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Ulysse à Gaza
Evron Gilad ; Wexler Zohar
THEATRALES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782842606091
Ulysse", c'est le surnom donné par l'autorité militaire israélienne à ce drôle de prisonnier, attrapé en pleine mer sur un radeau fait de bouteilles en plastique. Cet Israélien a tenté de forcer le blocus infligé à la bande de Gaza. Professeur, il partait (dit-il) pour enseigner la littérature russe. Parce qu'un million et demi de personnes enfermées sur cette bande de terre si étroite ont besoin d'espace, d'étendues infinies, que seule la littérature russe peut leur offrir : "C'est un vent qui s'élève plus haut que leurs cerfs-volants sur la plage..." Ulysse à Gaza se déroule de nos jours en Israël et interroge la responsabilité collective dans l'enfermement des Gazaouis. A travers le personnage d'Isakov, l'avocat d'Ulysse, acculé dans sa vie professionnelle et personnelle par un procureur cynique, un associé douteux et une femme volage, Gilad Evron livre le paradoxe de l'Israélien et montre l'universalité de cette question. Utopique et politique, cette pièce révèle la clairvoyance de l'auteur sur la complexité de la société dans laquelle il vit, portant un regard aguerri sur le conflit du Proche-Orient.
Résumé : Fils de la poétesse Marina Tsvetaeva, Gueorgui Efron, que l'on appelait Murr, est né en Tchécoslovaquie, le 1er février 1925 et a grandi en France jusqu'à l'âge de quatorze ans. En 1937, son père et sa soeur retournent en URSS, suivis en 1939, par Marina et Murr. Après l'arrestation d'Ariadna et de Sergueï Efron, Gueorgui et sa mère restent seuls, contraints de déménager et de vivre des maigres revenus de Tsvetaeva. Au début de la guerre, Marina Tsvetaeva et son fils sont évacués à Elabouga. Submergée par la misère, la solitude et l'incompréhension, elle se suicide le 31 août 1941. Envoyé au front, son fils fut tué au combat le 7 juillet 1944. Murr commence à tenir son Journal dès son arrivée en URSS. Les dernières notes datent d'août 1943, quelques mois avant sa mort. La première partie de ce document plonge dans la réalité soviétique la plus ordinaire et la plus brutale qui soit. Sa force vient de la disproportion entre sa banalité et les grands bouleversements dont il se fait l'écho. Gueorgui Efron ouvre une Fenêtre sur le monde pour se livrer à une observation continue de l'ordinaire soviétique. Il note une foule de pensées et d'émotions, de faits et de détails quotidiens qui évoquent l'atmosphère de Moscou sous la Terreur, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie s'ouvre sur la terrible année 1941. C'est l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, l'évacuation précipitée en Tatarie, puis le suicide de Tsvetaeva. Murr, devenu orphelin, désormais livré à lui-même, commence une vie errante et incertaine. Le Journal prend alors une autre dimension et devient un témoignage sur la survie. L'obsession de la faim devient le leitmotiv des années 1942-1943, elle ne le quitte jamais. Quelque chose se brise dans la personnalité du jeune homme. Mais le Journal continue de s'écrire. La vie devient plus oppressante, et se trouve suspendue aux ordres arbitraires. La descente aux enfers se fait en temps réel ; le document est saisissant, non par la puissance de l'émotion, mais par l'adhérence matérielle à la situation, face aux horreurs impassibles du quotidien. L'écriture devient un état second. Le cahier s'arrête lorsque son auteur est happé par la guerre, lorsqu'il n'y a plus de papier ni de crayon.
