Taibo Carlos ; Tertrais Jean-Pierre ; Ramirez Bare
LIBERTAIRES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782900886212
La discussion sur un possible effondrement général du système n'est actuellement pas très présente dans les médias de non-communication. Elle ne l'est pas non plus dans le discours des responsables politiques, même de ceux qui se font passer pour innovateurs et alternatifs. Par contre, elle se révèle dans la littérature et dans le cinéma, mais elle renvoie avant tout au divertissement et n'a pas pour objectif d'articuler une discussion critique. Dans "Effondrement", le concept qui donne son titre à ce livre est examiné, les causes présumées du phénomène analysées — dont en premier lieu, le changement climatique et l'épuisement des matières premières énergétiques — et les traits pressentis de la société de l'après-effondrement étudiés. Mais l'auteur porte aussi attention à deux réponses différentes face à l'écroulement général du système : celle propre aux mouvements pour la transition éco-sociale et celle de l'écofascisme. Les premiers défendent un horizon qui, à travers une combinaison d'éléments précapitalistes et anticapitalistes, se caractérise par des verbes comme décroître, désurbaniser, détechnologiser, dépatriarcaliser, décoloniser et décomplexifier. "Effondrement" est un manuel utile pour se repérer dans un débat qui se fait urgent. L'ouvrage a été aussi publié en Argentine, au Brésil, au Chili, au Mexique et au Portugal.
Taibo II Paco Ignacio ; Cortés Sebastian ; Cournet
1968. Dans le monde entier, la jeunesse se soulève. À Mexico, un gigantesque mouvement populaire embrase l'automne. Mais au pays de la "révolution institutionnalisée", la brutalité de l'État fait basculer les étudiants révoltés dans la clandestinité. L'issue en sera un massacre que le pouvoir occultera pendant des décennies. Paco Ignacio Taibo II était de ceux-là. Pour ne pas être trahi par sa mémoire, il a pris de nombreuses notes qui devaient lui permettre d'écrire un roman sur ces événements. Il n'a jamais réussi à le commencer. Il a alors préféré raconter son histoire, celle du mouvement vécu de l'intérieur, de l'effervescence révolutionnaire et des espoirs les plus insensés à la chute brutale de toute une génération. Une histoire de fantômes mexicains, de rêves fous et de rage. Une histoire de sang et de rires. Biographie: Paco Ignacio Taibo II est né en 1919 en Espagne. Fuyant le régime franquiste, sa famille émigre au Mexique en 1958. Il publie son premier livre, Jours de combat, en 1976, une quarantaine d'autres suivront -dont une biographie de référence de Che Guevara. Il est un des écrivains mexicains les plus célèbres et préside l'Association internationale des écrivains de romans policiers.
En bon Mexicain, Héctor Belascoaràn Shayne n'était pas du genre à s'effrayer devant l'absurde. Il était mexicain et borgne, de sorte qu'il voyait la moitié de ce que voyaient les autres, mais de façon plus nette... Le pays était un vaste centre commercial pillé par des cavaliers de l'Apocalypse bidons et plus ou moins narcos, un supermarché dirigé par un Friedrich Nietzsche plus que bourré où tout n'était qu'apparence." Tout commence le jour où Monteverde, fonctionnaire de la ville de Mexico, vient trouver le détective Héctor Belascoaràn Shayne pour résoudre un problème déconcertant: il reçoit sur son répondeur des messages émanant d'un ami défunt nommé Jesùs Maria Alvarado! C'est peu de dire que voilà un mort qui dérange. Non seulement il téléphone alors qu'il a été assassiné, mais il fait des révélations qui mettent en cause un certain Morales, éminence grise des mouvements d'extrême droite, et auteur de diverses exactions tant à Mexico qu'au Chiapas. Les méfaits de Morales étant revenus aux oreilles du sous-commandant Marcos grâce à des documents laissés par l'écrivain Manuel Vàzquez Montalbàn, le "Sup" dépêche son enquêteur Elias Contrarios dans le "Monstre" (alias Mexico) où il est chargé de prendre contact avec son collègue Belascoaràn. Elias et Héctor ne seront pas trop de deux pour traquer l'insaisissable Morales. Cette quête sera pour eux l'occasion de déambulations surréalistes entre Mexico et le Chiapas. Ils croiseront au passage un transsexuel nommé Magdalena, un quatuor de personnages qui s'appellent Mai, Juin, Juillet et Août, une agente secrète de onze ans armée de chewing-gums laxatifs et apprendront, parmi bien d'autres choses, la vérité sur Oussama Ben Laden. Paco Taibo et le sous-commandant Marcos jouent avec tous les codes du feuilleton pour le plus grand plaisir du lecteur. Mais derrière la fantaisie pointe en permanence la dénonciation. Corruption, injustice, malversations, emprisonnements arbitraires, assassinats, la litanie des maux qui gangrènent le Mexique semble interminable... Ce roman a vu le jour dans le quotidien mexicain, La Jornada, et a fait l'objet d'une parution en feuilleton dans Libération en août 2005. Il est publié ici dans sa version intégrale.
