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Finir en beauté. Pièce en un acte de décès
El Khatib Mohamed
SOLITAIRES INT
11,00 €
Épuisé
EAN :9782846814607
J'ai réuni l'ensemble du "matériau-vie" à ma disposition entre mai 2010 et août 2013. Je n'ai pas toujours demandé les autorisations utiles. Je ne me suis pas posé la question de la limite, de la décence, de la pudeur. J'ai rassemblé ce que j'ai pu et j'ai reconstruit. Tout est allé très vite et sans préméditation. Cette fiction documentaire est restituée ici arbitrairement sous la forme d'un livre, de façon chronologique, à peu près linéaire. Il n'y a aucun suspense, à la fin on sait qu'elle meurt et que son fils est très très triste. On sait également que si c'était à refaire, j'agirais sans doute différemment. J'aurais été un fils irréprochable. Les parents se demandent toujours s'ils ont été de bons parents. Mais nous, est-ce qu'on a été de bons enfants ? On a été des enfants au niveau, nous ? On a été des enfants olympiques, nous ?
Résumé : Mes parents est une proposition performative qui s'aventure dans le regard tendre et cruel que les enfants portent sur leurs parents, ce qu'ils savent et ne savent pas sur eux. Grande inconnue : la sexualité des adultes. Un angle mort qu'a exploré l'auteur metteur en scène avec, comme toujours chez l'artiste, un flou savant sur scène entre le jeu et la réalité. Des conversations à bâtons rompus initiées par Mohamed El Khatib avec les étudiants durant le confinement, via les écrans de leurs ordinateurs, durant lesquelles ils évoquent leurs vies et celles de leurs parents. Ces échanges sont devenus le prétexte d'un temps de théâtre d'autant plus percutant qu'il est porté au plateau par celles et ceux qui ont pris la parole.
Corps de ballet, performance pour une femme de ménage, une mère, et une danseuse, sa fille. Quel héritage intime, social et politique cette mère précaire peut - elle transmettre à son enfant ? Le corps de Corinne dialogue avec celui d'Elodie : Elodie Guézou prête son corps au ballet quotidien effectué par Corinne. A travers cette pièce - qui commence par un portrait audio et vidéo de Corinne Dadat -, Mohamed El Khatib cherche à faire émerger le caractère poétique du corps ouvrier, du corps de Corinne au travail, délocalisé sur scène. Comme le corps d'Elodie s'est déformé par l'assimilation d'une technicité poussée à l'extrême : le travail à la chaîne pour l'une, les gammes pour l'autre. La recherche chorégraphique de la pièce repose dès lors sur la gestuelle mécanique quotidienne des travaux "ménagers".
Mréjen Valérie ; El Khatib Mohamed ; Lamoulère Yoh
Ils ne sont là pas loin, vigilants, lorsque nous regardons. Les oeuvres sont toujours fragiles, exposées à l'irrépressible envie de toucher de nombreux visiteurs, aux commentaires, aux interprétations, à d'éventuelles dégradations ou vols. Les agents d'accueil et de surveillance ont pour mission de protéger les oeuvres contre ces dangers. Ils voient et entendent tout, sont quelquefois pris à partie, associés aux choix des accrochages comme s'ils en étaient responsables. Ils doivent être à la fois présents mais discrets, alertes et attentifs. Mohamed El Khatib et Valérie Mréjen sont allés à la rencontre d'agents de surveillance et d'accueil dans les musées du monde entier pour recueillir leur parole. A l'occasion de représentations théâtrales, six agents de tous horizons partagent avec le public leurs parcours, leurs regards, leurs anecdotes, leurs rapports personnels aux oeuvres, aux visiteurs et au temps. Une invitation à découvrir une dimension intime et méconnue de ce qui fait le musée d'aujourd'hui.
