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Animer des groupes d'analyse des pratiques. Pour une clinique des institutions sociales et éducative
Fablet Dominique
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296107014
Depuis une trentaine d'années, j'anime des groupes d'analyse des pratiques. Mon intérêt pour ce type d'activités est donc assez ancien, avant même que l'expression "analyse des pratiques professionnelles" n'ait réussi à s'imposer au détour des années 1990. Aussi ai-je cherché à les promouvoir, comme en témoigne la série d'ouvrages collectifs, coordonnés pour la plupart d'entre eux avec Claudine Blanchard-Laville et publiés dans la collection Savoir et formation aux éditions L'Harmattan. Parallèlement à cette activité éditoriale, j'ai été sollicité à plusieurs reprises par différentes revues pour caractériser dispositifs et pratiques d'analyse des pratiques professionnelles. D'où l'idée de rassembler en un volume plusieurs articles publiés sur une période de vingt-cinq ans et dispersés dans divers supports, dont certains ont aujourd'hui disparu. Dans une première partie, sont rassemblés trois textes de portée assez générale et destinés à fournir des points de repère quant à l'analyse des pratiques professionnelles, alors que les cinq autres réunis dans la deuxième partie rendent compte de mes activités d'intervention-formation dans des établissements d'éducation résidentielle. Cet ouvrage s'adresse aux professionnels qui animent des groupes d'analyse des pratiques, plus particulièrement dans le secteur des institutions sociales et éducatives.
La réforme de la protection de l'enfance (loi du 5 mars 2007), dans l'un de ses trois axes, prône la diversification des modes de prise en charge et incite à sortir ainsi de l'alternative intervention à domicile (AED ou AEMO) / placement (résidentiel ou familial). Ce sont en fait des dispositifs expérimentés par des professionnels, parfois depuis plus d'une vingtaine d'années, qui ont fourni les bases permettant d'envisager un renouvellement des modalités d'intervention : qu'il s'agisse d'accueil de jour permettant d'éviter la séparation de l'enfant de sa famille ou de la combinaison d'accueils séquentiels et d'interventions à domicile... Dans cet ouvrage, il s'agira de dégager les caractéristiques de ces dispositifs socio-éducatifs innovants, de repérer leur intérêt tout en indiquant les difficultés rencontrées pour leur mise en place. Cet ouvrage collectif prioritairement destiné aux professionnels de l'intervention sociale comprend trois parties. Après une présentation de dispositifs et de pratiques innovants dans le champ de la suppléance familiale, il s'agira de caractériser des interventions préventives et alternatives au placement, puis des innovations socio-éducatives et plus particulièrement un dispositif d'accueil de jour familial.
Fablet Dominique ; Barbe Laurent ; Chami Jean ; Va
Depuis une dizaine d'années, l'expression "intervention sociale" tend progressivement à s'imposer, voire même à supplanter celle de "travail social", comme en témoigne son insertion dans l'intitulé de très nombreuses publications, ouvrages, articles, revues... A l'origine de cet essor depuis les lois de décentralisation des années 1980, les transformations affectant le champ et les pratiques du travail social qui ont abouti à une véritable recomposition de cet univers professionnel. Ces transformations ne sont pas sans retentissement pour les professionnels quant à leur façon de concevoir et d'exercer leurs activités au quotidien. Dès lors, le recours à des modes d'accompagnement visant à mieux appréhender les changements d'identité professionnelle semble constituer une voie privilégiée. Si la participation à des groupes d'analyse des pratiques est inscrite depuis longtemps dans la culture professionnelle de ces "métiers du social", il importe de relever les orientations actuelles pour l'instauration de dispositifs appelés à développer la professionnalisation des praticiens. Cet ouvrage collectif, prioritairement destiné aux acteurs de la professionnalisation des intervenants sociaux, comprend trois parties. Après les pratiques de formation initiale et/ou continue, ce sont les activités d'accompagnement d'équipes qui sont interrogées et enfin celles de consultation et d'évaluation.
D'usage fréquent dans le langage courant, le vocable intervention - ainsi que des termes voisins : consultation, recherche-action - sert à désigner dans une acception plus technique un type d'activités proche mais distinct de la formation, des études ou d'autres formes encore d'expertise. En fonction des systèmes de références théoriques privilégiés et/ou des démarches préconisées, on distinguera plusieurs types d'intervention : stratégique institutionnelle, socioanalytique, socio-pédagogique, sociopsychanalytique... Cet ouvrage, le premier d'une série, rassemble cinq textes qui traitent de l'intervention psychosociologique. Après des " remarques sur l'origine et l'évolution d'une pratique d'intervention psychosociologique " (1980), un second texte (1972) est consacré à des interventions en milieu ouvert. Le troisième (1980) présente un essai de clarification théorique des pratiques qui a d'abord été nourri par le travail en milieu ouvert avant de l'être par le retour à des activités de formation et d'intervention dans les organisations. Le quatrième texte (1987) complète le précédent en réfléchissant aux sources techniques où puisent intervenants et formateurs et aux relations qu'ils entretiennent avec les notions de méthode, de technique, de technologie ou d'ingénierie. Enfin, celui qui clôt ce recueil (1983) réfléchit aux rapports et disjonctions entre la sphère universitaire (recherche et enseignement) et la sphère professionnelle (études, formation, consultation, intervention), sur leurs apports respectifs à la discipline en tant que science sociale spécifique et sur la nécessité pour le praticien de maintenir explicitement une visée de recherche.
Depuis une vingtaine d'années, la question de l'éducation des jeunes enfants occupe de plus en plus la scène politique, compte tenu des évolutions démographiques, notamment des pays occidentaux. Pourtant, il semble qu'on ait trop souvent tendance à se cantonner dans un registre quantitatif : la relève des générations sera-t-elle assurée ? Combien de places supplémentaires quant aux modes d'accueil éducatif proposés par telle ou telle collectivité ? Il n'est donc pas étonnant qu'on cherche à apporter dans cet ouvrage collectif des pistes de réflexion tenant compte des évolutions survenues dans le secteur de la petite enfance sur trois plans : transformations institutionnelles liées aux politiques de l'enfance à un niveau européen ou en France, mais aussi quant aux choix des modes d'accueil éducatif ; les métiers - assistantes maternelles, éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices - et leur évolution ; les pratiques d'accueil éducatif innovantes, en direction de populations vulnérables, développées avec l'école - les classes passerelles - mais aussi dans le champ de la suppléance familiale. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants et professionnels engagés dans des activités éducatives relevant du champ de la petite enfance.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.