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Revoir - sociétés et représentations printemps 2021 - n 51
Le Pajolec Sébastien
ED SORBONNE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791035106423
Le 12 décembre 2017, en plein mouvement #metoo, Libération publiait une tribune de Laure Murat intitulée "Blow up, revu et inacceptable" ; l'historienne y expliquait qu'à l'aune des débats sur les violences sexuelles faites aux femmes, revoir le film d'Antonioni cinquante ans après sa sortie obligeait à réviser son jugement. Ce texte a suscité de vives polémiques, certains le résumant à un appel à la censure, mais, s'il a eu un mérite, assez peu repéré néanmoins, c'est celui de poser la question des manières de voir les images et plus précisément d'interroger une activité spécifique : le "revisionnage" . S'il existe une stimulante réflexion consacrée à l'expérience de la vision, l'acte de "revision" , et toutes les modalités qu'il implique, a en revanche été peu envisagé pour lui-même. Il est pourtant inséré au coeur des pratiques sociales les plus ordinaires, celles des artistes comme des chercheurs, celles des critiques professionnels comme du public le plus large. Il se rattache à de multiples activités culturelles qui concernent aussi bien l'audiovisuel, avec par exemple les rééditions en vidéo et les rétrospectives dans les salles, que les images fixes, avec la redécouverte d'artistes à l'occasion d'expositions...
À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin"Aucun autre écrivain n'a su mieux que John le Carré restituer ? sans pitié à l'égard des politiciens ? les affaires publiques et les coulisses secrètes de notre temps." The Guardian"Subtil, désabusé, impeccable. Un bonheur de lecture, de la première à la dernière page." The Daily Mail"Retour de service tombe à point nommé comme le signal urgent d'un lanceur d'alerte". The Washington PostBio auteur à venir.Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
Résumé : Par une extension radicale et spectaculaire de la ruine classique et pittoresque, la ville morte puise aux mythes de l'Atlantide ou de Sodome et Gomorrhe, mais aussi aux découvertes archéologiques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle (Herculanum ou Pompéi). Du romantisme de Théophile Gautier au symbolisme de Georges Rodenbach, les villes mortes développent tout au long du XIXe siècle un imaginaire et une poétique de l'archéologie- fiction ou de l'inquiétante étrangeté, dont Freud a exploré la signification dans son interprétation de la Gradhiva de Jensen (1903). Entre refoulement et expression du désir, les villes mortes sont l'envers des mégapoles modernes et le revers de la Grande Ville comme emblème du capitalisme triomphant. Rien d'étonnant, dans cette perspective, que Paris consacrée capitale du XIXe siècle (Walter Benjamin) ait été perçue, dans les gravures et les photographies de ses destructions du printemps 1871, comme une ville morte, comparée par certains contemporains à l'équivalent moderne de Pompéi. Promise à un avenir de fantôme, la ville morte procède de l'inconscient urbain, dont les guerres, mais aussi les catastrophes du XXe siècle (Berlin, Hiroshima, Tchernobyl...) ont promu un imaginaire de cités désertées et figées, muséifiées et fétichisées, comme l'a esquissé Mike Davis dans son essai (Dead Cities, 2002). Bien plus qu'un simple décor.
Résumé : Dans ce carnet aux couleurs douces et acidulées, racontez les plus beaux moments de ces 9 mois qui ont changé le cours de votre vie. Des premiers instants où vous avez su que vous étiez enceinte aux premiers jours après sa venue au monde, notez tous ces merveilleux souvenirs pour les transmettre plus tard à votre enfant et ne jamais les oublier. Avec une fermeture ruban et une grande pochette pour rassembler tous les témoignages de cette période inoubliable.
