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Les blés d'or
El Khatib Mohamed ; Mréjen Valérie ; Lamoulère Yoh
ATELIER EXB
24,99 €
Épuisé
EAN :9782365113519
En 2020, dans un contexte où sont reconsidérés les lieux de résidence des personnes âgées, Mohamed El Khatib décide de créer, en collaboration avec la plasticienne Valérie Mréjen, un centre d'art contemporain au sein d'un Ehpad. Figure du théâtre contemporain, Mohamed El Khatib explore à travers des épopées intimes les rapports humains, les notions d'âge, de classes sociales, mais aussi notre relation à l'art au quotidien. En 2020, dans un contexte où sont reconsidérés les lieux de résidence des personnes âgées, il décide de créer, en collaboration avec la plasticienne Valérie Mréjen, un centre d'art contemporain au sein d'un Ehpad. Ensemble, ils invitent des artistes à tisser un dialogue artistique avec les résidents. Alors que les Ehpad ont la réputation d'être des lieux d'isolement, le projet entend modifier notre regard sur ces établissements de fin de vie, en faisant apparaître l'art là où on ne l'imaginerait pas. De cette rencontre entre le geste artistique et le quotidien des résidents est née une collection permanente, témoignage de cette expérience unique. " En arpentant les couloirs de l'Ehpad, on mesure la façon dont un geste artistique peut faire office de rituel collectif puissant, créant par-delà la beauté, du réconfort et de la liberté. A travers la collection de l'Ehpad, nous avons souhaité privilégier un art de la rencontre ", annonce El Khatib. Introduit par un texte de l'historien Patrick Boucheron - qui célèbre le grand âge pour sa souveraine liberté d'oublier ce qui l'arrange, et restaure une digité qui elle ne s'oublie pas -, cet ouvrage présente les oeuvres créées au sein de l'Ehpad Les Blés d'or, à travers l'échange qui s'est créé avec les résidents. La parole est également donnée au personnel soignant, au fil de verbatim qui racontent des instants tendres, parfois drôles mais toujours attentionnés. En coédition avec le MUCEM et ZIRLIB
Résumé : Mes parents est une proposition performative qui s'aventure dans le regard tendre et cruel que les enfants portent sur leurs parents, ce qu'ils savent et ne savent pas sur eux. Grande inconnue : la sexualité des adultes. Un angle mort qu'a exploré l'auteur metteur en scène avec, comme toujours chez l'artiste, un flou savant sur scène entre le jeu et la réalité. Des conversations à bâtons rompus initiées par Mohamed El Khatib avec les étudiants durant le confinement, via les écrans de leurs ordinateurs, durant lesquelles ils évoquent leurs vies et celles de leurs parents. Ces échanges sont devenus le prétexte d'un temps de théâtre d'autant plus percutant qu'il est porté au plateau par celles et ceux qui ont pris la parole.
Corps de ballet, performance pour une femme de ménage, une mère, et une danseuse, sa fille. Quel héritage intime, social et politique cette mère précaire peut - elle transmettre à son enfant ? Le corps de Corinne dialogue avec celui d'Elodie : Elodie Guézou prête son corps au ballet quotidien effectué par Corinne. A travers cette pièce - qui commence par un portrait audio et vidéo de Corinne Dadat -, Mohamed El Khatib cherche à faire émerger le caractère poétique du corps ouvrier, du corps de Corinne au travail, délocalisé sur scène. Comme le corps d'Elodie s'est déformé par l'assimilation d'une technicité poussée à l'extrême : le travail à la chaîne pour l'une, les gammes pour l'autre. La recherche chorégraphique de la pièce repose dès lors sur la gestuelle mécanique quotidienne des travaux "ménagers".
Résumé : A l'invitation de France Culture, Mohamed El Khatib a initié en 2019 une série de portraits d'artistes qui ont marqué le théâtre ou le cinéma. Après celui d'Eric Elmosnino, voici l'itinéraire de Tiago Rodrigues. Ce portrait trace l'itinéraire de Tiago Rodrigues de son enfance et sa jeunesse au Portugal en passant par ses débuts comme acteur puis metteur en scène et auteur au sein de sa compagnie Mundo Perfeito fondée avec Magda Bizarro en 2003, de ses premiers succès parisiens à la direction du Festival d'Avignon. Mohamed El Khatib propose un regard original sur le parcours et les engagements politiques et artistiques d'une personnalité incontournable du théâtre européen.
