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Ecrire du côté des animaux
Baratay Eric
ED SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791035108953
Comment écrire pour bien restituer le passage du côté des animaux, pour bien reconstituer des individualités, des sociabilités, pour bien faire saisir et faire ressentir des expériences, des sensations, des vécus différents des nôtres ? La question n'est pas oiseuse, elle est même tout à fait scientifique, contrairement à ce que d'aucuns croient depuis le grand partage instauré entre les sciences et les arts - partage sur lequel d'autres conviennent qu'il faudrait revenir, non pas pour faire ou pour dire n'importe quoi, mais pour mieux faire et mieux dire. D'autant que toutes les sciences sont humaines, avec des questions, des méthodes, des concepts, des lectures forgés par les humains pour parler en l'occurrence d'autres vivants, d'autres animaux. Tout discours scientifique est aussi une littérature et une mise en scène, même en éthologie comme dans les grands livres d'un Charles Darwin, d'un Jakob von Uexküll, d'une Jane Goodall, d'une Diane Fossey. Dans les autres disciplines, en histoire, en anthropologie, en sociologie, en abordant les animaux pour eux-mêmes, cette question de l'écriture doit être posée, et elle peut l'être avec une grande franchise, à la fois salutaire - il s'agit de ne pas être dupe de l'acte d'écrire - et fructueuse, pour s'en servir comme d'un instrument scientifique supplémentaire. Ce livre, auquel ont contribué des éthologues, des linguistes, des sémioticiens, des littéraires, des psychologues, des anthropologues et des historiens, s'adresse à tous les chercheurs des sciences de la vie et des sciences humaines - et au public passionné d'animaux. Contributions de : Eric Baratay, Nicolas Baron, Corinne Beck, Fabrice Brandli, Clotilde Boitard, Pascal Carlier, Raphaël Chalmeau, Jérémy Clément, Fabienne Delfour, Isabelle George, Fabrice Guizard, Catherine Kerbrat-Orecchioni, Florent Kohler, Michel Kreutzer, Gérard Leboucher, Rémi Luglia, Sophie Milcent-Lawson, Alain Rabatel, Marie Renoue, Véronique Servais, Cédric Sueur, Myriam White-Le Goff et Arnaud Zucker.
Les planches de zoologie du Dictionnaire universel d'histoire naturelle (1841-1849), dirigé par Charles d'Orbigny, sont les plus belles qui aient été publiées pour le grand public à une époque de passion inégalée pour les sciences naturelles et d'apogée du dessin animalier scientifique. Illustrant l'un des plus importants ouvrages de vulgarisation scientifique, aux ambitions égales à celles des dictionnaires de Littré et de Larousse, ces planches résument l'état de la science et la vision de la nature. Le texte d'introduction et les commentaires d'accompagnement dévoilent la mise en scène de ce théâtre des bêtes où chaque planche étonne et ravit par la précision du dessin et la beauté des couleurs.
Résumé : Utilisant des témoignages écrits entre le milieu du XVIIIe siècle et le début du XXIe siècle, nourri d'éthologie et de sciences humaines et sociales, ce livre prolonge avec une audace entraînante le sillon original que poursuit Eric Baratay de livre en livre. Pour chacun des chats domestiques dont les sources permettent de reconstituer l'existence, l'auteur porte attention à leurs perceptions du monde, leurs sensations et leurs émotions, leur sensibilité et leur caractère, à leur expressivité corporelle, à leurs interactions avec l'environnement, les autres animaux et les humains. Se révèle ainsi, à travers des portraits serrés, la construction dynamique de ce que l'on peut appeler des cultures. Nous voici loin du portrait éternel du chat, indépendant, imprévisible, mystérieux, devenu un lieu commun. L'éthologie devient, sous la plume alerte d'Eric Baratay, une ethnologie. Chat de rue et de ferme, chat de compagnie, chat compagnon ou " chatchien ", les chats montrent une grande plasticité de comportement. Ce livre établit qu'ils ont leurs cultures, changeantes, et donc leur histoire. Membre de l'Institut universitaire de France, professeur à l'université de Lyon, spécialiste de l'histoire des animaux, Eric Baratay a notamment publié Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, (Seuil, "Points Histoire", 2011), Le Point de vue animal, une autre version de l'histoire (Seuil, 2012), Biographies animales, des vies retrouvées (Seuil, 2017).