Le Thanh Taï-Marc ; Dautremer Rébecca ; Rostand Ed
Cyrano avait un gros pif. Quand il fumait, il se brûlait toujours le bout du nez, mais quand la pluie tombait, sa moustache n?était jamais mouillée.Il était aussi très amoureux de Roxane, sa cousine, qui, elle, était amoureuse de Christian. Comme Cyrano était laid mais intelligent, et Christian, beau mais stupide, ils décidèrent de s?allier pour séduire Roxane?Notes Biographiques : Né le 5 juillet 1967 à Antony (92), il s?oriente tout d?abord vers des études scientifiques, pour finalement étudier les arts graphiques, en premier lieu à L?atelier de Sèvres (Paris 6), puis aux Beaux-Arts de Rueil-Malmaison et enfin à l?EMSAT (école municipale supérieure des arts et techniques de la ville de Paris) où il passe son diplôme en 1995. Il intègre alors un groupe de presse informatique en tant qu?assistant de fabrication pendant 5 mois puis continue à travailler avec eux, mais cette fois en tant que graphiste indépendant. De fil en aiguille, il rencontre les Éditions Eyrolles avec lesquels il travaille de nombreuses années toujours en tant que graphiste pour finalement écrire un premier ouvrage sur le logiciel Photoshop. Rien à voir avec l?écriture pour enfants, pourtant c?est ce livre qui lui pose le pied à l?étrier. C?est à la même époque que Rébecca Dautremer lui propose d?écrire Babayaga. Il se lance et obtient un avis positif de l?éditeur mais surtout de l?illustratrice. Malgré le handicap d?une scolarité en français pas bien terrible, il persiste et finit par dire quand on lui demande son travail qu?il est aussi auteur de livre pour enfants. Il écrit ensuite « Le Voleur et le magicien » avec Aurélia Fronty (une commande qui devait être à l?origine une adaptation d?Aladdin) puis « Avalanche le terrible » et sa suite : « l?Odyssée d?Avalanche », fruit de sa rencontre avec Èlodie Nouhen. Il persiste aussi avec Rébecca Dautremer en adaptant « Cyrano » et avec un ouvrage plus personnel « Le grand courant d?air ».Depuis, il a écrit nombre d'albums en collaboration avec Gérald Guerlais, Benjamin Chaud, Jacques de Loustal, et Rébecca Dautremer. Rébecca Dautremer est née à Gap. Elle a suivi une formation à l?Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD). Ses professeurs la repèrent et l?encouragent à se tourner vers l?illustration. Elle publie son premier album en 1996 chez Gautier Languereau (La chèvre aux loups) et par la suite connaît de nombreux succès tel que Princesses oubliées et inconnues en 2004 et Alice au pays des merveilles en 2010. Passionné par la photographie, son style unique est caractérisé par des points de vue toujours très originaux et une maitrise de la gouache et de la mine de plomb. Grâce à ses succès et la qualité de ses ouvrages, elle a réussi à dépasser les frontières de l?univers jeunesse et de toucher et atteindre un public plus adulte.
Résumé : Deux vieilles dames embarquent pour un road-trip en Coccinelle à travers l'Espagne. Leur seule comparse est une mouette posée sur le toit de la voiture ; leur unique bagage, un sinistre paquet suspect ballottant au gré des coups de volant intempestifs de dona Olvido. En robe de mariée, Bruna, sa fidèle servante bourrue, l'accompagne comme elle le fait depuis plusieurs décennies. De terribles secrets semblent les lier pour toujours, à commencer par les frasques de Benigno, le défunt mari d'Olvido, acoquiné avec les sympathisants pro-indépendantistes de Galice ; puis celles de son excentrique famille. Le tout favorisé par l'isolement d'une vaste demeure, sur fond de guerre civile, de complots partisans et de tensions politiques. Dans ce qui deviendra une fuite échevelée où se succéderont incidents et rencontres hétéroclites, ces Thelma et Louise octogénaires sèmeront de nombreux cadavres, échappés du placard de leur passé et jonchant leur course folle.
