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JE SUIS SANG ETANT DONNES
Fabre Jan
L ARCHE
9,30 €
Épuisé
EAN :9782851814906
Pour le festival d'Avignon 2001, Fabre a écrit une pièce sur une composante essentielle du corps humain : le sang. Métaphore de l'agressivité, il est en même temps l'élément vital. La question est grave : depuis le Moyen Age, l'être humain a-t-il fait des progrès ? Où sont les avancées morales réclamées et clamées haut et fort depuis plusieurs siècles ? Le texte est une plainte, une revendication de la sagesse sans dogmatisme ou prosélytisme. Etant donnés, la deuxième pièce figurant dans ce volume, est un " dialogue " avec la dernière ouvre de Marcel Duchamp (mort en 1968) portant le titre : Etant donnés : 1er degré ; la chute d'eau, 2e degré ; le gaz d'éclairage. Duchamp y avait travaillé pendant plus de vingt ans. Elle montre une porte en bois décrépite encastrée dans une façade de briques. Deux petits trous permettent de voir à l'intérieur une femme nue, couchée sur un lit de feuilles et de brindilles avec, en arrière-plan, un paysage de montagne : le résultat de la réflexion de Marcel Duchamp sur l'art spectacle. Fabre commente et radicalise la pensée de Duchamp en séparant la femme de son vagin, en donnant au vagin un rôle propre. Les deux se parlent, livrant, d'une part, une "interprétation mécanique du phénomène amoureux" (Breton), et, d'autre part, une belle métaphore d'une société-spectacle.
La première pièce date de 1975 et Jan Fabre avait dix-sept ans. Il l'écrivit pendant ses études à l'Académie des beaux-arts d'Anvers. Presque seize ans plus tard, il créa la pièce à Amsterdam, avec, dans le rôle principal, son actrice préférée, Els Deceukelier. Quand Fabre a présenté le même spectacle, au théâtre de la Bastille à Paris, le public fut stupéfait par un tel défi artistique. Par une étrangeté inattendue et inhabituelle, qui avait choqué auparavant, en d'autres lieux, d'autres spectateurs. Car, malgré une entrée fracassante sur la scène internationale à l'occasion de la biennale de Venise en 1984, malgré la perfection indéniable de son travail artistique, Fabre est resté quelqu'un qui dérange, qui laisse le public embarassé. A Tokyo on a jeté des tomates sur la scène, à Rome on l'a même envahie. Le rapport de Fabre au théâtre passe par l'acteur, le décor - donc l'aspect visuel, l'aspect "beaux-arts" du théâtre - mais aussi par la langue. Les cinq pièces recueillies dans ce volume ont, au moins, un trait en commun : la langue est le moteur des actions scéniques et elle leur impose son rythme comme une partition impose sa texture à l'orchestre. Elle est extrêmement structurée et correspond ainsi à la précision souhaitée par Fabre dans son art. Curieusement, elle laisse un grand espace de liberté à celui qui aurait envie de l'interpréter.
Ils vident des sacs de sable, ils lèchent du yaourt à même le sol, ils s'habillent le plus vite possible, ils s'enduisent de mousse à raser. Dix-huit gestes qui constituent pour Fabre une journée de travail au théâtre. Les spectateurs peuvent passer au bar et revenir ensuite, ils sont libres de traverser cette journée comme bon leur semble. Avec son esthétique des années quatre-vingt - projecteurs Super 8, crochets de boucheroe et costumes noirs et blancs - Fabre creuse un cratère dans le théâtre de cette époque.
Le 22 avril 2008, l'artiste belge Jan Fabre s'est glissé dans la peau et l'âme du célèbre gangster Jacques Mesrine (1936-1979), l'époque d'une longue performance au milieu des sculptures antiques du musée du Louvre. Les thèmes de la mort et du déguisement guident cette méditation nocturne où l'artiste s'identifie à une nouvelle figure : celle d'un gangster. Si la rébellion de Jan Fabre n'est qu'artistique, il existe des similitudes évidentes entre l'artiste et le laid : le côté provocateur, l'aspect flamboyant et le don du caméléon. Comme son personnage, il est "l'homme aux mille visages" , changeant sa physionomie dans quelques instants. Ce livre propose un nouveau compte rendu de la métamorphose spectaculaire de l'artiste. Construite à partir de photographies de la performance et d'une quarantaine de dessins inédits, ponctués de textes attribués à Mesrine, cette histoire très visuelle conduit le lecteur dans différents univers des faits-plongeurs à la traque agonisante du musée. Sur cette magnifique scène offerte par le Louvre, on se déguise, on séduit, on tombons et on se relève, jusqu'à la dernière volée de balles...
Jan Fabre célèbre et démolit la grandeur du théâtre passé. Mais à travers la destruction, le pouvoir d'un nouveau théâtre émerge. À la fin de la représentation, un acteur prend une actrice sur ses genoux et frappe ses fesses nues jusqu'au moment où elle ne peut plus le supporter et donne la réponse à son énigme "1982?" "C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir", hurle-t-elle, les fesses rouges. Dans l'or et les froufrous de cette formidable machine à / rêve Fabre dissimule la mèche du real time / real action de la performance. L'explosion s'entend à des kilomètres à la ronde.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.