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La malédiction des comptes extérieurs de la France. Notre pays à l'épreuve de ses médiocres performa
Estival Jean-Pierre
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343151113
Nos comptes extérieurs structurellement déficitaires sont un révélateur de notre incapacité à affronter la compétition internationale. Jusqu'ici, notre appartenance à l'euro nous a permis de camoufler nos défaillances grâce aux performances vertueuses des pays à excédent. Ce parapluie monétaire nous protège, nous épargnant toute catastrophe économique. Cette situation ne sera pas éternelle, nos faiblesses structurelles finiront par apparaître au grand jour. Malgré le regain de conjoncture internationale des 18 derniers mois, la France n'a pas retrouvé le niveau des nations vertueuses. En conséquence, la croissance française est toujours inhibée par un taux de chômage structurel limitant le taux de croissance potentiel à 2 %. Chômage de masse et absence de main-dceuvre spécialisée cohabitent pour constituer un cocktail explosif. Notre production industrielle régresse toujours pour n'atteindre que 11,8 % de notre PIB, un des plus faibles pourcentages parmi les pays développés. Toute stimulation de la demande se heurte à la fois à la rigidité de notre croissance et à notre système industriel en déclin, augmentant alors nos importations. Notre sidérurgie représente 0,1 % de la production mondiale. La vétusté de notre industrie présente un différentiel moyen de 19 ans avec celui de l'Allemagne, entraînant une perte de compétitivité qui rejaillit sur les marges de nos entreprises et leur capacité d'innovation. Notre compétitivité "hors coût" est insuffisante tandis qu'un manque de productivité réduit notre compétitivité "coût", expliquant la chute de nos transactions dans le commerce mondial et dans la zone euro. Baisse de nos exportations et hausse de nos importations sapent nos comptes extérieurs, induisant un endettement permanent. Le déclin s'amplifiera avec les guerres commerciales minant notre indépendance et notre liberté dans le concert des nations, dans l'indifférence de nos concitoyens.
L'Europe incrédule et favorable aux régimes arabes en place ne pouvait s'imaginer que la révolution du jasmin aurait des conséquences sur tout le monde arabe. La Tunisie est ainsi devenue, malgré elle, l'épicentre d'un véritable tremblement de terre. L'onde de choc s'est vite propagée avec partout des motivations identiques en matière de liberté, de dignité et de justice sociale. Le sort de ces insurrections sera pourtant des plus variés : réprimées au Bahreïn, étouffées en Algérie, canalisées en Jordanie et au Maroc, elles déferleront avec violence en Egypte, en Libye, provoquant la chute des régimes en place. Tandis que la révolution égyptienne évolue vers une coalition militaro-islamiste, celle de la Libye qui a entraîné l'intervention des puissances étrangères est très incertaine. Le Yémen, débarrassé de son dictateur, semble évoluer vers une guerre civile. Quant à la Syrie, fruit de toutes les convoitises en raison de sa position géographique, elle voit son conflit s'internationaliser. Au-delà de cette recomposition géostratégique, ce sont les fondements de la civilisation occidentale qui semblent être ébranlés avec la fusion des pouvoirs civil et religieux et l'avènement d'un nouveau concept de démocratie musulmane. Dans ce contexte de nouvelles tensions, le dialogue Nord /Sud sera rendu plus difficile, mais il n'en demeurera pas moins primordial pour éviter le fameux "choc des civilisations".
Face aux révolutions arabes, les Etats occidentaux ont tenu de beaux discours de compassion, mais dans les faits, ils ont très peu agi dans la sphère humanitaire, se reposant sur les milliers d'ONG qui ont répondu à l'appel de leur seule conscience. Demain, ce phénomène s'amplifiera et il ne sera pas sans conséquence ; la société civile revendiquant de plus en plus un pouvoir que l'ordre politique actuel n'est pas prêt à céder.
Une analyse approfondie de la crise syrienne démontre que, loin d'être une simple révolte populaire contre un régime tyrannique, le soulèvement est le fait d'une fraction du peuple, essentiellement sunnite, et mue par une soif de revanche depuis l'écrasement des fondamentalistes en 1982. Les minorités se sont tenues à l'écart. Dans ce pays multiethnique et multiconfessionnel, le conflit actuel est redevenu, comme dans le passé, une violente guerre intercommunautaire. En soutenant une coalition d'opposants dominée désormais par des islamistes, l'Occident n'a pas fait le meilleur choix.
Les relations économiques franco-allemandes n'ont rien d'un grand fleuve tranquille. Relativement équilibrées jusqu'à la chute du Mur, elles n'ont pas résisté à la forte ascension multisectorielle de l'économie allemande, une fois parachevée la réhabilitation de l'ex-RDA. L'Allemagne a bâti son économie sur la théorie de l'offre, d'essence libérale, reléguant la demande domestique à un rôle second. Ses fondamentaux sont solides et éprouvés, tels que la primauté absolue de la compétitivité, la stricte orthodoxie budgétaire, la culture de stabilité, l'importance donnée à la formation professionnelle, et la création d'un socle résilient d'entreprises de taille intermédiaire (ETI), épine dorsale de son économie. Ce sont autant de facteurs décisifs qui font défaut à la France, laquelle, de son côté, cultive toujours une stratégie économique basée sur la demande, mais financée de plus en plus par emprunt. Les oppositions stratégiques des deux économies et celles de leurs grandes entreprises apparaissent de plus en plus fortes et ce nouveau duel analysé dans l'ouvrage au niveau de chaque secteur est dominé par l'Allemagne. Pourtant, de gros nuages noirs se profilent à terme sur l'avenir de cette dernière, en raison de son déclin démographique et de sa difficulté à renouveler sa gamme de production technique demeurée trop classique dans un monde dominé par la culture high-tech. Malgré cela, au niveau des deux Etats, les relations sont demeurées pourtant cordiales, car ils doivent gérer en commun un bien inestimable, l'euro, dont ils ont su profiter tous deux, mais pour des raisons strictement différentes. Sans lui, leur avenir s'assombrirait, et celui d'une l'Europe unie aussi.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.