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Figures de l'artiste
Egaña Miguel ; Paoli Michel ; Danesi Fabien ; Jame
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782336003238
Le point de départ de cet ouvrage est une interrogation autour d'un objet qui peut paraître indéfinissable mais qui s'impose comme une incontournable réalité, la Figure de l'artiste. Il s'agit de prendre en compte le déplacement qui s'est opéré progressivement au cours de l'histoire et qui a vu celui qui n'était à l'origine qu'un producteur de représentations, se transformer progressivement en une figure iconique, devenant donc à son tour une représentation. Ce transfert dans un espace qu'on qualifiera volontiers de mythologique, passage qui possède déjà un long passé, comme en témoignent les traditions narratives antique (Pline) et classique (Vasari), s'est trouvé accéléré par l'inscription dans la modernité. Issue d'une construction figurale largement tributaire des fictions romantiques (l'artiste-mage, l'artiste-maudit, etc.), l'identité de l'artiste moderne et/ou contemporain est désormais inséparable de ce qu'on pourrait appeler son double imaginaire et des récits dans lesquels il est appelé à s'inclure. Pris dans un jeu de rôles qui le renvoie à toute l'épaisseur d'une tradition dont il ne peut se déprendre mais aussi à la place symbolique que la société actuelle lui accorde dans sa propre distribution, l'artiste se trouve ainsi amené à jouer le jeu, soit en se glissant dans l'habit des personnages qu'on lui propose, soit, et c'est la voie qu'a choisie un nombre croissant d'entre eux, en essayant d'inventer des figures inédites, produisant alors de nouveaux dispositifs fictionnels. Ce sont les aspects devenus multiples de cette Figure de 1 'artiste, en particulier ce qu'il en est de son inscription dans l'imaginaire historique, et le défi que pose sa tentative de réappropriation symbolique dans le champ du présent, qui font l'objet des études réunies ici, issues de différents champs de recherche, selon des approches et des points de vue diversifiés.
Résumé : "Arts drogués" s'attache à parcourir les liens étroits que peuvent entretenir les productions artistiques avec l'usage des psychotropes, entendu ici dans son acception la plus large. Des Paradis artificiels de Charles Baudelaire aux artistes les plus récents, l'art et la création sont donc pensés sous l'angle de leur relation à des agents extérieurs et "modificateur de conscience". Cet ouvrage convoque des chercheurs d'horizons disciplinaires très variés (histoire de l'art, musicologie, anthropologie, sociologie, arts plastiques, etc) et s'inscrit dans un partenariat avec l'exposition "Sous influences, artistes et psychotropes" dont le commissariat a été assuré par Antoine Perpère à la Maison Rouge (Paris) en 2013.
Un thème court à travers ce livre et alimente son déroulement, ses méandres : l'opposition entre la bêtise et l'esprit. Une figure lui sert de support, celle de Marcel Duchamp. L'origine de cette aventure conceptuelle se trouve dans l'opposition entre deux formules : le premier énoncé est la désormais fameuse proposition duchampienne, ce verdict asséné à toute l'histoire de la peinture et à toutes les cohortes de peintres qui l'ont précédé : "bête comme un peintre". La seconde, moins célèbre, est un éloge prononcé par une autre grande figure, André Breton, gratifiant l'inventeur du ready-made du titre "d'homme le plus intelligent de la première moitié du siècle". Ce raccourci saisissant pourrait se lire comme une sorte d'allégorie du destin occidental de l'art lui-même et de son éternelle oscillation entre les deux pôles antagonistes. Ce qui est proposé dans cet ouvrage, se présentant sous la forme de courtes dissertations relativement autonomes, c'est une traversée de cette problématique, à travers des figures exemplaires comme celles de l'artiste-philosophe (qui prétend mettre l'art au service de l'esprit), du philosophe-artiste (qui vise à artialiser le discours philosophique), de l'ironiste (qui se sert stratégiquement des pouvoirs de l'intelligence), de l'homme d'esprit (qui fait osciller le langage entre les deux camps), etc. Aux côtés de Marcel Duchamp, une multitude d'autres acteurs, philosophes (Platon, Schopenhauer, Hegel, Kant, Foucault), écrivains (Gautier, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Breton, Desnos, Brisset), et bien entendu artistes (Praxitèle, Raphaël, Clesinger, Manet, Whistler, De Chirico) sont invités à entrer en scène pour interroger cette séculaire association, aussi tenace qu'arbitraire, entre l'art et la bêtise.
500 nouvelles concernant l'ensemble du Pays Basque. Des récits de voyages, procès, conquêtes, paris, offices religieux, événements culturels... Une manière de découvrir le Pays Basque sous un autre angle, de se projeter dans l'histoire et son lot de hasards, accidents, emprunts et similitudes avec d'autres civilisations.
Résumé : Miguel Egaña est né à Paris en 1952. Artiste contemporain inspiré par le surréalisme et son usage poétique des objets, il s'oriente autant vers l'assemblage et l'installation que vers le land art. Les dessins ici réunis apparaissent comme un prolongement de son activité. Le même esprit y règne, la même insistance sur les dérèglements, souvent infimes, de nos certitudes visuelles. Couples, chiens, oiseaux, sirènes, licornes, îles désertes : les grands thèmes du dessin d'humour sont revisités. Ils forment un hommage à ces milliers de situations comiques ou absurdes que l'on découvrait au hasard d'une page d'un journal populaire. Miguel Egana a effacé le décor, la scène, l'arrière-fond, pour ne laisser que la ligne minimale, le blanc, la respiration, le silence. Ses dessins se " lisent " comme on lirait des haïkus ou des aphorismes.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.