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Requiem pour une métamorphose / Another sleepy dusty delta day
Fabre Jan
L ARCHE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782851816764
Dans la nature, tout change constamment. Tout se transforme, se métamorphose, mais l être humain, et plus précisément la culture occidentale, combat tout changement qui lui est dicté. La mort, imposant un changement radical, est escamotée et refoulée. Ainsi notre civilisation a neutralisé le seul adveraire invincible auquel nous aurons pour toujours à faire face. Fabre remet le sujet à l odre du jour. Les adieux -naturels ou délibérés- prennent ici l importance qui leur revient. Le Requiem est un éloge à la transition qui devient métamorphose. Le papillon, personnage principal, est un animal qui meurt et devient un autre. Il donne l exemple d un monde animé et en flux permanent. Et dans l autre pièce, ce "chevalier" sur le pont d Avignon, prêt à sauter et à laisser derrière lui tout ce qui lui était cher, cet homme qui est en train de choisir une mort délibérée, il n est pas désespéré. Il est curieux et se sent victorieux de tout ce que le destin lui a infligé.
En 1980, Jan Fabre rassemble plusieurs amis / acteurs autour de lui pour créer sa première pièce de théâtre, Théâtre écrit avec un " k ", est un matou flamand. Il s'agit du premier volet d'une trilogie (qui se poursuit avec C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir et Le Pouvoir des folies théâtrales). Les trois productions se réfèrent explicitement au théâtre comme un lieu situé en pleine ligne de mire ; Fabre met le théâtre sens dessus dessous et cherche à savoir ce dont il peut se débarrasser dans / à travers ce média. Au niveau formel par contre, les trois productions sont on ne peut plus éloignées l'une de l'autre. L'approche du théâtre est différente dans chacune d'elles : maniériste dans Le Pouvoir..., à la façon d'un ready-made dans C'est du théâtre..., et avec la force combative de la performance dans Théâtre écrit avec un " k "... .
Ils vident des sacs de sable, ils lèchent du yaourt à même le sol, ils s'habillent le plus vite possible, ils s'enduisent de mousse à raser. Dix-huit gestes qui constituent pour Fabre une journée de travail au théâtre. Les spectateurs peuvent passer au bar et revenir ensuite, ils sont libres de traverser cette journée comme bon leur semble. Avec son esthétique des années quatre-vingt - projecteurs Super 8, crochets de boucheroe et costumes noirs et blancs - Fabre creuse un cratère dans le théâtre de cette époque.
En mai 2001, aux Polysonneries de Lyon, Jan Fabre a donné ce qu'on a coutume d'appeler une performance. Habillé d'une armure couronnée de deux antennes dignes d'un vaisseau spatial, qu'il s'est taillée dans un acier satiné, il s'est déplacé durant sept heures dans un lieu appelé les Subsistances, lieu dont l'architecture invite à laisser vagabonder les pensées dans le passé. Aveuglé par un casque privilégiant la vision sur les côtés, chevalier-insecte, il s'oriente à l'oreille. Douze tables rappellent à la fois la Cène et les stations du Christ. Sur ces tables, il clouera les feuilles qui accueilleront ses futures "sanguines". Six prises de sang seront effectuées sur le "performer" au fur et à mesure du déroulement de la performance.
Le 22 avril 2008, l'artiste belge Jan Fabre s'est glissé dans la peau et l'âme du célèbre gangster Jacques Mesrine (1936-1979), l'époque d'une longue performance au milieu des sculptures antiques du musée du Louvre. Les thèmes de la mort et du déguisement guident cette méditation nocturne où l'artiste s'identifie à une nouvelle figure : celle d'un gangster. Si la rébellion de Jan Fabre n'est qu'artistique, il existe des similitudes évidentes entre l'artiste et le laid : le côté provocateur, l'aspect flamboyant et le don du caméléon. Comme son personnage, il est "l'homme aux mille visages" , changeant sa physionomie dans quelques instants. Ce livre propose un nouveau compte rendu de la métamorphose spectaculaire de l'artiste. Construite à partir de photographies de la performance et d'une quarantaine de dessins inédits, ponctués de textes attribués à Mesrine, cette histoire très visuelle conduit le lecteur dans différents univers des faits-plongeurs à la traque agonisante du musée. Sur cette magnifique scène offerte par le Louvre, on se déguise, on séduit, on tombons et on se relève, jusqu'à la dernière volée de balles...
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.