El Khatib Mohamed ; Mréjen Valérie ; Lamoulère Yoh
Résumé : En 2020, dans un contexte où sont reconsidérés les lieux de résidence des personnes âgées, Mohamed El Khatib décide de créer, en collaboration avec la plasticienne Valérie Mréjen, un centre d'art contemporain au sein d'un Ehpad. Figure du théâtre contemporain, Mohamed El Khatib explore à travers des épopées intimes les rapports humains, les notions d'âge, de classes sociales, mais aussi notre relation à l'art au quotidien. En 2020, dans un contexte où sont reconsidérés les lieux de résidence des personnes âgées, il décide de créer, en collaboration avec la plasticienne Valérie Mréjen, un centre d'art contemporain au sein d'un Ehpad. Ensemble, ils invitent des artistes à tisser un dialogue artistique avec les résidents. Alors que les Ehpad ont la réputation d'être des lieux d'isolement, le projet entend modifier notre regard sur ces établissements de fin de vie, en faisant apparaître l'art là où on ne l'imaginerait pas. De cette rencontre entre le geste artistique et le quotidien des résidents est née une collection permanente, témoignage de cette expérience unique. " En arpentant les couloirs de l'Ehpad, on mesure la façon dont un geste artistique peut faire office de rituel collectif puissant, créant par-delà la beauté, du réconfort et de la liberté. A travers la collection de l'Ehpad, nous avons souhaité privilégier un art de la rencontre ", annonce El Khatib. Introduit par un texte de l'historien Patrick Boucheron - qui célèbre le grand âge pour sa souveraine liberté d'oublier ce qui l'arrange, et restaure une digité qui elle ne s'oublie pas -, cet ouvrage présente les oeuvres créées au sein de l'Ehpad Les Blés d'or, à travers l'échange qui s'est créé avec les résidents. La parole est également donnée au personnel soignant, au fil de verbatim qui racontent des instants tendres, parfois drôles mais toujours attentionnés. En coédition avec le MUCEM et ZIRLIB
Grande salle. Ils entrent. Il dit:STAN. - je voulais te voir pour te dire que ça s'arrêteça va pas continueron va pas continuerça va s'arrêter làon peut pas continuer à toujours tu comprendstoi évidemment toi c'est quelque chose pour toi bienévidemmentde pasde ne pascomment direquelque chose quinon très clairement si tu ne vois pas tu vas le voir onva le voir très viteon le voit déjàtout cela saute aux yeuxça saute aux yeuxévidemment toi c'est quelque chose que tumais ontu ne vas pas pouvoir repousser éternellementc'est le genre de truc qui ne se repousse pason ne repousse pasbien sûr tu as beau diretu peux te camper
Résumé : Cet amour est comme un poème ou une chanson c'est impossible de le résumer il faut le citer que peut-on dire pour résumer un poème ? c'est celui sur l'amour celui qui dit l'amour résiste à tout qu'il faut aimer à tout prix ? ça c'est le résumé de milliers de poèmes. En juxtaposant des versions légèrement différentes des mêmes événements, Tiago Rodrigues explore un moment de crise, comme une course contre la montre, où tout est menacé et où l'on retrouve la force vitale de l'amour.
Résumé : La fécondité véritable d'Artaud est celle d'un discours qui porte en lui la force d'une pensée sur le théâtre visant à briser les frontières de ce qui est. Comme le rappelait Grotowski : " Artaud est un poète du théâtre, c'est-à-dire un poète des possibilités" . C'est cette ouverture des possibles qu'il faut chercher dans les textes d'Artaud, en n'oubliant pas de se rappeler sa vision de la force des mots, habités par une énergie capable de rejoindre la force des gestes. De cette fusion de moyens d'expression chargés de force naîtra, pour le théâtre, un pouvoir d'efficacité comparable à une authentique action magique. Une efficacité capable d'atteindre le spectateur dans son esprit mais aussi dans son corps. Peut-être pourrait-il en être ainsi pour certains lecteurs ... La beauté mais aussi la difficulté des textes d'Artaud vient aussi de l'importance de leur dimension poétique, de l'énergie d'une parole qui s'avance par métaphores et se charge de visions. Mais de visions dessinant pour le théâtre un horizon limite vers lequel se diriger, traçant ainsi un chemin vers la quête de réponses concrètes. En effet la pensée du théâtre qu'il propose n'en porte pas moins en elle, dans sa radicalité, l'ouverture aux enjeux concrets de la mise en scène dans son travail sur le langage, sur l'espace, sur le jeu de l'acteur, sur la relation au spectateur. Artaud n'ignore rien de la matérialité scénique, mais il la charge d'une signification qui doit dépasser cette simple matérialité. Les textes d'Artaud tracent le chemin vers un modèle rituel que les grandes expériences des années soixante (Brook, Grotowski, le Living theatre, Barba) se sont réapproprié et qui habite encore certaines expériences contemporaines comme celle de Romeo Castellucci.