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Art kept me out of jail ! (Homage to Jacques Mesrine), avec 1 DVD
Fabre Jan
DILECTA
26,00 €
Épuisé
EAN :9782916275611
Le 22 avril 2008, l'artiste belge Jan Fabre s'est glissé dans la peau et l'âme du célèbre gangster Jacques Mesrine (1936-1979), l'époque d'une longue performance au milieu des sculptures antiques du musée du Louvre. Les thèmes de la mort et du déguisement guident cette méditation nocturne où l'artiste s'identifie à une nouvelle figure : celle d'un gangster. Si la rébellion de Jan Fabre n'est qu'artistique, il existe des similitudes évidentes entre l'artiste et le laid : le côté provocateur, l'aspect flamboyant et le don du caméléon. Comme son personnage, il est "l'homme aux mille visages" , changeant sa physionomie dans quelques instants. Ce livre propose un nouveau compte rendu de la métamorphose spectaculaire de l'artiste. Construite à partir de photographies de la performance et d'une quarantaine de dessins inédits, ponctués de textes attribués à Mesrine, cette histoire très visuelle conduit le lecteur dans différents univers des faits-plongeurs à la traque agonisante du musée. Sur cette magnifique scène offerte par le Louvre, on se déguise, on séduit, on tombons et on se relève, jusqu'à la dernière volée de balles...
Dès le début des années quatre-vingt, Jan Fabre s'est livré dans toutes les facettes de son œuvre à une étude du corps avant que cette pratique ne devienne "à la mode". Sa perception architecturale de l'espace scénique, son attachement à la danse, son interprétation particulière du théâtre comme une œuvre d'art total font de lui un auteur de théâtre unique : à la fois d'une exceptionnelle diversité et d'une rare homogénéité. Ses pièces souvent des monologues sont plutôt discursives mais il n'y a nul doute, l'attaque y est aussi virulente que dans ses autres oeuvres. On meurt, on assassine, on souffre et on fait souffrir. La langue est dure comme une pierre, vive et sans pitié, se taillant un chemin dans l'inconscient. Pas de mètre qui assouplirait les mots, pas de rime qui relierait les phrases.
Dans la nature, tout change constamment. Tout se transforme, se métamorphose, mais l être humain, et plus précisément la culture occidentale, combat tout changement qui lui est dicté. La mort, imposant un changement radical, est escamotée et refoulée. Ainsi notre civilisation a neutralisé le seul adveraire invincible auquel nous aurons pour toujours à faire face. Fabre remet le sujet à l odre du jour. Les adieux -naturels ou délibérés- prennent ici l importance qui leur revient. Le Requiem est un éloge à la transition qui devient métamorphose. Le papillon, personnage principal, est un animal qui meurt et devient un autre. Il donne l exemple d un monde animé et en flux permanent. Et dans l autre pièce, ce "chevalier" sur le pont d Avignon, prêt à sauter et à laisser derrière lui tout ce qui lui était cher, cet homme qui est en train de choisir une mort délibérée, il n est pas désespéré. Il est curieux et se sent victorieux de tout ce que le destin lui a infligé.
Jan Fabre célèbre et démolit la grandeur du théâtre passé. Mais à travers la destruction, le pouvoir d'un nouveau théâtre émerge. À la fin de la représentation, un acteur prend une actrice sur ses genoux et frappe ses fesses nues jusqu'au moment où elle ne peut plus le supporter et donne la réponse à son énigme "1982?" "C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir", hurle-t-elle, les fesses rouges. Dans l'or et les froufrous de cette formidable machine à / rêve Fabre dissimule la mèche du real time / real action de la performance. L'explosion s'entend à des kilomètres à la ronde.
Son art reste mystérieux, un mélange de styles, de genres-peinture, sculpture, spectacle, ballet, opéra. Ce qui rend la compréhension difficile, c'est la fusion de tout cela. Fabre unit sans peine culture d'élite et culture de masse. Il est un maître de cérémonie apparenté aux concepteurs de fêtes baroques et de tableaux vivants. Mais il n'y a plus de dieu pour juger du bien et du mal, plus de roi qui offre à ses sujets splendeur et magnificence. Fabre accomplit des rituels théâtraux et picturaux dans et pour notre temps ; il est un bel exemple de ce qu'on pourrait appeler le post-modernisme.
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Prison lisière Dans cet ouvrage, l'artiste propose une immersion dans la prison de Draguignan qui a ouvert ses portes en 2017, six ans après l'innondation de l'ancienne prison. Destinée exclusivement à des hommes en attente d'un jugement ou déjà condamnés à des peines de moins de deux ans, la toute nouvelle prison, à la lisière d'une forêt, nous ouvre ses portes sous l'oeil et à la plume d'Arnaud Théval. Au fil de son récit nous découvons les différents lieux de l'établissement et ses contacts avec le personnel et les détenus ainsi que leurs interactions entre eux. Ses photos accompagnent son texte et achèvent de plonger le lecteur dans l'univers carcéral.
Azoury Philippe ; Bonaccorsi Robert ; Corréard Sté
Un éclairage de l'oeuvre de F. Pardo, artiste psychédélique essentiel de la contre-culture des années 1960. Son parcours artistique est retracé à partir d'éléments biographiques et de la présentation de ses peintures.
Non sans humour, le travail de Laure Prouvost joue avec le langage et les codes de notre société, en particulier ceux qui guident l'adolescence. L'instabilité de ce passage de l'enfance à l'âge adulte est au coeur de la réflexion qu'a menée l'artiste au musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart en 2015. L'exposition "We Will Go Far" révèle son intérêt pour l'exploration, les rêves d'ailleurs, les pistes mystérieuses. Pensée comme un contre-point, l'exposition "A Way to Leak, Lick, Leek" à la Flax Foundation, à Los Angeles, interroge les mêmes dimensions. L'ouvrage se compose comme un carnet de voyages, au sein duquel se rencontrent les thématiques explorées à Rochechouart et Los Angeles. Deux parties, l'une nourrie de l'exposition française, l'autre de l'exposition américaine, sont séparées par une série de photographies, d'installations, de captures de ses films. A rebours du catalogue classique, le propos tente de dessiner une narration, vécue du point de vue de l'adolescence. En lien avec les thématiques explorées par Laure Prouvost, l'oeil se déplace dans l'ouvrage et l'invitation au voyage se retrouve dans des notes manuscrites de Laure Prouvost, insérées çà et là dans les pages. Ce livre révèle la façon dont les films immersifs, les installations, les dessins et les tapisseries de Laure Prouvost, mêlant représentation du désir, onirisme et description fantasmée de la nature, mettent en péril notre relation au langage et à la compréhension à travers l'intrication de narrations complexes et de moments surréalistes qui nourrissent son approche, inhabituelle, des conventions du cinéma et de l'image. Il est enrichi de textes des commissaires, Annabelle Ténèze et Martha Kirszenbaum, ainsi que d'essais de l'écrivaine américaine Joan Didion (inédit en français) et des auteurs français Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah.