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Exilés. Récits autobiographiques
Legros Chapuis elizabeth
MAUCONDUIT
13,00 €
Épuisé
EAN :9791090566484
Exilés, expatriés, émigrés... Nombreux sont ceux qui se sentent déchirés, écartelés, coupés en deux entre l'ancienne patrie et la nouvelle ; nombreux à chercher quelle peut être désormais leur appartenance ; nombreux à éprouver le sentiment d'être à la fois de partout et de nulle part. Des écrivains célèbres ont tiré de leur éloignement du pays natal la matière même de leur écriture. Dans ce livre, les témoignages sur l'exil proviennent de récits inédits "ordinaires" , déposés par leurs auteurs dans les collections de l'Association pour l'autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA). Troublants de sincérité, mus par le seul souci de transmettre, ils disent comment ces hommes et ces femmes venus de tout pays, de tout continent (Italie, Afrique, Amérique latine...) vers la France, ou ayant quitté la France pour d'autres contrées (Allemagne, Afrique...), ont vécu quotidiennement leur déracinement, leur nostalgie, leur recherche d'une identité. Comment l'exil a marqué leur destin.
Legros Martin ; Eltchaninoff Michel ; Gerschel Fab
Nomades contre sédentaires, la nouvelle lutte des classes. Machiavel et l'art de la guerre. La racisme mis à nu. Ce que pleurer veut dire. Tristan Garcia "L'intensité est la valeur cardinale de notre société".
Certains territoires ont la vertu d'entretenir le rêve des hommes avec ardeur et la matière qu'ils offrent se laisse saisir avec plus de facilité qu'ailleurs. Le Mexique, chargé d'une richesse peu commune que lèguent son histoire et sa culture, a ainsi été la source d'inspiration, au cours du XXe siècle, en particulier pour des écrivains de langues anglaise et française. Elizabeth Legros Chapuis nous invite à connaître les auteurs et les oeuvres qui se sont approchés du Mystère mexicain par la création littéraire. Elle réussit à peindre la fresque étonnante de ce défilé d'écrivains, souvent fascinés, parfois agacés, qui cherchent à percer le secret d'un lieu où " n'importe quoi peut arriver " (E Waugh). A partir de ces récits biographiques, elle mène une réflexion qui interroge cette fascination pour un pays toujours prêt à entretenir les chimères qui sont le coeur de l'écriture. Autant qu'un parcours entre des oeuvres, ce livre est une invitation à la réflexion sur les liens entre littérature et espace géographique, entre la pulsion créative d'auteurs et l'influence du lieu où ils se situent.
Résumé : Ce livre a pour but d'étudier l'évolution de la représentation de la forêt dans l'imaginaire et la fiction littéraire. Lorsque la forêt est présente dans un livre, il est rare que ce soit comme simple décor ; la plupart du temps, elle joue un rôle décisif, en tant que personnage à part entière ; dans tous les cas, elle porte une forte charge symbolique. Il s'agit d'une figure profondément ambivalente, à la fois positive et négative : un lieu de refuge et de menace, accueillant et agressif, source d'épanouissement ou de régression. Dans une première partie (brève), le contexte de l'étude est exposé : les rapports entre l'homme et la forêt, à travers les approches historiques (de la préhistoire à l'époque actuelle), économiques (des diverses formes de l'exploitation forestière à la sylviculture), symboliques (dans les diverses cultures, mythes et religions). Je m'attache ensuite plus largement à exposer comment le thème de la forêt est traité dans le domaine littéraire : depuis sa présence dans l'Antiquité (poésie, philosophie), puis à travers les contes et légendes, les textes du Moyen Age (époque qualifiée d'"âge d'or" de la forêt) et jusqu'à l'époque contemporaine (poésie et roman) qui est la partie la plus développée. Quelques auteurs parmi ceux commentés : Julien Gracq, J M G Le Clézio, Apollinaire, H D Thoreau. Le thème est essentiellement étudié dans la littérature de langue française, mais il peut également être éclairé par des exemples significatifs pris dans d'autres langues. Il est mis en relation avec des constantes plus larges de l'expression littéraire comme le sentiment de la nature ou la perception du paysage.
