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Bretagne : migrations et identité
Epron Aurélie ; Le Coadic Ronan
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753553705
Si chaque migration est une aventure humaine, que deviennent les migrantes dans leur pays d'accueil ? Cherchent-ils à conserver leur identité d'origine, leurs pratiques et leurs valeurs, voire à les cultiver ? Cherchent-ils, au contraire, à se rendre invisibles et à se fondre dans la population d'accueil ? Comment sont-ils accueillis et comment leurs différences sont-elles perçues ? En un mot, quelles sont les relations entre migrations et identité ? Tel est l'objet du présent livre qui, après une première partie théorique, est consacré au cas breton. Pourquoi étudier les migrations bretonnes ? Parce que, curieusement ? alors que, depuis le XIXe siècle, des centaines de milliers de Bretons ont migré vers Paris, la France et le monde ?, peu de travaux scientifiques leur ont été consacrés. En outre, les migrations vers la Bretagne, relativement faibles numériquement jusqu'à ces dernières années, sont souvent méconnues : cette Bretagne d'où l'on migre serait-elle également terre d'immigration ? Depuis quand ? Qui sont les migrants qui y vivent ? Le présent ouvrage n'a pas l'ambition de fournir une synthèse scientifique d'ensemble sur l'émigration et l'immigration bretonnes. En revanche, ses auteures espèrent, par leurs contributions, susciter l'intérêt de la communauté scientifique et du grand public pour un sujet qui mériterait de plus amples recherches.
Ulysse", c'est le surnom donné par l'autorité militaire israélienne à ce drôle de prisonnier, attrapé en pleine mer sur un radeau fait de bouteilles en plastique. Cet Israélien a tenté de forcer le blocus infligé à la bande de Gaza. Professeur, il partait (dit-il) pour enseigner la littérature russe. Parce qu'un million et demi de personnes enfermées sur cette bande de terre si étroite ont besoin d'espace, d'étendues infinies, que seule la littérature russe peut leur offrir : "C'est un vent qui s'élève plus haut que leurs cerfs-volants sur la plage..." Ulysse à Gaza se déroule de nos jours en Israël et interroge la responsabilité collective dans l'enfermement des Gazaouis. A travers le personnage d'Isakov, l'avocat d'Ulysse, acculé dans sa vie professionnelle et personnelle par un procureur cynique, un associé douteux et une femme volage, Gilad Evron livre le paradoxe de l'Israélien et montre l'universalité de cette question. Utopique et politique, cette pièce révèle la clairvoyance de l'auteur sur la complexité de la société dans laquelle il vit, portant un regard aguerri sur le conflit du Proche-Orient.
Ariadna Efron (1912-1975), fille de la grande poétesse Marina Tsvetaeva, aura passé quinze ans de sa vie reléguée dans un univers inhumain... et elle aura réussi à y vivre libre - intérieurement s'entend. Cette "Chronique" l'y aide: en fait de chronique, une riche succession de lettres qu'elle adresse à ses proches, ignorant que l'horreur, dans le monde ordinaire qui lui est désormais interdit, a fait aussi des progrès (dès la première de ces lettres, datée d'avril 1942, on a le coeur serré:Ariadna demande des nouvelles de sa mère, l'être qui lui tient le plus à coeur... laquelle s'est suicidée l'été précédent). Emprisonnée en 1939, "libérée" en 1947 mais presque aussitôt renvoyée dans un camp du Grand Nord, la jeune femme écrit aux siens comme si sa vie dépendait de ces feuillets jetés au vent. Elle consacre aussi un texte de souvenirs à son enfance et à la figure de sa mère: un document poignant qui éclaire en particulier d'un jour neuf le destin pathétique de Marina Tsvetaeva - dont Ariadna, dans les dernières années de sa vie, rassemblera patiemment l'oeuvre dispersée. Au total, ce livre intime et fervent nous laisse une impression étrange celle d'avoir connu comme une amie, comme une soeur, cette jeune fille puis cette femme à qui toute liberté pendant quinze ans aura été refusée, et qui malgré cela va droitement son chemin... et trouve encore le moyen de nous aider, par-delà la distance et les années, à conduire le nôtre.
Ils sont beaux, riches, américains. Ils ont décidé de partir ensemble découvrir Rome, puis Syracuse. Michael est écrivain, ancien lauréat du prix Pulitzer. Sa femme Lizzie est une journaliste en perte de vitesse. Finn est restaurateur et Taylor, son épouse, se dévoue entièrement à l'éducation de leur fille unique, Snow, une enfant énigmatique qui fait aussi partie du voyage. Tout est en place pour qu'ils passent des vacances de rêve dans des sites enchanteurs. Mais chacun arrive avec ses secrets, ses mensonges, ses non-dits, ses désirs inassouvis. Et petit à petit, dans les ruelles de la Sicile baroque, se noue un roman d'amour et de trahison au suspense implacable, où les personnages avancent à la fois masqués et aveugles. D'une justesse à faire froid dans le dos. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine. Comme dans un roman de Patricia Highsmith, le dénouement apparaît aussi vicieux que vénéneux. Nathalie Dupuis, Elle. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claire Desserrey.
Terriblement humain met en scène deux couples de voisins et un médecin confrontés au problème des migrants. Si le premier couple appartient à la bourgeoisie aisée, ouverte sur le monde et a priori éclairée, le second est issu d'un milieu rural, populaire et pratiquant. Le migrant est incarné par un homme noir venu à pied de la Corne de l'Afrique pour témoigner de l'injustice qui lui a été faite et mourir. Quant au médecin, ancien bénévole dans une ONG en Afrique, il ne peut que constater, une fois de plus, son impuissance.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.