Dernier volume de l'"Histoire de la sexualité", fruit de près de huit ans de travail sur le christianisme ancien, "Les Aveux de la chair" est le livre auquel Foucault aura consacré le plus de temps, sans parvenir à l'achever complètement. Le détour par les Pères de l'Eglise (Tertullien, Augustin, Cassien, etc.) devait contribuer à éclairer le rapport que l'Occident entretient au corps et à ses plaisirs, au croisement de la subjectivité et de la vérité. Publiés posthumément en 2018, déjà traduits en plusieurs langues, Les Aveux de la chair révèlent l'étendue des recherches conduites par Foucault sur les premiers siècles chrétiens, que les textes et cours jusqu'ici connus laissaient à peine deviner. Le présent ouvrage organise une rencontre inédite : les lectures " chrétiennes " de Foucault sont ici interrogées par dix-huit historiens, philosophes et théologiens internationaux, spécialistes de cette période ainsi que de la pensée de Foucault. En quoi l'approche de Foucault renouvelle-t-elle la manière de lire les Pères ? Permet-elle d'aborder autrement la question de la nouveauté apportée par le christianisme dans la culture antique ? Et comment cette nouveauté peut-elle faire sens en philosophie aujourd'hui ? Questions cruciales, non seulement pour l'histoire des idées, mais d'abord et avant tout pour la compréhension de notre actualité.
Ce numéro explore ce que les émulsions et les brusques émissions de lumière artificielle, provoquées par différents moyens techniques allant du magnésium au stroboscope électrique, en passant par les flashbulbs, font à la photographie. Cette archéologie du flash entend échapper au récit trop étroit qui fixe une succession d'innovations technologiques, pour prendre le flash, entendu ici en opposition à l'utilisation de la lumière artificielle en continu, non seulement comme une technique, mais aussi comme un point d'articulation possible entre différentes écritures de l'histoire de la photographie. Les dispositifs socio-techniques que sont l'éclair au magnésium et le flash ont contribué à conférer à la photographie une perspective distincte sur le monde, cet "inconscient optique" cher à Walter Benjamin, capable de faire apparaître ce qui échappe à la vue humaine. Depuis ses premiers développements dans les années 1860, la maîtrise de la fulguration s'inscrit dans une histoire longue de la figuration du monde photographiable, dont ce numéro propose l'histoire, envisagée dans ses imaginaires et ses usages sociaux, ainsi que dans les cultures visuelles qui en découlent.
La ville piétonne est-elle un sujet d'histoire ? Elle semble plutôt relever des projets pour la ville du XXe siècle et tourner la page d'un XXe siècle "automobile". Le thème n'est pourtant pas nouveau. Qui se souvient qu'il y a cinquante ans, au début des années 1970, la proposition était sur toutes les lèvres et que les plus grandes métropoles au monde rivalisaient déjà de projets ambitieux ? Une révolution urbaine a-t-elle alors été manquée ? Explorant le sujet des années 1930 aux années 1980, Cédric Feriel démontre que la ville piétonne constitue depuis bientôt cent ans l'un des héritages méconnus de la ville contemporaine. Au mème titre que les grands ensembles ou les villes nouvelles, elle est un terrain pour évaluer la manière dont les pouvoirs et les sociétés ont façonné l'urbain. Pourquoi dès lors ne tient-elle quasiment aucune place dans l'histoire de la formidable transformation de la ville après 1945 ? C'est qu'elle rentre mal dans un récit souvent pensé autour des Etats aménageurs, des avant-gardes architecturales et du destin des géantes que sont New York, Paris, Londres ou encore Tokyo. L'ouvrage déplace la focale sur le réseau des "métropoles ordinaires" (Cologne, Copenhague, Amsterdam, Munich, Rouen, Norwich, Minneapolis). A cet échelon se joue une autre réalité de l'urbanisation des années de croissance. Elites urbaines et pouvoirs municipaux tentent d'y tracer une trajectoire alternative sur les voies de la modernisation : celle d'une urbanisation à visage humain. Croisant les échelles d'analyse locale, nationale, transnationale, les sources archivistiques et les écrits théoriques sur la ville, La ville piétonne propose une relecture inédite de la relation des sociétés urbaines à la ville au XXe siècle, loin de la détestation supposée de la ville contemporaine.