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La traversée des phénomènes. Thomas Reid et la possibilité d'une science de la perception, Volume 1
Etchegaray Claire ; Jaffro Laurent
ELIOTT EDITIONS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782493117649
Une science de la perception est-elle possible, et à quelles conditions ? Thomas Reid a formulé certains des problèmes majeurs liés à cette question. Ses réponses ont encore des résonances en psychologie, en sciences humaines et en philosophie de l'esprit. Il vaut la peine de les expliquer dans le contexte historique des Lumières écossaises, et d'en évaluer l'intérêt pour une philosophie générale de la perception. C'est pourquoi ce livre propose une traversée de sa philosophie de la perception en deux volumes. Le premier volume est consacré aux écueils qui, selon Reid, surgissent sur la voie d'une science expérimentale de la perception. Il présente l'histoire des "échecs philosophiques" que Reid se donne pour tâche d'éviter, c'est-à-dire les erreurs qu'à ses yeux, Descartes, Malebranche, Arnauld, Locke, Berkeley et Hume ont commises à propos de la perception. Une science de la perception, d'après Reid, ne doit jamais contredire le sens que "percevoir" a dans notre langage, ni l'expérience que nous avons de ce que cela fait de percevoir, ni enfin la vérité que nous accordons à notre perception. Ces trois réquisits forment les exigences que doit satisfaire toute philosophie de sens commun. Reid s'est servi de l'histoire critique de la philosophie, recensant les entorses à ces réquisits, comme d'une cartographie pour l'exploration expérimentale de la perception. Le livre présente les questions et les thèses fondamentales que son exploration nous a léguées.
Résumé : "Tourner son regard vers l'insignifiant. S'en rapprocher intimement et créer le lien inattendu qui magnifie l'instant présent. C'est dans l'infinité de ces vécus que Jean-Sébastien Etchegaray nous révèle le monde. Un regard attendrissant, poétique et néanmoins authentique. Comme un sourcier il fait jaillir la beauté des petites choses de la vie. De quoi se délecter d'étonnement en étonnement. De quoi saisir une part d'éternité", Alvaro-Luis Roldan.
Une science de la perception est-elle possible, et à quelles conditions ? Thomas Reid a formulé certains des problèmes majeurs liés à cette question. Ses réponses ont encore des résonances en psychologie, en sciences humaines et en philosophie de l'esprit. Il vaut la peine de les expliquer dans le contexte historique des Lumières écossaises, et d'en évaluer l'intérêt pour une philosophie générale de la perception. C'est pourquoi ce livre propose une traversée de sa philosophie de la perception en deux volumes. Après avoir repéré les écueils à éviter dans le premier volume, l'étude est consacrée, dans ce second volume, aux conditions positives d'une science de la perception : ses conditions ontologiques, son épistémologie et son rapport au réalisme naturel. Reid pense qu'une science de la perception doit être dualiste, non sceptique et réaliste. Chacun de ces traits est examiné. Loin d'être naïf, son dualisme noue de manière originale physiologie et psychologie. Son épistémologie de la perception, quant à elle, a donné lieu à des interprétations fort différentes. En évaluant ces interprétations, on parcourt diverses réponses épistémiques avancées pour faire face au scepticisme. La thèse défendue dans ce livre est que Reid soutient un "normativisme déontologique". Enfin, comment penser le réalisme perceptif promu par Reid ? Au-delà de l'étiquette "réalisme direct" qui est souvent accolée à Reid, cet essai propose de mettre en évidence les ressources conceptuelles pour penser la perception comme un sens du réel.
Comme les premiers disciples sur le chemin de Césarée de Philippe, comme chaque génération, comme chacun de nous, Jésus nous presse de répondre encore à une double interrogation: la première, peu compromettante:" Qui suis-je au dire des hommes? "(Mc 8, 27); la seconde qui nous met le dos au mur:" Et vous, qui dites-vous que je suis? "(Mc 8, 29). C'est la question centrale de notre vie. Jésus ne nous demande pas: que disent les manuels de théologie, les catéchismes? et même: que disent les Evangiles? A partir de l'Evangile, il attend de nous une réponse personnelle, sans doute au fond la même pour tous mais prononcée par chacun avec son accent propre, que ce soit l'accent de Galilée ou de partout ailleurs." C'est avec son accent chaleureux que le cardinal Roger Etchegaray, ancien archevêque de Marseille et actuel président du Conseil pontifical justice et Paix, nous propose cette méditation sur Jésus-Christ, à la fois vrai homme et vrai Dieu. Elle prend tout son relief dans la perspective du grand jubilé de l'an 2000 et redonne toute son actualité à l'affirmation de Pascal: "Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus-Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus-Christ."
