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Homme et femme, icônes de Dieu
Éon Danielle
CERF
27,50 €
Épuisé
EAN :9782204118811
Qu'est-ce qu'un homme, qu'est-ce qu'une femme, qu'est-ce qu'être père et qu'est-ce qu'être mère ? Que veut dire avoir été créé à l'image de Dieu quand on affirme, dans le même temps, que le divin est Père, Fils et Esprit ? La femme est-elle appelée à suivre le Christ comme les hommes ? Au fil des siècles, les réponses des penseurs et de l'Eglise se révèlent souvent être davantage le produit de représentations d'une époque que le reflet d'une vérité satisfaisante sur la différence des sexes. Ainsi, la vocation féminine, hier malmenée par certains philosophes et les théologiens, aujourd'hui écartelée entre la théorie du genre et le poncif d'une féminité " naturellement " portée vers le service, malgré la reconnaissance progressive de l'égale dignité homme/femme, cherche-t-elle encore sa juste place dans une société où Dieu l'a voulue. Sans agressivité, Danielle Eon déconstruit préjugés et grandes théories pour explorer sur un plan trinitaire les implications concrètes d'une certitude historiquement oblitérée : "homme et femme Il les créa".
L'administration accorde une grande importance au langage, au point de laisser penser à ses agents qu'il n'y a rien de plus important. Les agents de l'administration ont donc toujours quelque chose à dire. Ils estiment aussi que tout ce qui est dit devrait l'être d'une autre façon. Enfin, s'ils continuent de croire qu'il y a forcément quelque chose de plus important que le langage, c'est dans le seul but d'en parler. Parallèlement, ces agents ne prêtent aucune attention à des mots qui reviennent sans cesse dans les innombrables textes, "petites notes" , comptes rendus, explications, rapports, que l'administration attend d'eux. J'en ai collecté quelques-uns, comme "permettre" , "dans le cadre de..." ou encore "en matière de..." . Il m'a semblé que ces mots et expressions dérivaient, isolés, comme s'ils étaient retranchés du langage. J'ai alors cherché le plus loin possible dans leur platitude et leur insignifiance de quoi faire une autre expérience de l'importance du langage.
Résumé : Dans le livre un, nous avons laissé le peuple Sélène terrorisé par les projets d'extinction fomentés par leurs ennemis "d'en bas". Nous verrons dans ce deuxième épisode qu'on peut sauver sa liberté et même son existence à force de courage et de ruse. Mais la victoire éphémère ne conduit-elle pas à de pires vicissitudes, parfois même à la perte de l'âme ? La paix retrouvée ne cache-t-elle pas les germes infernaux d'une autre guerre ?
Cargèse est une petite ville, située à 52 kilomètres au nord d'Ajaccio. C'est aujourd'hui une très agréable station balnéaire aux extrémités nord du golfe de Sagone. Cependant, le visiteur peut être étonné de la présence de deux églises en vis-à-vis car il ne peut deviner l'histoire mouvementée de ce village, né de l'exil de la population maniote de Vitylo (Péloponnèse). En 1676, ces populations, fuyant l'oppression ottomane, demandèrent et obtinrent de la République de Gènes, alors métropole de la Corse, la possibilité de s'installer à Paomia. Après avoir traversé guerres et conflits au cours du XVIllesiècle, les Cargésiens purent, à partir du XIXe siècle, vivre en paix sur cette terre qui étaient devenue, à bon droit, la leur. Ils en firent l'un des lieux les plus charmants de cette côte magnifique de "l'île de Beauté".
Résumé : Dans le livre un, nous avons laissé le peuple de l'astre des nuits, les Sélènes, terrorisés par les projets d'extinction fomentés par leurs ennemis "d'en bas". Dans le deuxième épisode, par un fantastique retournement de situation, ils ont chassé les terriens de la lune et désormais abrités dans leur sanctuaire lunaire, ils ont osé envoyer une tête de pont armée sur terre pour créer le "réduit" : une colonie de peuplement Sélène en Amazonie. Mais dans le livre III, le doux peuple sélène opprimé s'est changé en ogre lançant la guerre totale, celle du feu qui se poursuit dans ce livre.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.