Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Art kept me out of jail ( dvd) - homage to jacques mesrine
Fabre Jan
DILECTA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782916275659
Le 22 avril 2008, l'artiste belge Jan Fabre s'est glissé dans la peau et l'âme du célèbre gangster Jacques Mesrine (1936-1979), l'époque d'une longue performance au milieu des sculptures antiques du musée du Louvre. Les thèmes de la mort et du déguisement guident cette méditation nocturne où l'artiste s'identifie à une nouvelle figure : celle d'un gangster. Si la rébellion de Jan Fabre n'est qu'artistique, il existe des similitudes évidentes entre l'artiste et le laid : le côté provocateur, l'aspect flamboyant et le don du caméléon. Comme son personnage, il est "l'homme aux mille visages" , changeant sa physionomie dans quelques instants. Ce livre propose un nouveau compte rendu de la métamorphose spectaculaire de l'artiste. Construite à partir de photographies de la performance et d'une quarantaine de dessins inédits, ponctués de textes attribués à Mesrine, cette histoire très visuelle conduit le lecteur dans différents univers des faits-plongeurs à la traque agonisante du musée. Sur cette magnifique scène offerte par le Louvre, on se déguise, on séduit, on tombons et on se relève, jusqu'à la dernière volée de balles...
Pour le festival d'Avignon 2001, Fabre a écrit une pièce sur une composante essentielle du corps humain : le sang. Métaphore de l'agressivité, il est en même temps l'élément vital. La question est grave : depuis le Moyen Age, l'être humain a-t-il fait des progrès ? Où sont les avancées morales réclamées et clamées haut et fort depuis plusieurs siècles ? Le texte est une plainte, une revendication de la sagesse sans dogmatisme ou prosélytisme. Etant donnés, la deuxième pièce figurant dans ce volume, est un " dialogue " avec la dernière ouvre de Marcel Duchamp (mort en 1968) portant le titre : Etant donnés : 1er degré ; la chute d'eau, 2e degré ; le gaz d'éclairage. Duchamp y avait travaillé pendant plus de vingt ans. Elle montre une porte en bois décrépite encastrée dans une façade de briques. Deux petits trous permettent de voir à l'intérieur une femme nue, couchée sur un lit de feuilles et de brindilles avec, en arrière-plan, un paysage de montagne : le résultat de la réflexion de Marcel Duchamp sur l'art spectacle. Fabre commente et radicalise la pensée de Duchamp en séparant la femme de son vagin, en donnant au vagin un rôle propre. Les deux se parlent, livrant, d'une part, une "interprétation mécanique du phénomène amoureux" (Breton), et, d'autre part, une belle métaphore d'une société-spectacle.
Trois textes à première vue hétérogènes. Ils ont vu le jour respectivement en 1978, 1989 et 2002. Pourtant, à chaque fois, il s'agit d'un règlement de compte avec une idéologie répandue ou historiquement influente.
En 1980, Jan Fabre rassemble plusieurs amis / acteurs autour de lui pour créer sa première pièce de théâtre, Théâtre écrit avec un " k ", est un matou flamand. Il s'agit du premier volet d'une trilogie (qui se poursuit avec C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir et Le Pouvoir des folies théâtrales). Les trois productions se réfèrent explicitement au théâtre comme un lieu situé en pleine ligne de mire ; Fabre met le théâtre sens dessus dessous et cherche à savoir ce dont il peut se débarrasser dans / à travers ce média. Au niveau formel par contre, les trois productions sont on ne peut plus éloignées l'une de l'autre. L'approche du théâtre est différente dans chacune d'elles : maniériste dans Le Pouvoir..., à la façon d'un ready-made dans C'est du théâtre..., et avec la force combative de la performance dans Théâtre écrit avec un " k "... .
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Cette exposition vise à montrer que chez Pierre David la représentation du corps tend à contester les codes sociaux qui enferment chacun dans des catégories ethniques, stylistiques et comportementales. Les portraits sans regard (Portraits d'argent), présentent des visages aux yeux clos qui anéantissent toute communication avec l'autre. Les corps étendus sur une table (Dormir) et les corps fragmentés (Modèles, Nu) sont saisis par l'exactitude d'un dessin mimétique au style clinique. Ces témoins de vies mises à nu, sans décorum et sans fard, ces morceaux d'êtres que Pierre David s'applique à représenter, sont la mémoire précieuse (d'or et d'argent) des années et des tragédies de l'existence qui conduisent à l'inexorable déchéance. Les commandes passées à l'artiste par des particuliers ou des institutions permettent de les contextualiser et de leur conférer une humanité. De ce fait, l'oeuvre de Pierre David acquiert une dimension sociale. Les notices accompagnant les oeuvres parviennent à leur donner un souffle, une vie". Caroline Bongard
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".