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Stadium
El Khatib Mohamed ; Lamoulère Yohanne
SOLITAIRES INT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782846815338
Mon grand-père, il a toujours voulu qu'on disperse ses cendres au stade Bollaert, il disait : "Ca fera de l'engrais." Donc, à sa mort, on s'est pointés avec l'urne, mais le vigile nous a pas laissés entrer avec la boîte. Du coup, on s'est partagé mon grand-père en mettant ses cendres dans nos écharpes. Et au moment de disperser les cendres, une bourrasque les a entraînées vers les toilettes du stade. Mon grand-père, qui passait son temps à crier "Aux chiottes l'arbitre !", a fini par les rejoindre... Je l'ai jamais dit à ma mère qui croit que son père repose juste derrière les buts. Les stades de football sont de formidables laboratoires politiques et poétiques. On y côtoie le pire et le meilleur. C'est le dernier endroit de mixité sociale, le dernier espace où, pendant 90 minutes, vont se côtoyer classes laborieuses et bourgeoisie. Même l'école a perdu cette vocation. Stadium tente de comprendre comment cette passion structure des vies entières à l'échelle d'un territoire en réunissant plus de cinquante supporters du Racing Club de Lens pour une expérience esthétique inédite. Mohamed El Khatib donne directement à entendre des personnes qui consacrent une part importante de leur vie à l'amour de leur club, tordant le cou à une certaine condescendance à l'égard des amateurs de football, sans alimenter pour autant la mythologie ouvriériste. Trajectoires et témoignages à l'appui, au travers des comportements hyper-codifiés des gradins d'un stade, il agence une partition pour classes populaires qui rend compte de la complexité des valeurs, du lien social et de l'imaginaire que porte cette cérémonie contemporaine du match.
Résumé : A l'invitation de France Culture, Mohamed El Khatib a initié en 2019 une série de portraits d'artistes qui ont marqué le théâtre ou le cinéma. Après celui d'Eric Elmosnino, voici l'itinéraire de Tiago Rodrigues. Ce portrait trace l'itinéraire de Tiago Rodrigues de son enfance et sa jeunesse au Portugal en passant par ses débuts comme acteur puis metteur en scène et auteur au sein de sa compagnie Mundo Perfeito fondée avec Magda Bizarro en 2003, de ses premiers succès parisiens à la direction du Festival d'Avignon. Mohamed El Khatib propose un regard original sur le parcours et les engagements politiques et artistiques d'une personnalité incontournable du théâtre européen.
Alors voilà, j'aimerais vous inviter à participer à un travail, qui n'a rien de psychanalytique, qui n'aura aucune vertu apaisante - j'en ai conscience -, à nous revoir pour réfléchir à la notion suspecte de "deuil". Je ne connaissais pas vos enfants, je ne crois pas les avoir croisés, en tout cas je ne m'en souviens pas. J'aimerais que vous puissiez me parler d'eux, de leur disparition de votre vie.
J'ai réuni l'ensemble du "matériau-vie" à ma disposition entre mai 2010 et août 2013. Je n'ai pas toujours demandé les autorisations utiles. Je ne me suis pas posé la question de la limite, de la décence, de la pudeur. J'ai rassemblé ce que j'ai pu et j'ai reconstruit. Tout est allé très vite et sans préméditation. Cette fiction documentaire est restituée ici arbitrairement sous la forme d'un livre, de façon chronologique, à peu près linéaire. Il n'y a aucun suspense, à la fin on sait qu'elle meurt et que son fils est très très triste. On sait également que si c'était à refaire, j'agirais sans doute différemment. J'aurais été un fils irréprochable. Les parents se demandent toujours s'ils ont été de bons parents. Mais nous, est-ce qu'on a été de bons enfants ? On a été des enfants au niveau, nous ? On a été des enfants olympiques, nous ?
Résumé : Quand un cri d'indignation traverse péniblement le brouhaha que le mal entretient, une meute d'experts s'empresse d'assourdir ce cri. Quand un citoyen met en évidence l'ignominie d'une pratique, on lui répond que cette pratique, bien qu'ignominieuse, est légale. Nous, les ligués, ne croyons pas que la loi justifie. Nous défendons une justice supérieure, et c'est l'oeil fixé sur les vérités éternelles que nous égorgeons un démon. C'est le coeur tranquille que nous poursuivons et punissons et purifions les cavaliers qui sèment la misère dans leur course effrénée. Après sept ans d'absence, Zarkariya de Sortes profite des funérailles de sa grand-mère pour revenir dans la maison de son enfance. Le jeune homme - membre d'une ligue religieuse meurtrière - fait son retour pour rétablir la justice au nom des innombrables victimes silencieuses du laboratoire pharmaceutique dont Adrien - son oncle, puis père adoptif - est l'actionnaire majoritaire.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.
Résumé : Une ombre s'agite sous ses paupières baissées. Dans l'effusion lumineuse, une silhouette, qui ondule. Comme une algue. Un corbeau crie dans le cerisier. Le fils s'est endormi. La mère, pieds nus, danse calmement dans le sommeil du fils.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?