Les idées d'autogestion, de démocratie directe et d'entraide ont été défendues aussi bien par l'anarchisme qui a vu le jour en Europe au XIXe siècle que par de nombreux peuples indigènes qui l'ont spontanément mis en pratique depuis la nuit des temps. Cet ouvrage a pour objet le rapport entre ces deux mondes et entreprend cette étude avec la volonté d'encourager parallèlement une décolonisation définitive de la pensée anarchiste elle-même. Il est également une introduction utile à la réalité, généralement oubliée, des anarchismes qui acquirent un droit de cité en Amérique, en Afrique, en Asie et en Océanie. Carlos Taibo est professeur de Sciences Politiques à l'Université Autónoma de Madrid.
?La lutte sociale, oui ! Mais pour être efficaces, il faut savoir d'où l'on vient et où l'on va. Ces derniers temps, beaucoup ont mis (et mettent) en oeuvre l'action directe, l'autonomie et l'autogestion. La deuxième partie du XXe et le début de ce siècle a en effet vu dans les mouvements sociaux une résurgence des pratiques de type anarchiste mais spontanée et éparse (des Indignados espagnols à la place Syntagma à Athènes, du Occupy nord-américain au Nuit debout du printemps 2016 pour quelques exemples). Cet ouvrage n'est pas un livre d'histoire ni même une présentation objective de l'anarchisme, c'est plutôt un rappel des faits, des débats et des positions libertaires (de l'Etat à la lutte des classes, du féminisme à l'écologie...) pour que ces mouvements aillent plus loin : car en effet, privés de base, pas moyen de se mettre debout.
Résumé : Les Editions libertaires ont pris la décision de rééditer ? immense chantier ? les oeuvres complètes du poète libertaire et chansonnier Gaston Couté (1880-1911). Ainsi, les lecteurs trouveront-ils dans ce premier volume le corpus intégral de ses poésies et de ses chansons, s'appuyant sur la remarquable et pionnière édition du Vent du ch'min préalablement parue en cinq volumes entre la fin 1975 et 1982. Ils y découvriront ses Chansons d'actualité, publiées dans La Guerre sociale, La Barricade et d'autres journaux ; ses pièces de théâtre et nouvelles, ses textes de jeunesse, ainsi que ses dessins et caricatures dans un cahier couleurs. S'y ajoutent des pièces d'archives inédites ; un solide appareil critique et un ensemble de notes situant chaque écrit dans son contexte historique ; un glossaire s'appliquant au patois beauceron-solognot qu'il employait à l'envi ; et enfin, une discographie précise (liste des interprètes pour chaque chanson ? ils ont été plus de 180 à l'avoir chanté ou récité, de 1903 à l'heure actuelle). Le deuxième volume comprend Une vie bellement légendée, un essai biographique d'Alain (Georges) Leduc ; ainsi que de nouvelles et importantes annexes sur La Guerre sociale ; les rapports de police diligentés vis-à-vis du poète ; de nombreux témoignages (Pierre Mac Orlan, Maurice Héliot, Clovys, Fernand Després, Jehan Rictus, Bernard Dimey...), un chapitre sur Le Vent du ch'min, un autre sur le musée de Meung-sur-Loire...
Résumé : Les quelques mois de la Commune de Paris de 1871 sont unanimement reconnus comme fondateurs de cet immense espoir que fut le socialisme. En quelques mois, en effet, que didées furent formulées et mises en actes ! Paradoxalement, on connaît mal lhistoire foisonnante et multiforme de la Commune. Ce livre comble cette lacune. En 300 pages sculptées dinnombrables iconographies de lépoque ce livre nous propose 21 circuits pédestres de quelques kilomètres chacun dans les 20 arrondissements de Paris. A la découverte de tout ce qui sy est passé lors de la Commune en tant que grands ou petits évènements. Et cest tout à la fois passionnant et bouleversant ! Quon ne sy trompe pas ! Ce livre nest pas un énième livre sur la Commune, cest LE livre de la Commune !
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
L'école libertaire Bonaventure (1993-2001) est une expérience pédagogique et éducative étonnante à plus d'un titre. De par sa durée. Et de par son insertion dans un processus global de révolution sociale libertaire. Ecole, centre éducatif, république éducative, Bonaventure était tout à la fois libertaire, laïque, révolutionnaire et... gratuite. Adhérente au mouvement Freinet dont elle utilisait largement (mais pas seulement) les méthodes pédagogiques, elle a de nouveau entrouvert les portes de ce grand rêve de toujours, celui d'une école du peuple débarrassée de ses oripeaux étatiques, capitalistes et confessionnels. Ce livre raconte son histoire. Celle d'une cinquantaine de mômes, de trois instits, de trois éducateur(trice)s... apprenant à lire, écrire compter et, surtout, à apprendre à apprendre la liberté, l'égalité, l'autogestion... par la liberté, l'égalité, l'autogestion. Un rayon de soleil dans la pénombre du moment. Une arme de destruction massive de la désespérance actuelle.