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Bête comme un peintre ou comment l'esprit vient aux artistes. Artistes-philosophes, philosophes-arti
Egaña Miguel
FAGE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782849752319
Un thème court à travers ce livre et alimente son déroulement, ses méandres : l'opposition entre la bêtise et l'esprit. Une figure lui sert de support, celle de Marcel Duchamp. L'origine de cette aventure conceptuelle se trouve dans l'opposition entre deux formules : le premier énoncé est la désormais fameuse proposition duchampienne, ce verdict asséné à toute l'histoire de la peinture et à toutes les cohortes de peintres qui l'ont précédé : "bête comme un peintre". La seconde, moins célèbre, est un éloge prononcé par une autre grande figure, André Breton, gratifiant l'inventeur du ready-made du titre "d'homme le plus intelligent de la première moitié du siècle". Ce raccourci saisissant pourrait se lire comme une sorte d'allégorie du destin occidental de l'art lui-même et de son éternelle oscillation entre les deux pôles antagonistes. Ce qui est proposé dans cet ouvrage, se présentant sous la forme de courtes dissertations relativement autonomes, c'est une traversée de cette problématique, à travers des figures exemplaires comme celles de l'artiste-philosophe (qui prétend mettre l'art au service de l'esprit), du philosophe-artiste (qui vise à artialiser le discours philosophique), de l'ironiste (qui se sert stratégiquement des pouvoirs de l'intelligence), de l'homme d'esprit (qui fait osciller le langage entre les deux camps), etc. Aux côtés de Marcel Duchamp, une multitude d'autres acteurs, philosophes (Platon, Schopenhauer, Hegel, Kant, Foucault), écrivains (Gautier, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Breton, Desnos, Brisset), et bien entendu artistes (Praxitèle, Raphaël, Clesinger, Manet, Whistler, De Chirico) sont invités à entrer en scène pour interroger cette séculaire association, aussi tenace qu'arbitraire, entre l'art et la bêtise.
En 1993, Jennifer Egan, l'une des plus grandes écrivaines américaines, couronnée du prix Pulitzer pour Qu'avons-nous fait de nos rêves ? , faisait une entrée remarquée en littérature avec ce recueil de nouvelles. La solitude, les regrets mais surtout le désir, sous toutes ses formes - désir de changer, de se racheter, d'échapper à son quotidien -, sont au coeur de ces onze nouvelles magistrales. Depuis des lieux exotiques, comme la Chine ou Bora-Bora, cosmopolites, comme Manhattan, ou plus banals, comme une banlieue de l'Illinois, les personnages de Jennifer Egan - des mannequins, des femmes au foyer, des banquiers, des écolières... - sont en quête d'une nouvelle vie, cherchent à dépasser les frontières. Près de trente ans après leur publication, voici enfin traduites les élégantes et poignantes nouvelles qui composent Ville émeraude. Un événement.
Résumé : Miguel Egaña est né à Paris en 1952. Artiste contemporain inspiré par le surréalisme et son usage poétique des objets, il s'oriente autant vers l'assemblage et l'installation que vers le land art. Les dessins ici réunis apparaissent comme un prolongement de son activité. Le même esprit y règne, la même insistance sur les dérèglements, souvent infimes, de nos certitudes visuelles. Couples, chiens, oiseaux, sirènes, licornes, îles désertes : les grands thèmes du dessin d'humour sont revisités. Ils forment un hommage à ces milliers de situations comiques ou absurdes que l'on découvrait au hasard d'une page d'un journal populaire. Miguel Egana a effacé le décor, la scène, l'arrière-fond, pour ne laisser que la ligne minimale, le blanc, la respiration, le silence. Ses dessins se " lisent " comme on lirait des haïkus ou des aphorismes.
Divisé en cinquante-deux courts chapitres, mimant les divisions hebdomadaires d'une révolution annuelle, ce texte, ni démonstratif ni polémique, mais résolument thématique, se propose comme un libre parcours autour du couple conceptuel centre/périphérie. Il y sera question aussi bien de Copernic que de circulation routière, de Jacques Lacan que d'Edith Piaf, sans oublier Emmanuel Levinas, Vincent Van Gogh, ou l'inévitable Marcel Duchamp. De nombreux intervenants issus de champs divers, sculpture et photographie contemporaine, danse classique, pensée phénoménologique, histoire de l'art, poésie romantique, etc., seront ainsi autoritairement convoqués, et forcés à se confronter et à dialoguer au-delà de leurs territoires respectifs. Toutes ses rencontres, aussi inévitables que fortuites, et qu'on espère productives de sens, se donnent pour but l'élaboration d'un nouveau concept, censé traduire l'irréversible dérive de la pensée et des pratiques contemporaines, leur inéluctable déterritorialisation. Cette notion nouvelle, construite grâce à l'intervention de ces multiples personnages conceptuels, nous l'appellerons le périphérisme.
Résumé : "Arts drogués" s'attache à parcourir les liens étroits que peuvent entretenir les productions artistiques avec l'usage des psychotropes, entendu ici dans son acception la plus large. Des Paradis artificiels de Charles Baudelaire aux artistes les plus récents, l'art et la création sont donc pensés sous l'angle de leur relation à des agents extérieurs et "modificateur de conscience". Cet ouvrage convoque des chercheurs d'horizons disciplinaires très variés (histoire de l'art, musicologie, anthropologie, sociologie, arts plastiques, etc) et s'inscrit dans un partenariat avec l'exposition "Sous influences, artistes et psychotropes" dont le commissariat a été assuré par Antoine Perpère à la Maison Rouge (Paris) en 2013.
Résumé : Saisir le spectateur : tel est le projet commun à Tintoret et Francis Bacon. Ceci non pas pour nous faire participer à quelque réflexion, mais afin de nous impliquer dans la soudaineté d'un dévoilement : celui du mystère de la chrétienté pour un peintre vénitien du XVI` siècle, celui du sens caché de la réalité quotidienne pour le peintre moderne. Jusqu'où est-il possible de transgresser les lois de l'équilibre ? A quel moment le sens d'un portrait se condense-t-il avant de s'évanouir dans l'abstraction ? A quel instant précis le geste miraculeux dévoile-t-il le surnaturel aux yeux d'une assemblée saisie de stupeur ? L'examen de ces questions conduit à la notion de singularité. Singularité, bifurcation, déchirement, cassure : il est un moment fatidique où un système, poussé dans ses retranchements, renonce à sa course et adopte soudainement un comportement imprévisible. Bacon, dans ses toiles, mais aussi dans sa vie tumultueuse et scandaleuse, a aimé côtoyer cette lisière où le sens bascule, qu'à d'autres fins Tintoret avait explorée avant lui, et qu'a sondée le mathématicien français René Thom dans sa fameuse " théorie des catastrophes ".
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.