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Anna & moi
Duvanel Adelheid ; Fagnot Catherine
VIES PARALLELES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782960199444
Toute petite déjà, Adelheid Duvanel (1936-1996) écrivait de très courts textes, assortis de dessins, qu'elle lisait à ses frères et soeurs. Plus tard, malgré la douloureuse tragédie que, fut sa vie (la schizophrénie, les internements, le décès de son seul enfant, jusqu'à son suicide), elle n'aura de cesse d'explorer et d'explorer encore la forme courte. Jusqu'à lui créer un écrin radicalement neuf. Peu connue de son vivant, elle est aujourd'hui unanimement considérée comme l'une des voix les plus originales des lettres allemandes. Un "pauvre diable". Un "petit gros". Une nourrice dont le mari déteste l'enfant qu'elle aime. La petite fille d'un père veuf et fragile. Dans chacune de ses histoires, Adelheid Duvanel nous fait entrer dans la vie d'un être vulnérable. En une page, une page et demi, elle saisit tout de l'étrangeté et de la dérangeante beauté de ces vies. Chaque petite histoire est un monde en soi. Une monade. Tout y est. Rien n'y manque. Elles sont comme des petits cercles dessinés à la main. Des petits cercles hésitants, fragiles, qui entourent quelque chose. On ne sait jamais très bien quoi. On sait juste que c'est infiniment précieux. "Mais il se passe à présent quelque chose d'inattendu : des phrases qui affluent se soulèvent des mots qui, deux par deux, s'élancent vers le ciel où ils s'immobilisent sous formes de lettres de feu"
Tapié Alain ; Samain Nathalie ; Duvanel Philippe ;
La prochaine exposition organisée par le fonds Glénat se déploiera en une trentaine de chefs-d'?uvre flamands et hollandais du xviie siècle, issus de la collection de la Fondation Glénat, de collections privées et de grands musées européens, auxquelles feront écho autant de créations d'auteurs de bande dessinée réalisées pour l'occasion.Les natures mortes, ou plutôt ces " vies tranquilles " comme on les appelle en anglais, en allemand ou en flamand, se présentent dans la peinture flamande et hollandaise, dès la fin du xvie siècle, comme des tables tantôt débordant joyeusement de mets, tantôt proposant un repas des plus frugal. Présents dans les pièces d'accueil et de réception, ces tableaux sont comme des offrandes symboliques données, en signe d'hospitalité, aux visiteurs de passage, mais aussi aux familiers et aux habitants de la demeure. Dépouillés ou flamboyants, ils révèlent l'identité culturelle, matérielle et spirituelle du foyer artistique où ils ont vu le jour. La richesse des tables de la Flandre catholique contraste ainsi avec les repas maigres de la Hollande protestante.À ces ?uvres du xviie siècle répondront une trentaine de créations d'auteurs de bande dessinée, qui interprètent, chacun à leur manière, le thème de l'hospitalité, de la collation et du festin. Il pourra s'agir de tableaux, de planches de bande dessinée comme d'installations. Parmi les auteurs présents : Christophe Chabouté, Jacques de Loustal, Jost Swarte, Herr Seele, Francis Masse, Dimitri Planchon, Lorenzo Mattotti, Julie Maroh, Florence Cestac, Étienne Lecroart, Miles Hyman et bien d'autres encore.Le catalogue présente non seulement l'ensemble des ?uvres exposées, mais il comporte aussi de nombreux articles signés par des spécialistes du sujet, dont Jean-Robert Pitte, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Plus qu'un catalogue d'exposition, un beau livre sur la gastronomie et l'art de recevoir d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : Chacun des courts textes de Délai de grâce met en scène des personnages "différents". Une enfant attardée lors de la rentrée des classes. Une jeune femme dont les parents ont obtenu la garde de sa fille. Un vieil homme dans un hospice. Un SDF. Tous sont des "inaptes à la vie". Chaque fois, en une page, une page et demi, Adelheid Duvanel parvient à saisir l'étrangeté bouleversante de ces vies. Tout y est. Rien n'y manque. Comme si chacune formait un monde un soi, une monade. Comme si elles étaient de petits cercles tracés à la main qui, hésitants, fragiles, entouraient quelque chose. On ne sait jamais trop bien quoi. On sait juste que c'est indispensable.
