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L'Europe face au printemps arabe. De l'espoir à l'inquiétude
Estival Jean-Pierre
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296966079
L'Europe incrédule et favorable aux régimes arabes en place ne pouvait s'imaginer que la révolution du jasmin aurait des conséquences sur tout le monde arabe. La Tunisie est ainsi devenue, malgré elle, l'épicentre d'un véritable tremblement de terre. L'onde de choc s'est vite propagée avec partout des motivations identiques en matière de liberté, de dignité et de justice sociale. Le sort de ces insurrections sera pourtant des plus variés : réprimées au Bahreïn, étouffées en Algérie, canalisées en Jordanie et au Maroc, elles déferleront avec violence en Egypte, en Libye, provoquant la chute des régimes en place. Tandis que la révolution égyptienne évolue vers une coalition militaro-islamiste, celle de la Libye qui a entraîné l'intervention des puissances étrangères est très incertaine. Le Yémen, débarrassé de son dictateur, semble évoluer vers une guerre civile. Quant à la Syrie, fruit de toutes les convoitises en raison de sa position géographique, elle voit son conflit s'internationaliser. Au-delà de cette recomposition géostratégique, ce sont les fondements de la civilisation occidentale qui semblent être ébranlés avec la fusion des pouvoirs civil et religieux et l'avènement d'un nouveau concept de démocratie musulmane. Dans ce contexte de nouvelles tensions, le dialogue Nord /Sud sera rendu plus difficile, mais il n'en demeurera pas moins primordial pour éviter le fameux "choc des civilisations".
Le sang n'a pas fini de couler en Orient comme le prévoyait l'écrivain syrien Adonis. Haine religieuse entre sunnites et chiites, guerre contre Daech inopérante du fait de l'hétérogénéité de la coalition, rivalité irano-saoudienne, défaut de stratégie claire de l'Amérique, échec des négociations de paix en Syrie et au Yémen, agonie de l'Irak, tout cela laisse à penser que les guerres d'Orient vont continuer, tandis que l'implosion des frontières héritées de Sykes-Picot est annoncée et que l'Europe se déchire sur la crise migratoire.
L'espoir en un avenir démocratique que les révolutions arabes ont fait naître dès 2011 a été vite déçu. Les mouvements islamistes, auréolés de leur passé et financés par les pétromonarchies, n'ont eu aucune difficulté à accéder au pouvoir par les urnes. Si le Roi du Maroc a su canaliser cette vague verte, en revanche une chape de plomb est tombée sur la Tunisie et l'Egypte au nom du principe que "l'islam est la solution". Ces dérives sectaires ne peuvent conduire qu'à de nouvelles révolutions.
Les pays défavorisés du Levant veulent augmenter leurs maigres ressources en s'appropriant le maximum de richesses gazières offshore. Leur partage est une source de conflits, et les protagonistes sont loin d'être tous des Etats amis. Israël et le Liban n'ont même pas de relations diplomatiques. La Grèce et la Turquie sont dans un état de guerre larvée permanente. Ankara veut imposer à la République de Chypre un Etat chypriote turc indépendant (RTCN) pour avoir un accès naturel aux richesses gazières offshore de file. L'accord entre l'ex-GNA libyen et la Turquie a eu pour but de torpiller les accords de délimitation maritime des autres protagonistes. L'Egypte est vent debout contre l'hégémonisme turc qui se nourrit de l'appui financier du Qatar, ennemi de l'Egypte, laquelle est appuyée par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. La Turquie voudrait pourtant se rapprocher de l'Egypte quitte à sacrifier ses "Frères musulmans" pour évincer la Grèce et Chypre de la mer Egée. Pour mieux anéantir le projet de gazoduc EastMed, la Turquie veut faire la paix avec Israël en lui proposant une autre liaison plus rentable et en lui promettant un pacte anti-Iran. La Turquie essaie aussi de se rapprocher de l'Arabie saoudite en lui offrant une assistance militaire au Yémen en échange d'une coopération énergétique. La Syrie revendique aussi usa part de ressource offshore" remettant à plus tard son véritable combat avec l'aide vraisemblable de la Russie, qui deviendra alors un acteur énergétique redoutable au Levant. LUE et l'OTAN ont capitulé face à la Turquie. Rien n'est en fait réglé, la guerre tiède des derniers mois dégénérera à nouveau.
L'Occident, après une période de forte domination, fait face à une période délicate de son histoire. La plupart des ressources qui alimentent sa croissance ne lui appartiennent plus et sont détenues par les pays du Sud et les nouvelles puissances montantes que sont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine (BRIC). Ces nouveaux pays participent déjà à près de 50% du PIB mondial, et leurs ambitions planétaires vont se heurter à celles de l'Occident pour la conquête des marchés mondiaux, la sécurisation des approvisionnements et des routes y afférant. Cette guerre économique annoncée va voir s'affronter la Chine, le Japon, l'Inde (déjà pour la maîtrise du continent asiatique) mais aussi la Russie, dont les hydrocarbures constituent une arme efficace, un continent sud-américain revendicatif, riche de ses potentialités et regroupé dans un marché commun, les Etats-Unis affaiblis par la crise et ses déséquilibres économiques mais désireux de conserver leur suprématie dans le monde, et enfin le continent européen, théoriquement uni, mais déchiré par des intérêts divergents. Si aucune victoire n'est écrite d'avance, la guerre économique mondiale a commencé: le Caucase, le Moyen-Orient, l'Afrique et l'Amérique latine en constitueront autant d'épicentres.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.