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68
Taibo II Paco Ignacio ; Cortés Sebastian ; Cournet
ECHAPPEE
10,20 €
Épuisé
EAN :9782915830149
1968. Dans le monde entier, la jeunesse se soulève. À Mexico, un gigantesque mouvement populaire embrase l'automne. Mais au pays de la "révolution institutionnalisée", la brutalité de l'État fait basculer les étudiants révoltés dans la clandestinité. L'issue en sera un massacre que le pouvoir occultera pendant des décennies. Paco Ignacio Taibo II était de ceux-là. Pour ne pas être trahi par sa mémoire, il a pris de nombreuses notes qui devaient lui permettre d'écrire un roman sur ces événements. Il n'a jamais réussi à le commencer. Il a alors préféré raconter son histoire, celle du mouvement vécu de l'intérieur, de l'effervescence révolutionnaire et des espoirs les plus insensés à la chute brutale de toute une génération. Une histoire de fantômes mexicains, de rêves fous et de rage. Une histoire de sang et de rires. Biographie: Paco Ignacio Taibo II est né en 1919 en Espagne. Fuyant le régime franquiste, sa famille émigre au Mexique en 1958. Il publie son premier livre, Jours de combat, en 1976, une quarantaine d'autres suivront -dont une biographie de référence de Che Guevara. Il est un des écrivains mexicains les plus célèbres et préside l'Association internationale des écrivains de romans policiers.
Nestor Roca fait partie des vaincus du Mouvement de 68 de Mexico , cloué sur un lit d'hôpital, il prépare sa vengeance et une grande révolution populaire. Bien sûr, il est seul, mais il a des alliés fidèles et il leur donne rendez-vous. Pas un ne manquera à l'appel : Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, Sherlock Holmes (sans Watson), la Brigade légère, Winetou, les Tigres de Malaisie avec Sandokan, Wyatt Earp, les Mau-Mau, Doc Holliday... tous les héros de ses lectures. Avec la même efficacité et le même talent que dans ses romans policiers, Paco Ignacio Taibo Il écrit ici un roman sur la nostalgie, la colère, le désenchantement, la gloire et la fidélité à la lecture.
Taibo II Paco Ignacio ; Hernàndez Mara ; Solis Ren
En pleine intervention française au Mexique, entre 1862 et 1867, alors que la guerre civile fait rage entre les " chinacos ", les combattants républicains, et les " impériaux ", des aventuriers de tous bords et de toutes conditions partent chacun de leur côté à la recherche d'un fabuleux trésor. Roman historique, qui retrace la désastreuse épopée de Maximilien de Habsbourg et la résistance de Benito Juarez, le " président errant " contraint à une fuite éperdue à travers son propre pays, Le Trésor fantôme est aussi un formidable roman d'aventures. Y éclate une fois de plus le talent de Paco Ignacio Taibo pour tisser le fil d'un récit haletant à partir de multiples histoires croisées et pour dresser mie galerie de portraits inoubliables : généraux poètes, tortionnaires sans scrupules, têtes brûlées sentimentales, zouaves égarés, curés boulimiques, Apaches solitaires, personnages historiques (Edouard Manet, Guillermo Prieto, le chroniqueur " officiel " de la résistance mexicaine) et peones anonymes. Cette fresque, entre légende et histoire, a remporté le prix Planeta en 1992 et a figuré sur la liste des best-sellers dans les pays de langue espagnole pendant plusieurs mois.
Les anecdotes, les souvenirs personnels, sont la matière première des mythes dont la littérature taibienne se veut le vecteur. "Les mythes ne se souviennent pas toujours de la meilleure partie des histoires, souvent ils n'en gardent que la plus sotte ou la plus niaise" (Ces foutus tropiques). (...) S'il s'agit de sauvegarder le souvenir du mouvement [ouvrier] et de ses protagonistes anonymes contre l'oubli institutionnel, il est aussi question d'en bâtir l'épopée.