Résumé : "? Il y a encore quelques mois, je m'efforçais d'être sociable. ? " Ainsi commence le premier récit de ces Histoires de vent, premier livre d'Adelheid Duvanel paru en 1980 et jusqu'ici inédit en français.
Dans "Plus grand que les faits" il est question d'incendies, de cigarettes, d'un homme, d'une femme, de leur rencontre, de la passion qui s'ensuit, de chiens, d'un hôtel, d'un canari. Tous ces détails qui s'entremêlent, s'ajoutent l'un à l'autre, poème après poème dessinent une forme de narration ad minima, dont le lecteur serait comme le monteur (au sens cinématographique du terme). Sur tout cela plane une sensation de menace, comme d'un feu qui couverait sous les cendres. Mais aussi, sous ces cendres, c'est peut-être bien l'amour qui couverait... Ce recueil, le quatrième et le plus important de Jan Baeke, est tout à fait atypique dans le paysage de la poésie hollandaise. La poésie hollandais trouve en général à s'exprimer dans des collections de poème, parfois rassemblés anthologiquement ou thématiquement. Il est très rare qu'un livre de poésie soit, comme ici, un long poem. Et c'est bien comme tel qu'il convient de le lire. Ainsi, au fur et à mesure de la lecture, les différents motifs introduits s'éclairent l'un l'autre et une forme "d'histoire" émerge. Cela même si l'ensemble reste assez mystérieux. Ce recueil a reçu un accueil critique très important aux Pays-Bas où il est considéré comme un livre majeur.
Résumé : Situé à bonne distance de la Terre, entre Mars et Jupiter, l'astéroïde Pallas (qui existe bel et bien, vous pouvez vérifier) est peuplé d'êtres étranges : le corps caoutchouteux, munis d'une ventouse et d'yeux télescopiques, les Pallasiens se nourrissent de champignons via leur épiderme, se déplacent grâce à un système de rubans-roulants et fument de "l'herbe à bulles". Paisible jusque-là, leur vie se voit bouleversée par le projet d'un visionnaire nommé Lesabéndio. Pour percer le nuage qui entoure leur astre, leur apportant la lumière mais en leur occultant l'au-delà, le Pallasien envisage la construction d'une immense tour. L'érection de celle-ci aura des conséquences insoupçonnées... A la fois fable écologique et utopique, explorant avec acuité et facétie les accords et désaccords de la technique et de l'esthétique, de la raison et de la mystique, questionnant la place de l'individu dans tout processus collectif, dénouant les fils de nos désirs les plus démesurés et de nos peurs les plus tenaces, Lesabendio, le chef-d'oeuvre de Paul Scheerbart écrit à l'orée de la Première Guerre mondiale et que Walter Benjamin tenait en haute estime, demeure l'une des grandes oeuvres prophétiques de notre temps. Notre existence sur Pallas est elle-même si étonnante, que nous pouvons raisonnablement espérer être les témoins de prodiges plus grands encore.
Enfermé dans une cage en bois avec deux cents compagnons d'infortune, un esclave arrive dans une île. De belle constitution, il est rapidement acheté par Hannibal, un maître local. Ce dernier, assez libéral dans sa conception de leurs rapports, semble traiter son nouvel esclave avec la plus profonde humanité. Tout en lui confiant la tâche la plus abjecte à laquelle un être humain puisse être confronté... Trouvant des appuis auprès d'autres serviteurs, notre esclave deviendra l'artisan d'une révolte dont les conséquences le déborderont rapidement. Jouissive réécriture de la métaphore hégélienne du Maître et de l'Esclave, Merci déploie l'éventail des questions que soulève celle de la liberté. N'est-elle pas in fine, parfaitement réalisée, qu'un autre pan de la contrainte ? Son principe même ne l'empêche-t-elle pas de prétendre à l'universalité ? Peux-t-elle être imposée ? Et puis, une fois cette liberté acquise, qu'en faire ? Mais surtout, se dotant de moyens formels neufs, l'auteur parvient à inclure génialement et en toute simplicité le lecteur dans le foisonnement de celles-ci. Lecteur, ta lecture est-elle libre ?