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L'intervention du support. Médiation esthétique et énonciation éditoriale
Durand Pascal ; Servais Christine
PULG
16,00 €
Épuisé
EAN :9782875621412
On sait, depuis Mallarmé, que "rien n'aura eu lieu que le lieu" et, depuis McLuhan, que "le message c'est le médium". Les supports de l'inscription n'en sont pas moins demeurés les parents pauvres des études littéraires et artistiques : envisagés, au mieux, pour les effets de cadrage qu'ils exercent sur les oeuvres, ou bien réduits, trop souvent, au niveau de substrats fonctionnels. Les sciences de la communication en ont fait en revanche leur objet principal, à travers la notion de "médium" et l'analyse des discours, des oeuvres et des pratiques en contexte. Objet pour elles à trois dimensions : symbolique, technique et sociale. Le renouvellement des technologies esthétiques, la labilité des frontières au sein de l'univers numérique, la circulation accrue des contenus d'un média à d'autres appellent, en ce sens, à porter une attention plus grande non seulement aux supports en tant que tels, mais à la variété et à l'étendue de leurs "interventions". C'est à quoi s'emploient les spécialistes ici réunis : de la poésie à l'architecture, du cinéma à l'espace urbain, de l'énonciation éditoriale aux dispositifs du jeu vidéo.
La frontière est bien mobile, dans le temps comme dans l'espace, entre le tolérable et l'intolérable, entre ce qu'une société admet au registre du dicible, voire du discutable, et ce qu'elle met à l'index de ce qui ne peut être dit ni discuté. De même, au fond, que le niveau de démocratie d'un Etat se mesure aux conditions qui sont faites aux détenus dans les prisons - ainsi qu'au statut réservé aux femmes et aux minorités de toute sorte -, c'est à la rigueur et au degré d'arbitraire du dispositif de censure que l'on pourrait mesurer non seulement l'écart qui sépare, au plus évident, régimes totalitaires et régimes démocratiques, mais aussi la différence entre démocratie formelle et démocratie réelle. P. D.
Résumé : Mallarmé : son nom n'en finit pas d'irradier la conscience littéraire. Une ?uvre à la fois mince et d'une profondeur inquiétante. Des poésies dont la radicalité formelle reste sans égale. Des proses qui fascinent autant qu'elles déroutent. Un chef-d'?uvre, le Coup de Dés, dans lequel mots et espacements s'ordonnent aux grands rythmes cosmiques. Et pourtant cet adepte déclaré de l'action restreinte fut aussi poète de circonstance, journaliste de mode, chroniqueur culturel, critique d'art engagé dans la cause de l'impressionnisme. D'un côté, un poète métaphysicien. De l'autre, un observateur des rituels de la vie culturelle et sociale. Ces deux Mallarmé n'en font qu'un et le pari est ici de montrer que le sens des formes s'est doublé, chez lui, d'un sens des formalités, c'est-à-dire d'une conscience aiguë des ressorts sociaux qui régissent la littérature. L'?uvre se voit ainsi placée sous le signe d'une étonnante réflexivité critique, en ce qu'elle porte à son comble la logique d'autonomisation du champ littéraire moderne tout en problématisant le principe de fiction dont dépend l'enchantement esthétique. Au miroir du texte mallarméen, c'est tout l'univers symbolique l'ayant rendu possible qui se donne à voir, dans un rapport fait de distance et de participation aux cérémonies de la littérature. Retracer la genèse de l'esthétique mallarméenne, lire de très près les textes dans lesquels celle-ci s'est accomplie, faire valoir à la lumière d'une expérience exemplaire que dans la forme la plus fermée au social c'est encore un principe social de fermeture qui se manifeste, tels sont les enjeux du présent ouvrage, indiquant aussi la voie d'une sociologie de la littérature avec les écrivains.
Résumé : La fonction d'éditeur est de celles qui nous paraissent aujourd'hui aussi naturelles que l'existence d'une littérature faite de livres, de prix littéraires et d'auteurs individuels. Perception trompeuse : l'édition a une histoire et, par conséquent, sa stabilité n'est pas définitivement acquise. Naissance de l'Éditeur entend rendre compte de cette histoire et cerner les facteurs qui ont autorisé l'émergence d'une fonction symbolique sans précédent. En ce sens, l'ouvrage articule à une analyse de fond de nombreux textes d'écrivains, journalistes, critiques littéraires ou éditeurs de la période concernée, dont l'ensemble compose quelque chose comme le portrait collectif de l'Éditeur moderne. Aux côtés de Nodier, Balzac, Gautier, Sand ou Daudet, c'est toute une galerie de témoignages qui sont ici réunis pour la première fois, sous les signatures injustement négligées de Soulié, Régnault, Asseline, Werdet où encore Janin, portant à tour de rôle sur la double marche de la " chose littéraire " et de la " chose éditoriale " un regard souvent ironique, parfois caustique, mais toujours éloquent. C'est aussi une défense et illustration de l'édition dans ce qu'elle a de plus noble que les auteurs proposent. Ce que l'histoire a fait, l'histoire peut le défaire : la réduction du livre à un simple produit parmi d'autres est peut-être en train, aujourd'hui, de mettre en péril l'autonomie conquise, au XIXe siècle, par les producteurs culturels.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.Un dossier : Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
Résumé : Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.