Mon grand-père, il a toujours voulu qu'on disperse ses cendres au stade Bollaert, il disait : "Ca fera de l'engrais." Donc, à sa mort, on s'est pointés avec l'urne, mais le vigile nous a pas laissés entrer avec la boîte. Du coup, on s'est partagé mon grand-père en mettant ses cendres dans nos écharpes. Et au moment de disperser les cendres, une bourrasque les a entraînées vers les toilettes du stade. Mon grand-père, qui passait son temps à crier "Aux chiottes l'arbitre !", a fini par les rejoindre... Je l'ai jamais dit à ma mère qui croit que son père repose juste derrière les buts. Les stades de football sont de formidables laboratoires politiques et poétiques. On y côtoie le pire et le meilleur. C'est le dernier endroit de mixité sociale, le dernier espace où, pendant 90 minutes, vont se côtoyer classes laborieuses et bourgeoisie. Même l'école a perdu cette vocation. Stadium tente de comprendre comment cette passion structure des vies entières à l'échelle d'un territoire en réunissant plus de cinquante supporters du Racing Club de Lens pour une expérience esthétique inédite. Mohamed El Khatib donne directement à entendre des personnes qui consacrent une part importante de leur vie à l'amour de leur club, tordant le cou à une certaine condescendance à l'égard des amateurs de football, sans alimenter pour autant la mythologie ouvriériste. Trajectoires et témoignages à l'appui, au travers des comportements hyper-codifiés des gradins d'un stade, il agence une partition pour classes populaires qui rend compte de la complexité des valeurs, du lien social et de l'imaginaire que porte cette cérémonie contemporaine du match.
Résumé : Cette exposition majeure qui se tiendra à la MEP en 2021, présentera un nouveau regard sur l'acte photographique en l'amour, l'intimité et les relations humaines. Réunissant une quinzaine de séries parmi les plus importantes de l'histoire de la photographie des XXe et XXIe siècles, créées par des artistes travaillant sur leurs propres relations amoureuses, Love Songs est un livre qui examine ce qui se passe lorsque l'objectif est braqué sur soi, lorsque les photographes font le point sur leurs histoires d'amour. Cet ouvrage interroge également le rôle de la photographie dans la compréhension et la représentation de l'intimité, la sexualité, l'identité, le rapport à la mort et l'intelligence émotionnelle. Parmi les séries photographiques majeures du livre, les séries de Nobuyoshi Araki Sentimental Journey (1969) et Winter Journey (1989-90) jouent un rôle unique, se concentrant respectivement sur le début et la fin de sa relation avec sa femme Yoko, de leur lune de miel à sa mort. Est présenté également le chef-d'oeuvre de Nan Goldin, intitulé The Ballad of Sexual Dependency (depuis 1983). Dans un cas comme dans l'autre, ces séries photographiques, à la fois poétiques et dures, placent le spectateur au coeur de l'action, témoin, au plus près de la vie et des émotions de leur auteur. Love Songs a pour ambition de revisiter l'histoire de séries photographiques clés, créées depuis les années 1950.
Résumé : Dans ce nouvel ouvrage, ce sont les moments d'attente qui l'intéressent, les instants suspendus entre deux voyages, dans un quotidien rassurant et familier. De l'Asie à l'Amérique, de l'Europe au continent Africain, Raymond Depardon a passé sa vie à sillonner le monde. L' " Entre-temps " est pour lui cet espace dans lequel le temps se dissout, un endroit où il retrouve ses habitudes. C'est donc entre deux moments forts, entre deux voyages, qu'il va s'attarder à photographier les petites choses, à l'opposé de ce qu'il voit à l'étranger : des rues parisiennes connues, des cafés, des scènes de vie en famille, des détails de la ville, une forme de solitude urbaine qui le caractérise bien. Chaque image devient alors un récit unique. Au contraire de certaines séries dans lesquelles les photographies s'enchainent pour créer une narration, les images d'Entre-temps fonctionnent en miroir : l'une répond à l'autre sur la double page du livre, par opposition ou par complémentarité. L'histoire est fragmentée, plus libre, prompt à être réinventée. L'espace-temps est perdu de manière volontaire et devient presque inutile. L'ouvrage Entre-temps célèbre cette force qu'a l'artiste de projeter des détails de sa propre vie pour les faire résonner dans la nôtre.
Suivant à la trace un dénommé Franklin Lung, l'ouvrage Dear Franklin immerge le lecteur dans l'histoire de la diaspora chinoise, de la chute de l'Empire du Milieu, en 1912, jusque dans les années 1950. Au fil d'images vintage, de coupures de presse, de lettres - correspondance entre deux fiancés - et de photographies, l'artiste Kurt Tong fait le récit fictif de la vie d'un homme issu d'une famille pauvre de Hong Kong, au siècle dernier, qui tombe amoureux de la fille d'un général du Kuomintang. Pris dans le tumulte des événements politiques, Franklin Lung et sa fiancée connaissent les ravages de la guerre, les exils, l'acculturation... Le livre déroule les méandres d'une liaison passionnelle qui touche à l'universel. Ici la " microhistoire " fait résonnance avec les grands thèmes sociétaux actuels que sont les conflits armés, la migration, la séparation, la disparition... Kurt Tong prétend avoir trouvé un coffre ancien rempli de missives amoureuses, de portraits, de fleurs séchées, de journaux et de magazines chinois et japonais des années 1940. Au fil des pages, le quotidien des deux protagonistes se dévoile. Le livre se feuillette et se lit de manière classique, de gauche à droite : échanges de lettres et de photographies esquissent le destin des deux personnages, tel un roman-feuilleton ; mais aussi de droite à gauche, et c'est alors que défile toute l'histoire politique et sociale de la Chine de la première moitié du xxe siècle.