Éric Baratay propose ici des tentatives inédites de biographies animales ? récits de vie ou de fragments de vie ? construites à partir des ressentis, perceptions et vécus des bêtes.On découvre sous un jour totalement inattendu la girafe du Jardin des plantes, l?ânesse de Stevenson Modestine, Warrior un cheval engagé dans la Première Guerre mondiale, le taureau Islero qui causa la mort de Manolete, mais aussi Consul et Meshie, deux chimpanzés humanisés, ainsi que les chiens Lazarus et Bummer ou encore Bauschan et Douchka.Croisant sources écrites, images photographiques et filmées et connaissance de l?éthologie et de l?environnement, l?auteur repousse les frontières de l?écriture de l?histoire pour se placer résolument du côté de l?animal. En accumulant des matériaux sur différents destins inscrits dans leur temps, en les comparant, il propose aussi de penser des époques et des générations animales.Professeur d?histoire contemporaine à l?université de Lyon, spécialiste de l?histoire des animaux, Éric Baratay a notamment publié La Société des animaux. De la Révolution à la Libération (La Martinière, 2008, repris sous le titre Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, Seuil, « Points Histoire », n°442, 2011) et Le Point de vue animal. Une autre version de l'histoire (Seuil, 2012).
Le pape Jean-Paul II appelait récemment au respect des animaux. Or la prise en compte de la nature et notamment du monde animal est un phénomène récent. Le discours de l'église catholique permet de retracer cette évolution des mentalités et des comportements, et d'en construire une histoire. Il s'avère que la transformation des sensibilités, depuis un XVIIè siècle encore empreint des conceptions médiévales, fut marquée par de brusques évolutions, des glissements insensibles, des permanences et des reflux. On peut en effet discerner quatre manière successives d'appréhender l'animal. D'abord considéré comme proche de l'homme et missionnaire de dieu (1600-1670), ensuite ravalé au rang de machine, puis rejeté hors du domaine religieux (1670-1830), il est en partie réhabilité (1830-1940), avant de faire l'objet d'approches contradictoires (1940-1990). Derrière ces pulsations se dessinent deux tendances profondes. La première, qui court depuis la fin du XVIIè siècle, désacralise l'animal et contribue à la rupture entre l'homme et la nature. La seconde, du XIXè siècle à nos jours, se caractérise au contraire par une valorisation croissante de cette nature et du monde animal. Cette histoire permet une lecture nouvelle des phénomènes religieux (la réforme catholique du XVIIè siècle représente la contribution cléricale au mouvement naissant de libération vis-à-vis des contingences naturelles), tout en révélant les évolutions des sensibilités à propos de la relation à dieu, de la place de l'homme dans la création et de sa compréhension des autres. Voici un ouvrage novateur, et d'une grande actualité.