J'ai beaucoup marché dans les rues de Paris. Je partais chaque jour pour voir ce que, à force d'habitude, on ne voit plus. Je n'avais aucune idée préconçue, sinon que je ferais, le soir, sur mon cahier à spirale, un dessin accompagné d'un court texte, une réflexion rapide sur ce qui se serait imprimé en moi. Mini-histoires dont la banalité fait qu'on n'en parle pas et qui, pourtant, déroulent comme un fil invisible entre tous ces humains, les reliant les uns aux autres pour écrire la grande histoire universelle des anonymes. Longtemps, devant l'immensité de cette humanité, de ces voix qui s'entrecroisent sans jamais s'entendre, j'ai pensé que, forcément, il y avait quelqu'un qui me ressemblait, qui pensait comme moi, qui pourrait être moi-même. Un double, un jumeau ignoré, errant dans une autre ville. Un promeneur qui écoute et regarde. Ce témoin attentif dit : "Regardez, le monde est juste derrière ce que vous voyez". Celui-là, c'est Urbano, l'homme au corps souple et au visage sans traits pour que chacun puisse s'y projeter". Jean-Louis Jacopin
Résumé : "La faiseuse d'anges a commencé avec des queues de persil. J'étais allongée sur la table de la cuisine, j'ai fini par faire une septicémie" raconte Maryse. Et Elisabeth : "Elle a pris très cher, plus du salaire que j'ai eu ensuite au SMIC." Et encore Michelle : "J'étais prête à aller jusqu'au bout, jusqu'à la mort." Anne : "Elle m'a mis un mouchoir dans la bouche pour qu'on n'entende pas mes cris." Jeanne : "Quand je suis arrivée au sixième étage, des hommes m'attendaient, ils m'ont montré leur carte de police, ils m'ont emmenée au poste." Ces femmes avaient 20 ans dans les années 1960, c'était hier. Elles sont les survivantes des avortements clandestins qui tuaient une à dix femmes par jour, en France, avant la loi Veil. L'écrivaine Xavière Gauthier a écouté leurs voix bouleversées raconter par quel chemin de douleur elles sont passées et a consigné ces témoignages essentiels pour que "les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l'avortement et se mobilisent contre le retour de cette barbarie". Car aujourd'hui cet acquis fondamental est menacé. En France, 40 ans après la loi Veil consacrant la liberté d'avortement, des pressions insidieuses se font jour et certains élus renâclent au remboursement de l'IVG. En Europe, l'Espagne a bien failli rejoindre en 2014 les trois pays d'Europe qui interdisent plus ou moins l'avortement - l'Irlande, la Pologne et Malte - et son projet de loi serait passé s'il n'y avait eu de très nombreuses manifestations de protestation. On y a vu ressurgir ces mots qu'on pensait à jamais enfouis dans le passé : aiguilles à tricoter, faiseuses d'anges, bidons d'eau de javel, cintres, queues de persil... Des manoeuvres abortives qui sévissent encore de manière catastrophique dans le monde aujourd'hui : 50 000 femmes en meurent chaque année !
Est-ce que, moi, la petite fille de l'épicerie de la rue du Clos - des - Parts, immergée enfant et adolescente dans une langue parlée populaire, un monde populaire. je vais écrire, prendre mes modèles, dans la langue littéraire acquise, apprise, la langue que j'enseigne puisque je suis devenue professeur de lettres ? Est-ce que. sans me poser de questions, je vais écrire dans la langue littéraire où je suis entrée par effraction, " la langue de l'ennemi " comme disait Jean Genet, entendez l'ennemi de ma classe sociale ? Comment puis-je écrire, moi, en quelque sorte immigrée de l'intérieur ? Depuis le début j'ai été prise dans une tension, un déchirement même, entre la langue littéraire, celle que j'ai étudiée, aimée, et la langue d'origine. la langue de la maison, de mes parents, la langue des dominés. celle dont j'ai eu honte ensuite mais qui restera toujours en moi-même. Tout au fond la question est : comment en écrivant, ne pas trahir le monde dont je suis issue ?