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Elle était et elle est, même. L'interview qui meurt. Qui exprime ma pensée. Falsification telle quel
Fabre Jan
L ARCHE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782851813466
La première pièce date de 1975 et Jan Fabre avait dix-sept ans. Il l'écrivit pendant ses études à l'Académie des beaux-arts d'Anvers. Presque seize ans plus tard, il créa la pièce à Amsterdam, avec, dans le rôle principal, son actrice préférée, Els Deceukelier. Quand Fabre a présenté le même spectacle, au théâtre de la Bastille à Paris, le public fut stupéfait par un tel défi artistique. Par une étrangeté inattendue et inhabituelle, qui avait choqué auparavant, en d'autres lieux, d'autres spectateurs. Car, malgré une entrée fracassante sur la scène internationale à l'occasion de la biennale de Venise en 1984, malgré la perfection indéniable de son travail artistique, Fabre est resté quelqu'un qui dérange, qui laisse le public embarassé. A Tokyo on a jeté des tomates sur la scène, à Rome on l'a même envahie. Le rapport de Fabre au théâtre passe par l'acteur, le décor - donc l'aspect visuel, l'aspect "beaux-arts" du théâtre - mais aussi par la langue. Les cinq pièces recueillies dans ce volume ont, au moins, un trait en commun : la langue est le moteur des actions scéniques et elle leur impose son rythme comme une partition impose sa texture à l'orchestre. Elle est extrêmement structurée et correspond ainsi à la précision souhaitée par Fabre dans son art. Curieusement, elle laisse un grand espace de liberté à celui qui aurait envie de l'interpréter.
Son art reste mystérieux, un mélange de styles, de genres-peinture, sculpture, spectacle, ballet, opéra. Ce qui rend la compréhension difficile, c'est la fusion de tout cela. Fabre unit sans peine culture d'élite et culture de masse. Il est un maître de cérémonie apparenté aux concepteurs de fêtes baroques et de tableaux vivants. Mais il n'y a plus de dieu pour juger du bien et du mal, plus de roi qui offre à ses sujets splendeur et magnificence. Fabre accomplit des rituels théâtraux et picturaux dans et pour notre temps ; il est un bel exemple de ce qu'on pourrait appeler le post-modernisme.
En 1980, Jan Fabre rassemble plusieurs amis / acteurs autour de lui pour créer sa première pièce de théâtre, Théâtre écrit avec un " k ", est un matou flamand. Il s'agit du premier volet d'une trilogie (qui se poursuit avec C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir et Le Pouvoir des folies théâtrales). Les trois productions se réfèrent explicitement au théâtre comme un lieu situé en pleine ligne de mire ; Fabre met le théâtre sens dessus dessous et cherche à savoir ce dont il peut se débarrasser dans / à travers ce média. Au niveau formel par contre, les trois productions sont on ne peut plus éloignées l'une de l'autre. L'approche du théâtre est différente dans chacune d'elles : maniériste dans Le Pouvoir..., à la façon d'un ready-made dans C'est du théâtre..., et avec la force combative de la performance dans Théâtre écrit avec un " k "... .
En mai 2001, aux Polysonneries de Lyon, Jan Fabre a donné ce qu'on a coutume d'appeler une performance. Habillé d'une armure couronnée de deux antennes dignes d'un vaisseau spatial, qu'il s'est taillée dans un acier satiné, il s'est déplacé durant sept heures dans un lieu appelé les Subsistances, lieu dont l'architecture invite à laisser vagabonder les pensées dans le passé. Aveuglé par un casque privilégiant la vision sur les côtés, chevalier-insecte, il s'oriente à l'oreille. Douze tables rappellent à la fois la Cène et les stations du Christ. Sur ces tables, il clouera les feuilles qui accueilleront ses futures "sanguines". Six prises de sang seront effectuées sur le "performer" au fur et à mesure du déroulement de la performance.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Olivier Aurélie ; Delaume Chloé ; Chiambretto Soni
21 grands noms de la scène poétique francophone se racontent. Ces lettres racontent leur parcours, leur intimité, leur place dans la société des lettres. Dans ces billets, mots d'humeur, mots d'ordre pour un nouvel ordre du monde, elles prennent le contre-pied d'un lyrisme classique. La femme n'est pas (seulement) Muse, mais Poète, Musicienne, Inspiratrice, Agente de son propre désir. Poésie verticale et adressée, ces lettres racontent les combats, les dialogues et les rencontres qui font de l'écriture une matière politique. Une chair à vif, une matière spirituelle inflammable, une sensualité sans contraintes. Dotées d'une virulence poétique radicale et troublante, ces lettres racontent une soif de partage, un désir de transmission, un rêve de l'autre, l'histoire d'une reconquête de soi. s.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.