'est son étude globale qui permettra d'en dégager l'originalité qu'il s'agisse du poids politique dune institution ayant régi pendant plus de deux siècles le marché foncier de la région, orienté son agriculture ou de la signification qu'elle revêt en termes de civilisation.
Résumé : Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Résumé : Sadik Jalal Al-Azm est l'un des grands intellectuels du monde arabe et l'un des plus éminents représentants du courant laïque. Son nom a souvent défrayé la chronique de la censure. Le présent ouvrage rassemble plusieurs textes. Le premier relate son parcours autobiographique et son itinéraire intellectuel. Dans le deuxième, l'auteur nous fait part de ses sentiments et réflexions au moment de l'attaque du 11 septembre et examine les réactions du monde arabe face à cet événement. Dans le troisième, Al-Azm livre une analyse de l'affaire Rushdie sous l'angle des conséquences inattendues de la mondialisation sur les débats intellectuels et la réception de la littérature. La dernière étude contient une critique argumentée du livre d'Edward Saïd, L'Orientalisme. Al-Azm souligne la tendance de ce dernier à essentialiser l'Occident de la même façon que les orientalistes ont essentialisé l'Orient.