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Le langage de la morale
Hare Richard Mervyn ; Le Bohec Jean-Baptiste ; Nau
ELIOTT EDITIONS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782493117052
Paru en 1952, cet essai consacré à la morale exposait alors un programme auquel l'auteur n'a jamais renoncé. Partant de l'idée que les énoncés moraux ne sont jamais réductibles à des assertions de faits, Hare se refuse néanmoins à les traiter comme de simples expressions d'émotions. L'enjeu, à l'heure du triomphe du positivisme logique, est de taille : soustraire le discours moral à l'accusation d'irrationalisme. Le projet au coeur de cet essai est à la fois ambitieux et modeste. Ambitieux puisqu'il s'agit de démontrer que la rationalité ne se limite pas à l'application de règles visant à faire correspondre des propositions et des faits. Employer "Devoir" , "bon" ou "juste" implique d'obéir à des règles assez rigides pour être explicitées par l'analyse, et assez souples pour permettre la créativité morale et l'adéquation avec l'expérience concrète. Modeste, car Hare s'en tient à une forme de minimalisme métaéthique : les termes évaluatifs sont ramenés à leur dimension la plus formelle, à savoir leur caractère prescriptif et universalisable.
Hare Richard Mervyn ; Bozzo-Rey Malik ; Cléro Jean
La morale n'est pas seulement affaire d'intuitions ; elle est aussi affaire de raisonnement. Si l'on apprécie spontanément le bien et le mal, le juste et l'injuste, on ne peut, face aux dilemmes éthiques, faire l'économie de l'argumentation. Dans cet ouvrage, devenu un classique incontournable de l'éthique contemporaine, Richard M. Hare propose de relier à un niveau intuitif, qui est celui du sens commun, un niveau critique, plus réflexif. Or, à ce second niveau, la logique même des concepts moraux nous conduit à adopter l'utilitarisme. L'auteur montre ici comment le calcul peut trouver sa place en morale - si nous évaluons les actions humaines non seulement à partir de nos propres valeurs présentes, mais également à la lumière de celles que nous pourrons avoir à l'avenir ou que les autres se trouvent avoir. Il affronte des questions pratiques qui concernent tous les hommes, car elles suscitent des conflits violents ; or "il est possible que la violence engloutisse le monde, si nous ne trouvons pas une manière d'en discuter rationnellement et dans l'espoir de nous accorder".
Résumé : C'est une sortie de classe exceptionnelle, les élèves embarquent dans un sous-marin, direction : les profondeurs de l'océan ! Un petit plongeur est cramponné à son fidèle appareil photo pour tout immortaliser. De la carcasse d'une frégate corsaire à un temple grec digne du mythe de l'Atlantide, il ne rate rien du spectacle. Mais qui est donc l'ombre immense qui suit le cortège depuis son arrivée ? Une rencontre surprenante dans les abysses de l'océan qui lui (nous ? ) ferait presque oublier de réémerger !
Résumé : Ce livre répond à la quête de sens, d'espoir, de libération à laquelle chacun de nous aspire. Il prône les valeurs, les vertus et les vérités délivrées par le bouddhisme de Nichiren Daishonin et nécessaires pour atteindre le bonheur. David Hare n'oblige pas à croire en un dieu, une entité, un gourou, mais en nous. Par ce texte simple, clair et pédagogique, il nous enseigne que nous sommes responsables de tout ce que nous sommes et vivons. Apprenons à connaître notre mécanisme et notre esprit propre pour mieux les maîtriser et à créer les conditions propices à l'épanouissement, à l'action. Le bonheur est contagieux.
Ouvrage majeur de la philosophie du XXe siècle, le Tractatus logico-philosophicus du philosophe autrichien Ludwig Wittgenstein a donné lieu, dès sa parution en 1921, à de très nombreuses interprétations parfois tout à fait inconciliables. Alors que Wittgenstein a lui-même présenté la distinction entre dire et montrer comme constituant à la fois son "idée principale" et le "problème cardinal de la philosophie" , il n'existe à ce jour aucun consensus parmi les spécialistes à propos de sa nature exacte. Dans cet essai, Guillaume Decauwert s'attache à élucider la portée de cette distinction à l'oeuvre dans le Tractatus pour en souligner les enjeux philosophiques, en la rattachant à la question du fondement des connaissances et aux paradoxes que suscitent les notions de réflexivité ou d'autoréférence.
Wolf Susan R. ; Dunand Stéphane ; Macedo Stephen ;
Qu'est-ce qu'une vie douée de sens ? A cette question en apparence mystérieuse et grandiose, Susan Wolf répond avec simplicité et, modestie. Une vie prend sens lorsqu'on s'engage par amour dans des activités qui le méritent. Le sens se manifeste dans nos actions, des plus quotidiennes aux plus extraordinaires : confectionner le déguisement de ses enfants, se consacrer à la recherche scientifique, à l'art ou à un sport, ou encore prendre soin de personnes aimées... Le sens, irréductible à la recherche du bonheur ou du bien moral, est une des dimensions nécessaires à une vie accomplie. Remarquablement défendue dans l'article séminal qui inaugure l'ouvrage, cette thèse fait depuis l'objet d'un vif débat dont témoignent ici les commentaires et les objections rédigés par certains des plus grands noms de la philosophie et de la psychologie morale contemporaines.
Résumé : A la question "Que devons-nous faire ? ", au coeur des réflexions éthique et politique, l'utilitarisme apporte une réponse étonnamment simple : ce qu'il est juste de faire, c'est agir en vue des conséquences les meilleures, soit le plus de bonheur ou bien être possible, pour le plus grand nombre. Les premiers penseurs utilitaristes luttèrent sans relâche pour la justice, réclamant des droits égaux pour les femmes, dénonçant l'esclavage, et militant en faveur du respect des animaux, contre les souffrances et la cruauté dont ils continuent à être les victimes. En nous exhortant à prendre en compte les intérêts de ceux que nous ignorons le plus souvent, l'utilitarisme constitue une puissante doctrine éthique, qui nous invite à interroger les principes de notre réflexion morale.
Résumé : Au cours de la dernière décennie, près de quarante mille personnes sont mortes en tentant de franchir des frontières internationales. La mort de ces migrants n'a rien de fortuit : elle résulte des politiques des Etats qui visent à contenir les populations et à contrôler l'accès aux ressources, exploitant ainsi des bassins de main-d'oeuvre bon marché, en tirant parti de réglementations sociales et environnementales laxistes. Parcourant de nombreuses régions du monde, Jones recense les milliards de dollars dépensés dans des projets de sécurité frontalière et leurs conséquences désastreuses pour les populations, confrontées aux effets du changement climatique et à l'accroissement des inégalités économiques. Si l'existence des Etats et des frontières est enracinée dans notre culture politique, Reece Jones plaide pour la reconnaissance d'un droit aussi fondamental que notre condition de sédentarité : le droit universel de circuler.