En bon Mexicain, Héctor Belascoaràn Shayne n'était pas du genre à s'effrayer devant l'absurde. Il était mexicain et borgne, de sorte qu'il voyait la moitié de ce que voyaient les autres, mais de façon plus nette... Le pays était un vaste centre commercial pillé par des cavaliers de l'Apocalypse bidons et plus ou moins narcos, un supermarché dirigé par un Friedrich Nietzsche plus que bourré où tout n'était qu'apparence." Tout commence le jour où Monteverde, fonctionnaire de la ville de Mexico, vient trouver le détective Héctor Belascoaràn Shayne pour résoudre un problème déconcertant: il reçoit sur son répondeur des messages émanant d'un ami défunt nommé Jesùs Maria Alvarado! C'est peu de dire que voilà un mort qui dérange. Non seulement il téléphone alors qu'il a été assassiné, mais il fait des révélations qui mettent en cause un certain Morales, éminence grise des mouvements d'extrême droite, et auteur de diverses exactions tant à Mexico qu'au Chiapas. Les méfaits de Morales étant revenus aux oreilles du sous-commandant Marcos grâce à des documents laissés par l'écrivain Manuel Vàzquez Montalbàn, le "Sup" dépêche son enquêteur Elias Contrarios dans le "Monstre" (alias Mexico) où il est chargé de prendre contact avec son collègue Belascoaràn. Elias et Héctor ne seront pas trop de deux pour traquer l'insaisissable Morales. Cette quête sera pour eux l'occasion de déambulations surréalistes entre Mexico et le Chiapas. Ils croiseront au passage un transsexuel nommé Magdalena, un quatuor de personnages qui s'appellent Mai, Juin, Juillet et Août, une agente secrète de onze ans armée de chewing-gums laxatifs et apprendront, parmi bien d'autres choses, la vérité sur Oussama Ben Laden. Paco Taibo et le sous-commandant Marcos jouent avec tous les codes du feuilleton pour le plus grand plaisir du lecteur. Mais derrière la fantaisie pointe en permanence la dénonciation. Corruption, injustice, malversations, emprisonnements arbitraires, assassinats, la litanie des maux qui gangrènent le Mexique semble interminable... Ce roman a vu le jour dans le quotidien mexicain, La Jornada, et a fait l'objet d'une parution en feuilleton dans Libération en août 2005. Il est publié ici dans sa version intégrale.
En s'appuyant sur de très nombreuses recherches et études scientifiques internationales, le grand psychiatre et spécialiste du cerveau Manfred Spitzer montre à quel point notre dépendance aux technologies numériques menace notre santé, tant mentale que physique. Elles provoquent chez les enfants et adolescents comme chez les adultes de nouvelles maladies et en rendent d'autres plus fréquentes : baisse des performances cognitives, troubles du sommeil, dégradation des capacités d'attention et de concentration, tendance à l'isolement et au repli sur soi, dépression, disparition du sentiment d'empathie, etc. Et même, chez les plus jeunes, baisse de la motricité et des capacités de perception. Ce vaste tableau des connaissances scientifiques sur les effets des écrans, enfin traduit en français, a rencontré un immense écho en Allemagne et dans le monde entier où il a provoqué nombre de débats et de prises de conscience. Cette synthèse majeure s'articule à une réflexion critique profonde qui ne se contente pas de lancer l'alerte sur les cyberpathologies. Elle nous apprend aussi à nous en protéger et à agir à titre préventif. Une contribution absolument cruciale pour tenter d'éviter un désastre psychologique et social.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.
Pourquoi les sociétés modernes ont-elles décidé de sacrifier les paysans ? Qui est responsable de ce processus qui semble irréversible ? Pour tenter de répondre à ces questions fondamentales, ce livre montre comment, depuis des décennies, en France comme ailleurs, le productivisme s'est étendu à l'ensemble des activités humaines. Avec pour conséquences : déracinement et marchandisation, exploitation du travail et des ressources naturelles, artificialisation et numérisation de la vie. L'époque est aujourd'hui aux fermes-usines et aux usines que l'on ferme ou délocalise, tandis que dominent, partout, finance et technoscience. Le sacrifice des paysans est l'un des éléments du processus global de transformation sociale dont il faut, au préalable, comprendre les causes. Ainsi, les auteurs analysent le mouvement historique au sein duquel s'est déployé le projet productiviste au cours des 70 dernières années, des "Trente Glorieuses aux Quarante Honteuses". Puis ils expliquent comment le long travail d'"ensauvagement des paysans" a mené à la destruction des sociétés paysannes et des cultures rurales. De ce véritable ethnocide, qui a empêché l'alternative au capitalisme dont une partie des paysans était porteuse, nous n'avons pas fini, tous, de payer le prix.
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.