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Psychosociologie et intervention
Dubost Jean ; Fablet Dominique
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296008199
D'usage fréquent dans le langage courant, le vocable intervention - ainsi que des termes voisins : consultation, recherche-action - sert à désigner dans une acception plus technique un type d'activités proche mais distinct de la formation, des études ou d'autres formes encore d'expertise. En fonction des systèmes de références théoriques privilégiés et/ou des démarches préconisées, on distinguera plusieurs types d'intervention : stratégique institutionnelle, socioanalytique, socio-pédagogique, sociopsychanalytique... Cet ouvrage, le premier d'une série, rassemble cinq textes qui traitent de l'intervention psychosociologique. Après des " remarques sur l'origine et l'évolution d'une pratique d'intervention psychosociologique " (1980), un second texte (1972) est consacré à des interventions en milieu ouvert. Le troisième (1980) présente un essai de clarification théorique des pratiques qui a d'abord été nourri par le travail en milieu ouvert avant de l'être par le retour à des activités de formation et d'intervention dans les organisations. Le quatrième texte (1987) complète le précédent en réfléchissant aux sources techniques où puisent intervenants et formateurs et aux relations qu'ils entretiennent avec les notions de méthode, de technique, de technologie ou d'ingénierie. Enfin, celui qui clôt ce recueil (1983) réfléchit aux rapports et disjonctions entre la sphère universitaire (recherche et enseignement) et la sphère professionnelle (études, formation, consultation, intervention), sur leurs apports respectifs à la discipline en tant que science sociale spécifique et sur la nécessité pour le praticien de maintenir explicitement une visée de recherche.
Après avoir célébré "Eros" en publiant l'an dernier à L'Atelier contemporain "Lupercales", Jean-Pascal Dubost interroge Thanatos... Nos rapports à la mort : ils sont aussi nombreux que variés, uniques - voilà donc quelques centaines de phrases pour dire ce qui demeure pour tous et chacun, depuis la nuit du temps, indicible et terrifiant, et qui occupe, finalement, toute notre vie. Texte écrit au fil du temps et au fil de ses carnets, en un temps court, sans préméditation aucune, seulement par nécessité, voilà néanmoins un livre véritable : lisible en piochant ici et là, le lecteur aura, à notre avis, plus d'intérêt à le lire dans sa continuité, qui dévoilera alors une construction parfaite, des ensembles tenus par des réunions thématiques ou un travail de langue.
Un juriste du XVIe siècle écrit : Lyon est complètement remplie de financiers italiens ; Paris aussi. Les fermes [... ] et les revenus de presque tous les évêchés et abbayes sont aux mains d'Italiens : ceux-ci sucent le sang et la moelle du malheureux peuple franco-français. Qui furent les inventeurs de tant de tailles et d'impôts qui écorchent le pauvre peuple ? Les Italo-Français. Qui furent les conseillers des guerres et les promoteurs de tant d'infamies... ? Les Italo-Français. Qui sont ceux qui, aujourd'hui, empêchent la paix en France par leurs menaces et leurs inventions sophistiquées ? Les Italo-Français. Ces "Italo-Français" sont le produit de la première grande immigration connue par la France depuis les brassages médiévaux de population : largement amorcée dès le coeur du Moyen Age, l'immigration des Italiens connaît son apogée dans la période envisagée (XVIe-XVIIe siècle). Au-delà des clichés (hordes d'Italiens faméliques...) et des rituelles invocations (... arrivés dans l'entourage de Catherine de Médicis), il s'agit de suivre l'évolution du phénomène d'un point de vue chronologique et social puis d'en saisir les répercussions : quelles ont été les modalités de l'installation en France, ont-elles débouché sur une bonne insertion dans le royaume ? La force des solidarités et du clientélisme italiens, la violence des réactions xénophobes, la complexité des relations tissées avec les milieux français constituent la trame de cette histoire. Elle fait défiler un monde d'une extraordinaire variété allant des plus hautes strates de la cour (on retrouve les figures attendues des Médicis, de Mazarin, de Concini...) au monde plus bigarré et pittoresque des comédiens, maîtres d'armes et vendeurs d'orviétan, sans oublier les céramistes, verriers et humbles mariniers. Un monde pittoresque mais non picaresque : loin d'être marginalisés économiquement, les immigrés italiens appartiennent souvent aux élites de la fortune. L'histoire de la France italienne est aussi une histoire d'argent qui entraîne le lecteur au coeur des groupes dirigeants de la France des derniers Valois et des premiers Bourbons.
Voilà longtemps que le travaillait l'idée d'affronter une certaine solitude. Sans avoir jamais décidé quel en serait le théâtre, une île, un phare, la montagne, la forêt ou un monastère, chacune de ses lectures relatant une expérience d'ermite variait son désir, se défiant cependant de tout romantisme. Un chagrin a mis en branle le vieux fantasme de revenir dans cette ferme hantée de bruits et de bonheur et d'y passer quelques semaines seul; l'a imposée comme le lieu recherché sans être cherché".
Repenser la relation asiatique : de la conquête à la rencontre se propose d'éclairer par une démarche réflexive et analytique notre appréciation de la relation-monde (au sens fort qu'Edouard Glissant donne au mot) en portant un éclairage différencié sur les relations entre les grandes aires culturelles asiatiques, l'Europe et l'Amérique latine à partir d'une approche transdisciplinaire et sur la longue durée - histoire comparée, histoire de la pensée et de la philosophie, analyses des récits de voyages et des représentations cartographiques, liens entre formes littéraires et systèmes de pensée, analyses idéologiques des identités culturelles, problématique des intraduisibles et des métissages culturels. Fidèle aux méthodologies de la compréhension des altérités orientales qui sont au coeur du projet de recherche Les Orients désorientés (cf. J. P. Dubost et Axel Gasquet, Les Orients désorientés, Kimé, 2013).
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.