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Le Bâtiment de pierre
Erdogan Asli ; Descat Jean
ACTES SUD
6,90 €
Épuisé
EAN :9782330076047
Ce texte s?enracine au coeur de l?onirisme, à la frontière du visible et de l?invisible, entre la mémoire, le rêve et le cri d?une femme ayant été enfermée dans le ?Bâtiment de pierre?. Dans cette prison, cet enfer, grand nombre d?hommes, de femmes et d?enfants décrétés opposants au gouvernement turc sont morts sous la torture. Des militants politiques (de gauche en particulier), des intellectuels récalcitrants à la censure, des gosses des rues petits voleurs de misère, s?y sont trouvés pris au piège. De ce monde de terreur véritable, la narratrice de ce récit est pourtant revenue. Mais elle ne survit qu?en apparence. Car depuis, le choeur des hommes et celui des ombres ne la quittent plus. Et sa voix, telle une étrange élégie, conte l?angoisse des nuits passées dans un espace toujours plus réduit par l?obscurité, la solitude, les sons de plus en plus identifiables, l?avancée de l?angoisse, l?imminence de la chute dans le plus effroyable des labyrinthes existentiels. En ces lieux de vertige, la jeune femme va néanmoins croiser un ange, un homme qui au matin s?est éteint en lui laissant ses yeux : comme si la mort était un point d?éternité, toi tu es resté au beau milieu d?une phrase que l?aube n?a pas pu t?arracher. A la croisée de la culpabilité, de la conscience de l?avancée inexorable du temps, du désir de mémoire, de l?amour et de la douleur du souvenir, ce livre est un chant qui, malgré la dureté de son sujet, dégage une inconcevable et paradoxale douceur. Comme toujours chez Erdogan, la langue possède cette qualité de pureté et de tranchant qui permet d?exprimer la conscience troublée et troublante d?une âme livrée à la sauvagerie de la torture mais qui s?en échappe pour planer telle une âme errante au-dessus des humains. Un texte qui s?étire et se déploie entre pureté, poésie et horreur du corps souffrant. Un texte rare sur l?un des non-dits de la vie turque.
Un souvenir est un pont qui se tend vers le passé, un pont de bois fragile, prêt à s'écrouler." Un an après la mort de son amour, incapable de rester à Istanbul, un homme se perd dans le vaste monde. Sur les rives du lac Léman, il reprend ses carnets et revisite son histoire perdue. Six femmes cheminent sur un sentier de montagne. A peine vêtues, elles se dirigent vers un torrent écumant. Mais quelques beaux jeunes gens troublent leur cortège et viennent perturber l'accomplissement d'un rite étrange. Une jeune schizophrène est convoquée par les médecins, un événement qu'elle va vivre, commenter, interpréter à la faveur de son imaginaire. Face à la prison, une femme attend le jour. Elle relit les lettres censurées de celui qu'elle aime, tente de se croire différente depuis qu'elle est enceinte. Sur le mode d'une brillante évocation d'un moment de rupture qui va précipiter le narrateur dans l'infini voyage, d'une réflexion élégiaque sur le temps qui passe, d'un rituel envoûtant à l'humour dionysiaque ou d'une parodie très politique d'un séjour en hôpital psychiatrique, ces récits aux limites du réalisme sont toujours en écho avec l'état de la Turquie contemporaine. Ils entraînent le lecteur dans une plongée magistrale, au coeur même de l'oeuvre d'Asli Erdogan.
Résumé : Une jeune chercheuse en physique nucléaire est invitée dans le cadre d'un séminaire aux Caraïbes. Très rapidement elle choisit d'échapper au groupe étriqué rassemblé dans un hôtel de luxe afin d'aller explorer aux alentours les plages encore sauvages. C'est là qu'elle rencontre Tony, l'Homme Coquillage, un être au physique rugueux et quasi effrayant mais dont les cicatrices la fascinent immédiatement.
Ce texte est un requiem à la mémoire d'une solitude, celle de l'auteure au coeur de son pays perdu. De l'enfance à la maturité tourmentée par l'engagement politique, esthétique et féministe, Asli Erdogan dévoile ici une existence tendue depuis toujours vers la nécessité d'écrire. Au centre de cet art poétique se dresse, sublime, la ville d'Istanbul, telle une matrice vertigineuse. Et les ruelles de Galata, quartier tant aimé, arpenté, labyrinthe grand ouvert sur le Bosphore.
Entre mon vrai visage et son reflet dans la vitre, le temps et le néant, parmi tout ce qui ne peut-être dit avec des mots. Je suis là, à cette heure sombre où j'aurais souhaité être ailleurs, dans un autre temps. Je suis dans la nuit, toujours la même, infinie, la nuit ambrée.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Chagrins précoces, ce sont des esquisses dans un bloc-notes, en couleurs certes ; Jardin, cendre est un dessin au graphite sur toile par-dessus lequel s'est imposée la palette sombre de Sablier, couleurs épaisses, pâteuses, qui ont recouvert les contours tracés au graphite, et la première esquisse a perdu son importance et cessé d'avoir un sens. Sablier est donc le troisième et dernier volet du cycle de famille, du cirque de famille, et je pense que ce n'est qu'ainsi, en une sorte de trilogie, de triptyque, que ces livres trouvent leur véritable sens de Bildungsroman. En effet, liés de la sorte, ils mettent en évidence sur des plans différents, en un parallélisme bizarre, non seulement le développement des deux personnages principaux, qui dans ces livres se cherchent et se complètent, mais également la maturation de ces deux individus sur le plan de la création : si le narrateur peut être identifié à l'auteur, ces trois livres, dans cet ordre, sont aussi d'une certaine façon un roman de formation littéraire.
La mort est intiment liée à la vie, c'est une évidence. Bessian, un écrivain avide de connaissances sur les coutumes qui régissent la vie des montagnards albanais, en est persuadé. Pourtant, alors qu'il entreprend avec sa femme Diane leur voyage de noces dans les lointaines contrées du Rrafsh, il imagine pouvoir garder ce regard extérieur qui les protégera du tragique. Or, le destin semble en avoir décidé autrement. Le couple ne tarde pas à croiser le chemin de Gjorg, un jeune montagnard qui, pour respecter les lois ancestrales du kanun, vient de venger son frère en tuant son meurtrier. C'est donc désormais à Gjorg de fuir celui, qui pour laver son honneur, doit à son tour lui ôter la vie...Ismaïl Kadaré plonge, avec le souci d'une littérature sobre et juste, dans l'histoire de l'Albanie et de ses coutumes. Donnant de sa patrie une image qui est loin d'être toujours lumineuse, il garde pour lui le langage de la vérité et d'un amour fou pour son peuple. L'histoire qu'il nous conte, tragédie ultime d'individus en quête de liberté, possède la beauté des contes sacrés. --Hector Chavez
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.