Ariadna Efron (1912-1975), fille de la grande poétesse Marina Tsvetaeva, aura passé quinze ans de sa vie reléguée dans un univers inhumain... et elle aura réussi à y vivre libre - intérieurement s'entend. Cette "Chronique" l'y aide: en fait de chronique, une riche succession de lettres qu'elle adresse à ses proches, ignorant que l'horreur, dans le monde ordinaire qui lui est désormais interdit, a fait aussi des progrès (dès la première de ces lettres, datée d'avril 1942, on a le coeur serré:Ariadna demande des nouvelles de sa mère, l'être qui lui tient le plus à coeur... laquelle s'est suicidée l'été précédent). Emprisonnée en 1939, "libérée" en 1947 mais presque aussitôt renvoyée dans un camp du Grand Nord, la jeune femme écrit aux siens comme si sa vie dépendait de ces feuillets jetés au vent. Elle consacre aussi un texte de souvenirs à son enfance et à la figure de sa mère: un document poignant qui éclaire en particulier d'un jour neuf le destin pathétique de Marina Tsvetaeva - dont Ariadna, dans les dernières années de sa vie, rassemblera patiemment l'oeuvre dispersée. Au total, ce livre intime et fervent nous laisse une impression étrange celle d'avoir connu comme une amie, comme une soeur, cette jeune fille puis cette femme à qui toute liberté pendant quinze ans aura été refusée, et qui malgré cela va droitement son chemin... et trouve encore le moyen de nous aider, par-delà la distance et les années, à conduire le nôtre.
Résumé : Un petit ouvrage indispensable pour tous les enseignants et formateurs qui se posent des questions sur les pistes pédagogiques à mettre en oeuvre au quotidien pour une école plus inclusive. Un ouvrage écrit pour les enseignants et non les professionnels de santé : il explicite les différents troubles des élèves sous l'angle de leurs incidences sur les apprentissages et propose des pistes pédagogiques précises, simples et adaptées pour mener tous les enfants vers la réussite. Y sont présentés les troubles des fonctions cognitives, des fonctions motrices, de la vision, de l'audition, le polyhandicap et les troubles des apprentissages.
Si chaque migration est une aventure humaine, que deviennent les migrantes dans leur pays d'accueil ? Cherchent-ils à conserver leur identité d'origine, leurs pratiques et leurs valeurs, voire à les cultiver ? Cherchent-ils, au contraire, à se rendre invisibles et à se fondre dans la population d'accueil ? Comment sont-ils accueillis et comment leurs différences sont-elles perçues ? En un mot, quelles sont les relations entre migrations et identité ? Tel est l'objet du présent livre qui, après une première partie théorique, est consacré au cas breton. Pourquoi étudier les migrations bretonnes ? Parce que, curieusement ? alors que, depuis le XIXe siècle, des centaines de milliers de Bretons ont migré vers Paris, la France et le monde ?, peu de travaux scientifiques leur ont été consacrés. En outre, les migrations vers la Bretagne, relativement faibles numériquement jusqu'à ces dernières années, sont souvent méconnues : cette Bretagne d'où l'on migre serait-elle également terre d'immigration ? Depuis quand ? Qui sont les migrants qui y vivent ? Le présent ouvrage n'a pas l'ambition de fournir une synthèse scientifique d'ensemble sur l'émigration et l'immigration bretonnes. En revanche, ses auteures espèrent, par leurs contributions, susciter l'intérêt de la communauté scientifique et du grand public pour un sujet qui mériterait de plus amples recherches.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Qui n'a jamais entendu le nom d'Antigone ? Celle qui se dresse contre l'injustice demeure plus que jamais une source d'inspiration et un modèle. Suzanne Lebeau s'est emparée de ce mythe pour le raconter à hauteur d'adolescente. Depuis la méprise fatale d'OEdipe, tuant son père et épousant sa mère, jusqu'à la révolte d'Antigone, refusant de laisser son frère sans tombeau et enfreignant l'interdit de son oncle Créon, elle redonne vie à cette histoire terrible et fascinante. Mêlant le récit du choeur aux voix de Créon et d'Antigone, la pièce dévoile toute la complexité des liens du sang et interroge : que doit-on suivre, la loi ou notre conscience ? Qu'est-ce que gagner veut dire ?