L'usage substantivé du mot "soi" est intriguant. Le pronom tonique "soi" ne pose pas de problème particulier dans les expressions comme "prendre soin de soi", "compter sur soi" ou "être hors de soi". Mais parler d'un "soi", c'est aller au-delà de la réalité grammaticale et supposer une identité personnelle à travers la diversité des expériences. Or, l'idée de soi et la croyance en l'identité personnelle ont été mises en question par David Hume, dont les arguments résonnent toujours dans la philosophie contemporaine. Le but de ce livre est double : montrer, en historiens de la philosophie, de quelle façon le philosophe britannique a répondu à ces problèmes, et évaluer la fécondité de ces résultats pour les sciences de l'esprit.
Résumé : Deux amis se rencontrent dans un train. Pierre se croit victime d'un sortilège. Pour Sarah, la science a mis au rebut ce genre de superstition. La discussion dégénère. Zac s'immisce dans la conversation : pourquoi se quereller puisque tout n'est au fond qu'une affaire de point de vue ? Consternée, Roxana se voit contrainte d'intervenir. Y a-t-il un sens à reconnaître une égale valeur à toutes les croyances ? La vérité est-elle par nature oppressive ? A l'heure de la "post-vérité" et des "faits alternatifs", Timothy Williamson met à la portée de tous, à travers un dialogue plein d'humour, les outils intellectuels que la philosophie a patiemment forgés face à la tentation du relativisme.
Le Poidevin Robin ; Dang Van Antoine ; Dunand Stép
Résumé : Peut-on décider de ne pas croire ? Est-il légitime, d'un point de vue philosophique, de s'abstenir de toute croyance ? L'agnosticisme n'est-il, comme le disent ses détracteurs, qu'une solution de facilité ? La question de l'existence de Dieu a longtemps opposé les théistes et les athées. Il existe pourtant une troisième voie, tout aussi importante : la suspension raisonnée du jugement, ou agnosticisme. Cette position philosophique, qui considère la question de l'existence de Dieu comme indécidable, est bien plus riche intellectuellement qu'une simple hésitation ou indécision : elle implique de s'interroger sur la nature et les limites de la connaissance, et soulève des questions d'ordre pratique et éthique. Clair et accessible, cet essai du philosophe et métaphysicien Robin Le Poidevin, s'efforce de définir et de défendre l'agnosticisme, et constitue à ce titre une excellente introduction à la philosophie de la religion contemporaine.
Hare Richard Mervyn ; Le Bohec Jean-Baptiste ; Nau
Résumé : Paru en 1952, cet essai consacré à la morale exposait alors un programme auquel l'auteur n'a jamais renoncé. Partant de l'idée que les énoncés moraux ne sont jamais réductibles à des assertions de faits, Hare se refuse néanmoins à les traiter comme de simples expressions d'émotions. L'enjeu, à l'heure du triomphe du positivisme logique, est de taille : soustraire le discours moral à l'accusation d'irrationalisme. Le projet au coeur de cet essai est à la fois ambitieux et modeste. Ambitieux puisqu'il s'agit de démontrer que la rationalité ne se limite pas à l'application de règles visant à faire correspondre des propositions et des faits. Employer "Devoir" , "bon" ou "juste" implique d'obéir à des règles assez rigides pour être explicitées par l'analyse, et assez souples pour permettre la créativité morale et l'adéquation avec l'expérience concrète. Modeste, car Hare s'en tient à une forme de minimalisme métaéthique : les termes évaluatifs sont ramenés à leur dimension la plus formelle, à savoir leur caractère prescriptif et universalisable.
Résumé : Les tueurs ont-ils un penchant inné pour le meurtre ?? N'importe qui peut-il commettre un crime au gré des circonstances ?? Inversement, certains individus sont-ils par nature des génies ? In fine, nos compétences langagière, perceptive, cognitive, sont-elles prédéterminées par notre ADN ? Notre conduite morale est-elle inscrite dans la nature humaine ?? Sommes-nous destinés à être les individus que nous sommes ?? Et le comportement animal est-il, plus encore que le nôtre, biologiquement programmé ? Abordant tour à tour ces questions familières, Valentine Reynaud fait voler en éclats les distinctions du langage courant, traquant les différents préjugés associés à l'inné, notion commune dont l'usage est tiraillé entre idéologie et science, entre glorification de la singularité et acceptation de la diversité, entre prédétermination et ouverture au possible. Ce livre plaide pour une pratique éclairée du terme inné qui rende justice à la richesse des potentiels humains.