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Le duel économique franco-allemand. L'heure de vérité
Estival Jean-Pierre
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296547506
Les relations économiques franco-allemandes n'ont rien d'un grand fleuve tranquille. Relativement équilibrées jusqu'à la chute du Mur, elles n'ont pas résisté à la forte ascension multisectorielle de l'économie allemande, une fois parachevée la réhabilitation de l'ex-RDA. L'Allemagne a bâti son économie sur la théorie de l'offre, d'essence libérale, reléguant la demande domestique à un rôle second. Ses fondamentaux sont solides et éprouvés, tels que la primauté absolue de la compétitivité, la stricte orthodoxie budgétaire, la culture de stabilité, l'importance donnée à la formation professionnelle, et la création d'un socle résilient d'entreprises de taille intermédiaire (ETI), épine dorsale de son économie. Ce sont autant de facteurs décisifs qui font défaut à la France, laquelle, de son côté, cultive toujours une stratégie économique basée sur la demande, mais financée de plus en plus par emprunt. Les oppositions stratégiques des deux économies et celles de leurs grandes entreprises apparaissent de plus en plus fortes et ce nouveau duel analysé dans l'ouvrage au niveau de chaque secteur est dominé par l'Allemagne. Pourtant, de gros nuages noirs se profilent à terme sur l'avenir de cette dernière, en raison de son déclin démographique et de sa difficulté à renouveler sa gamme de production technique demeurée trop classique dans un monde dominé par la culture high-tech. Malgré cela, au niveau des deux Etats, les relations sont demeurées pourtant cordiales, car ils doivent gérer en commun un bien inestimable, l'euro, dont ils ont su profiter tous deux, mais pour des raisons strictement différentes. Sans lui, leur avenir s'assombrirait, et celui d'une l'Europe unie aussi.
La tragique pandémie du coronavirus a mis un terme au cycle du mondialisme heureux né lors de la chute du mur de Berlin. Mais, depuis deux siècles environ, le libéralisme économique avait connu beaucoup de contempteurs. Déjà, Marx avait décelé au sein du capitalisme des contradictions majeures qui, selon lui, ne pouvaient que le conduire à un effondrement donnant le jour à un monde sans classe. Keynes, réfutant l'idée de la "main invisible" et d'un marché autorégulateur, avait aussi décelé une faille majeure du système, mais pour éviter son effondrement, il préconisait une intervention majeure de l'Etat pour rétablir les grands équilibres. Le communisme est mort, mais pas la pensée marxiste qui compte un peu partout de nombreux adeptes. La pensée de Keynes a failli mourir après des années de gloire, mais elle est redevenue de haute actualité lors des crises systémiques de 2008 et de 2020. Mais d'autres opposants au libéralisme ont vu le jour avec les nouveaux théoriciens de l'écologie pour qui le capitalisme est à l'origine des maux de notre planète. Puis, la pandémie actuelle a généré de nouveaux contestataires accusant le libéralisme d'avoir bradé aux pays émergents l'essentiel de nos activités stratégiques, y compris sanitaires. Le libéralisme assailli de toutes parts est désormais contraint de se redéfinir pour se mettre au service des besoins sociétaux. Du succès ou non de cette révolution idéologique dépendra l'avenir de notre monde.
Une analyse approfondie de la crise syrienne démontre que, loin d'être une simple révolte populaire contre un régime tyrannique, le soulèvement est le fait d'une fraction du peuple, essentiellement sunnite, et mue par une soif de revanche depuis l'écrasement des fondamentalistes en 1982. Les minorités se sont tenues à l'écart. Dans ce pays multiethnique et multiconfessionnel, le conflit actuel est redevenu, comme dans le passé, une violente guerre intercommunautaire. En soutenant une coalition d'opposants dominée désormais par des islamistes, l'Occident n'a pas fait le meilleur choix.
Nos comptes extérieurs structurellement déficitaires sont un révélateur de notre incapacité à affronter la compétition internationale. Jusqu'ici, notre appartenance à l'euro nous a permis de camoufler nos défaillances grâce aux performances vertueuses des pays à excédent. Ce parapluie monétaire nous protège, nous épargnant toute catastrophe économique. Cette situation ne sera pas éternelle, nos faiblesses structurelles finiront par apparaître au grand jour. Malgré le regain de conjoncture internationale des 18 derniers mois, la France n'a pas retrouvé le niveau des nations vertueuses. En conséquence, la croissance française est toujours inhibée par un taux de chômage structurel limitant le taux de croissance potentiel à 2 %. Chômage de masse et absence de main-dceuvre spécialisée cohabitent pour constituer un cocktail explosif. Notre production industrielle régresse toujours pour n'atteindre que 11,8 % de notre PIB, un des plus faibles pourcentages parmi les pays développés. Toute stimulation de la demande se heurte à la fois à la rigidité de notre croissance et à notre système industriel en déclin, augmentant alors nos importations. Notre sidérurgie représente 0,1 % de la production mondiale. La vétusté de notre industrie présente un différentiel moyen de 19 ans avec celui de l'Allemagne, entraînant une perte de compétitivité qui rejaillit sur les marges de nos entreprises et leur capacité d'innovation. Notre compétitivité "hors coût" est insuffisante tandis qu'un manque de productivité réduit notre compétitivité "coût", expliquant la chute de nos transactions dans le commerce mondial et dans la zone euro. Baisse de nos exportations et hausse de nos importations sapent nos comptes extérieurs, induisant un endettement permanent. Le déclin s'amplifiera avec les guerres commerciales minant notre indépendance et notre liberté dans le concert des nations, dans l'indifférence de nos concitoyens.
Le chaos créé dans les pays arabo-musulmans après les révolutions a favorisé les deux grandes nébuleuses djihadistes Al Nosra et Da'ech. Tant que ces groupes étaient circonscrits au champ de bataille syrien, l'Occident a fermé les yeux. L'invasion du quart de l'Irak a poussé l'Amérique à organiser dans la précipitation une contre-offensive avec des alliés qui pour certains ont aidé ces organisations djihadistes à prospérer. Les pyromanes jouent le rôle de pompier... L'auteur craint que cette situation n'aboutisse à une "somalisation" d'une des plus riches régions du globe.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.