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manguis - mantis
Fabre Jan
L ARCHE
17,50 €
Épuisé
EAN :9782851815316
En mai 2001, aux Polysonneries de Lyon, Jan Fabre a donné ce qu'on a coutume d'appeler une performance. Habillé d'une armure couronnée de deux antennes dignes d'un vaisseau spatial, qu'il s'est taillée dans un acier satiné, il s'est déplacé durant sept heures dans un lieu appelé les Subsistances, lieu dont l'architecture invite à laisser vagabonder les pensées dans le passé. Aveuglé par un casque privilégiant la vision sur les côtés, chevalier-insecte, il s'oriente à l'oreille. Douze tables rappellent à la fois la Cène et les stations du Christ. Sur ces tables, il clouera les feuilles qui accueilleront ses futures "sanguines". Six prises de sang seront effectuées sur le "performer" au fur et à mesure du déroulement de la performance.
Dans la nature, tout change constamment. Tout se transforme, se métamorphose, mais l être humain, et plus précisément la culture occidentale, combat tout changement qui lui est dicté. La mort, imposant un changement radical, est escamotée et refoulée. Ainsi notre civilisation a neutralisé le seul adveraire invincible auquel nous aurons pour toujours à faire face. Fabre remet le sujet à l odre du jour. Les adieux -naturels ou délibérés- prennent ici l importance qui leur revient. Le Requiem est un éloge à la transition qui devient métamorphose. Le papillon, personnage principal, est un animal qui meurt et devient un autre. Il donne l exemple d un monde animé et en flux permanent. Et dans l autre pièce, ce "chevalier" sur le pont d Avignon, prêt à sauter et à laisser derrière lui tout ce qui lui était cher, cet homme qui est en train de choisir une mort délibérée, il n est pas désespéré. Il est curieux et se sent victorieux de tout ce que le destin lui a infligé.
La première pièce date de 1975 et Jan Fabre avait dix-sept ans. Il l'écrivit pendant ses études à l'Académie des beaux-arts d'Anvers. Presque seize ans plus tard, il créa la pièce à Amsterdam, avec, dans le rôle principal, son actrice préférée, Els Deceukelier. Quand Fabre a présenté le même spectacle, au théâtre de la Bastille à Paris, le public fut stupéfait par un tel défi artistique. Par une étrangeté inattendue et inhabituelle, qui avait choqué auparavant, en d'autres lieux, d'autres spectateurs. Car, malgré une entrée fracassante sur la scène internationale à l'occasion de la biennale de Venise en 1984, malgré la perfection indéniable de son travail artistique, Fabre est resté quelqu'un qui dérange, qui laisse le public embarassé. A Tokyo on a jeté des tomates sur la scène, à Rome on l'a même envahie. Le rapport de Fabre au théâtre passe par l'acteur, le décor - donc l'aspect visuel, l'aspect "beaux-arts" du théâtre - mais aussi par la langue. Les cinq pièces recueillies dans ce volume ont, au moins, un trait en commun : la langue est le moteur des actions scéniques et elle leur impose son rythme comme une partition impose sa texture à l'orchestre. Elle est extrêmement structurée et correspond ainsi à la précision souhaitée par Fabre dans son art. Curieusement, elle laisse un grand espace de liberté à celui qui aurait envie de l'interpréter.
Jan Fabre célèbre et démolit la grandeur du théâtre passé. Mais à travers la destruction, le pouvoir d'un nouveau théâtre émerge. À la fin de la représentation, un acteur prend une actrice sur ses genoux et frappe ses fesses nues jusqu'au moment où elle ne peut plus le supporter et donne la réponse à son énigme "1982?" "C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir", hurle-t-elle, les fesses rouges. Dans l'or et les froufrous de cette formidable machine à / rêve Fabre dissimule la mèche du real time / real action de la performance. L'explosion s'entend à des kilomètres à la ronde.
Le 22 avril 2008, l'artiste belge Jan Fabre s'est glissé dans la peau et l'âme du célèbre gangster Jacques Mesrine (1936-1979), l'époque d'une longue performance au milieu des sculptures antiques du musée du Louvre. Les thèmes de la mort et du déguisement guident cette méditation nocturne où l'artiste s'identifie à une nouvelle figure : celle d'un gangster. Si la rébellion de Jan Fabre n'est qu'artistique, il existe des similitudes évidentes entre l'artiste et le laid : le côté provocateur, l'aspect flamboyant et le don du caméléon. Comme son personnage, il est "l'homme aux mille visages" , changeant sa physionomie dans quelques instants. Ce livre propose un nouveau compte rendu de la métamorphose spectaculaire de l'artiste. Construite à partir de photographies de la performance et d'une quarantaine de dessins inédits, ponctués de textes attribués à Mesrine, cette histoire très visuelle conduit le lecteur dans différents univers des faits-plongeurs à la traque agonisante du musée. Sur cette magnifique scène offerte par le Louvre, on se déguise, on séduit, on tombons et on se relève, jusqu'à la dernière volée de balles...
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.