Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Eglise et l'animal. France, XVIIe-XXe siècle
Baratay Eric
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204052146
Le pape Jean-Paul II appelait récemment au respect des animaux. Or la prise en compte de la nature et notamment du monde animal est un phénomène récent. Le discours de l'église catholique permet de retracer cette évolution des mentalités et des comportements, et d'en construire une histoire. Il s'avère que la transformation des sensibilités, depuis un XVIIè siècle encore empreint des conceptions médiévales, fut marquée par de brusques évolutions, des glissements insensibles, des permanences et des reflux. On peut en effet discerner quatre manière successives d'appréhender l'animal. D'abord considéré comme proche de l'homme et missionnaire de dieu (1600-1670), ensuite ravalé au rang de machine, puis rejeté hors du domaine religieux (1670-1830), il est en partie réhabilité (1830-1940), avant de faire l'objet d'approches contradictoires (1940-1990). Derrière ces pulsations se dessinent deux tendances profondes. La première, qui court depuis la fin du XVIIè siècle, désacralise l'animal et contribue à la rupture entre l'homme et la nature. La seconde, du XIXè siècle à nos jours, se caractérise au contraire par une valorisation croissante de cette nature et du monde animal. Cette histoire permet une lecture nouvelle des phénomènes religieux (la réforme catholique du XVIIè siècle représente la contribution cléricale au mouvement naissant de libération vis-à-vis des contingences naturelles), tout en révélant les évolutions des sensibilités à propos de la relation à dieu, de la place de l'homme dans la création et de sa compréhension des autres. Voici un ouvrage novateur, et d'une grande actualité.
Résumé : L'animal serait-il devenu la nouvelle idole de nos sociétés postmodernes et sécularisées ? A l'évidence, la question animale représente désormais une question politique, interrogeant la notion même de civilisation. Allant à l'essentiel, au tréfonds, Eric Baratay dresse ici l'aventure originelle et la chronique trois fois millénaire des relations entre les religions et les animaux. Des traditions animistes, amérindiennes ou africaines, aux systèmes de sagesse bouddhiste ou confucianiste, en passant par les révélations dont se revendiquent le judaïsme, le christianisme ou l'islam, cet essai sans précédent montre comment cette histoire mouvementée recoupe l'évolution générale des mentalités. Loin de se contenter d'une interprétation définitive et désincarnée du statut de l'animal, hors du temps et de l'espace, les religions ont souvent hésité, varié changé au gré des peuples, des sociétés, des circonstances qu'elles ont modelées mais qui les ont aussi façonnées. Au terme de cette démonstration brillante, menée tambour battant, il apparaît qu'il n'a jamais guère été de condition animale distincte de l'humaine condition.
Résumé : Utilisant des témoignages écrits entre le milieu du XVIIIe siècle et le début du XXIe siècle, nourri d'éthologie et de sciences humaines et sociales, ce livre prolonge avec une audace entraînante le sillon original que poursuit Eric Baratay de livre en livre. Pour chacun des chats domestiques dont les sources permettent de reconstituer l'existence, l'auteur porte attention à leurs perceptions du monde, leurs sensations et leurs émotions, leur sensibilité et leur caractère, à leur expressivité corporelle, à leurs interactions avec l'environnement, les autres animaux et les humains. Se révèle ainsi, à travers des portraits serrés, la construction dynamique de ce que l'on peut appeler des cultures. Nous voici loin du portrait éternel du chat, indépendant, imprévisible, mystérieux, devenu un lieu commun. L'éthologie devient, sous la plume alerte d'Eric Baratay, une ethnologie. Chat de rue et de ferme, chat de compagnie, chat compagnon ou " chatchien ", les chats montrent une grande plasticité de comportement. Ce livre établit qu'ils ont leurs cultures, changeantes, et donc leur histoire. Membre de l'Institut universitaire de France, professeur à l'université de Lyon, spécialiste de l'histoire des animaux, Eric Baratay a notamment publié Bêtes de somme. Des animaux au service des hommes, (Seuil, "Points Histoire", 2011), Le Point de vue animal, une autre version de l'histoire (Seuil, 2012), Biographies animales, des vies retrouvées (Seuil, 2017).
De la fin du XVIIIe siècle aux années 1950, le nombre d?animaux dans les villes et campagnes deFrance augmente de façon considérable: les chevaux tirent les calèches ou travaillent à la mine,les vaches sont traites dans les rues, les concours agricoles fleurissent, la consommation de viandeet de lait se banalise et l?élevage s?intensifie. C?est alors toute une civilisation qui se met à l?heuredes bêtes, vivant au plus près du monde animal adapté aux nouveaux besoins des hommes. Uneparenthèse exceptionnelle, qui sera mise à mal par l?ascension du moteur, l?exode rural qui éloignele bétail et le développement des animaux dits « de compagnie ».
Longtemps les historiens n?ont pas pensé aux animaux. Mais qu?on y réfléchisse quelque peu et leur importance émerge,grandit, s?impose. Ils sont partout. Rien de ce qu?ont fait les humains au cours de leur histoire ne l?a été sans eux, promus dans toutes les civilisations et jusqu?à nos jours.Quinze historiens, dont Robert Delort, Daniel Roche, Michel Pastoureau ou encore Jean-Marc Moriceau, nous expliquent comment on a domestiqué le cheval ou comment les rats sont entrés dans Paris. On découvre aussi la saga du chien, le rôle du dromadaire dans le peuplement du grand désert d?Afrique du Nord ou les extravagants procès d?animaux au XVIe siècle. On apprend à quel point, au Moyen Âge, les textes, les images et le folklore sont peuplés de bêtes, et on s?interroge enfin sur la proximité de l?homme et du cochon dès l?Antiquité.Grâce aux textes réunis dans cette édition et à de savoureuses anecdotes, Éric Baratay nous révèle comment les humains ont été fascinés par les animaux et comment ils se sont apprivoisés réciproquement.Notes Biographiques : Éric Baratay est membre senior de l?Institut universitaire de France, professeur d?histoire contemporaine à l?université Lyon-3 et spécialiste de l?histoire des animaux. Il a notamment publié Le Point de vue animal (2012), Biographies animales (2017) et Cultures félines (2021).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.