Prix Pulitzer 2018. Arthur Mineur est en pleine crise existentielle. 50 ans, célibataire, il est l'auteur d'un roman qui l'a fait connaître, mais il n'a, depuis, publié que des livres au succès mitigé. Le jour où il reçoit un carton lui annonçant le mariage de son ex-compagnon, il décide, pour y échapper, d'accepter les invitations d'obscurs festivals de littérature dans différents pays. C'est le début d'un périple littéraire, sentimental et humain autour du monde... Un roman où les difficultés et les obstacles de la vie se changent en bulles humoristiques à l'extraordinaire et salvatrice légèreté.200 000 exemplaires vendus aux Etats-Unis.4e de couverture : Quel imbécile a dit qu'on ne pouvait pas fuir ses problèmes ? Auteur raté vivant à San Francisco, surfant toujours sur le petit succès d'estime de son premier roman, et sur le point de sou?er ses cinquante bougies, l'infortuné Arthur Mineur est convié à une cérémonie à laquelle il veut à tout prix échapper : le mariage de son ex-compagnon. Pro?tant de plusieurs invitations aux quatre coins du monde, il décolle aussitôt pour une tournée des foires du livre, salons, rencontres et performances artistiques au cours de laquelle il tombera presque amoureux à Paris, frôlera la mort à Berlin, échappera de justesse à une tempête de sable au Sahara, s'inscrira malencontreusement à une résidence littéraire en Inde et ?nira par tomber sur la personne qu'il n'aurait jamais imaginé rencontrer si loin, perdu qu'il est alors sur une île déserte en pleine mer d'Arabie.Riches en rebondissements et emplies d'une délicate poésie du désespoir, ces «Tribulations d'Arthur Mineur», sorte de Bridget Jones au masculin, sont avant tout l'histoire hilarante d'un Américain à l'étranger, et l'alliance parfaite d'une grande maîtrise littéraire et d'une intrigue amoureuse aux multiples formes d'humour délicieusement contagieuses.Notes Biographiques : Né en 1970, Andrew Sean Greer partage son temps entre San Francisco et la Toscane. Il est l'auteur de trois romans publiés en France aux éditions de l'Olivier. Les tribulations d'Arthur Mineur encore tout auréolé du prix Pulitzer 2018 est son dernier roman, le premier publié par les éditions Jacqueline Chambon. Les droits de son roman, Les vies parallèles de Greta Wells, ont été acquis en vue d'une adaptation cinématographique, en cours de préparation, par Madonna qui en assurera la réalisation.
Tirés à part n. m. - Extrait d'une revue ou d'un ouvrage relié à part en un petit livret. Destiné habituellement à faire connaître un article récemment publié, la collection détourne l'usage et la fonction du tiré à part pour inviter à la (re)découverte d'un texte. En lieu et place du traditionnel mot d'accompagnement de l'auteur, Michelle Zancarini-Fournel partage ici, dans une courte présentation, son expérience de lecture de : "Quelle histoire pour la révolution ? " de Jean Chesneaux.
Ce numéro explore ce que les émulsions et les brusques émissions de lumière artificielle, provoquées par différents moyens techniques allant du magnésium au stroboscope électrique, en passant par les flashbulbs, font à la photographie. Cette archéologie du flash entend échapper au récit trop étroit qui fixe une succession d'innovations technologiques, pour prendre le flash, entendu ici en opposition à l'utilisation de la lumière artificielle en continu, non seulement comme une technique, mais aussi comme un point d'articulation possible entre différentes écritures de l'histoire de la photographie. Les dispositifs socio-techniques que sont l'éclair au magnésium et le flash ont contribué à conférer à la photographie une perspective distincte sur le monde, cet "inconscient optique" cher à Walter Benjamin, capable de faire apparaître ce qui échappe à la vue humaine. Depuis ses premiers développements dans les années 1860, la maîtrise de la fulguration s'inscrit dans une histoire longue de la figuration du monde photographiable, dont ce numéro propose l'histoire, envisagée dans ses imaginaires et ses usages sociaux, ainsi que dans les cultures visuelles qui en découlent.
Le 12 décembre 2017, en plein mouvement #metoo, Libération publiait une tribune de Laure Murat intitulée "Blow up, revu et inacceptable" ; l'historienne y expliquait qu'à l'aune des débats sur les violences sexuelles faites aux femmes, revoir le film d'Antonioni cinquante ans après sa sortie obligeait à réviser son jugement. Ce texte a suscité de vives polémiques, certains le résumant à un appel à la censure, mais, s'il a eu un mérite, assez peu repéré néanmoins, c'est celui de poser la question des manières de voir les images et plus précisément d'interroger une activité spécifique : le "revisionnage" . S'il existe une stimulante réflexion consacrée à l'expérience de la vision, l'acte de "revision" , et toutes les modalités qu'il implique, a en revanche été peu envisagé pour lui-même. Il est pourtant inséré au coeur des pratiques sociales les plus ordinaires, celles des artistes comme des chercheurs, celles des critiques professionnels comme du public le plus large. Il se rattache à de multiples activités culturelles qui concernent aussi bien l'audiovisuel, avec par exemple les rééditions en vidéo et les rétrospectives dans les salles, que les images fixes, avec la redécouverte d'artistes à l'occasion d'expositions...