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Bilinguisme et digraphisme dans le monde gréco-romain. L'apport des papyrus latins
Marganne Marie-Hélène ; Rochette Bruno
PULG
30,00 €
Épuisé
EAN :9782875620224
Bien moins nombreux que les papyrus grecs, les papyrus latins présentent néanmoins un grand intérêt pour l'étude des contacts entre les deux langues officielles du bassin méditerranéen antique, à savoir le grec et le latin. Ces contacts se manifestent non seulement par l'existence de papyrus bilingues, mais sont aussi perceptibles à d'autres niveaux : les emprunts lexicaux dans les papyrus documentaires et l'influence d'une écriture sur l'autre. Ces aspects ont été fortement renouvelés ces dernières années. Les Actes de la Table Ronde organisée à Liège les 12 et 13 mai 2011 proposent non seulement des pistes de réflexion sur les phénomènes inter-linguistiques en Egypte gréco-romaine, mais font également le bilan des avancées récentes de la papyrologie latine en prenant en considération deux phénomènes étroitement liés, le bilinguisme et le digraphisme.
Découverte papyrologique majeure des années 1930, le traité grec Sur l'exil du philosophe et sophiste gaulois Favorinos d'Arles (vers 80-1501160), qui, jusqu'alors, n'était connu que par quelques citations, fut identifié au verso d'un rouleau du Hie siècle conservé à la Bibliothèque Vaticane (P. Vatic. Cri 1), qui contenait au recto des registres fonciers en rapport avec la Marmarique. Représentative de la Deuxième Sophistique et du bilinguisme culturel de maints érudits du lie siècle, cette oeuvre n'avait jamais encore fait l'objet d'une étude d'ensemble en langue française. Visant à combler cette lacune, ce volume réunit des contributions de papyrologues, philologues et historiens de la littérature grecque présentées lors d'une journée d'étude à l'Université de Nantes, le 14 novembre 2013, et d'un séminaire de recherche à l'Université de Liège, le 28 mars 2014, où sont étudiées tant les circonstances de l'acquisition du rouleau de papyrus et les conditions matérielles de la mise par écrit du traité, que celles de sa composition et de son contexte littéraire, en vue de ses premières édition et traduction françaises dans la série grecque de la Collection des Universités de France.
Redécouvertes il y a un peu plus d'un siècle, la musique et la danse antiques connaissent ces dernières années un réel regain d'intérêt, notamment suite aux dernières découvertes archéologiques et papyrologiques, aucun volume en français accessible aux non-spécialistes, n'a montré jusqu'ici l'apport précieux de la papyrologie à la connaissance de ces disciplines immatérielles, mais combien suggestives pour des lecteurs du XXIe siècle, immergés, comme jamais auparavant, dans une société de loisirs, où l'image et le son ont pris tant d'importance. Tel est le but poursuivi par le no 10 des Cahiers du CEDOPAL, qui rassemble les exposés présentés lors de la journée d'étude internationale Musique et danse dans le monde gréco-romain : l'apport de la papyrologie, organisée le mardi 26 mars 2019 à l'Université de Liège.
Intervenante en milieu d'hébergement pour victimes de violences conjugales, Marie-Christine Romignot accueille les enfants qui accompagnent leur mère et les invite à raconter une histoire librement construite. Ces récits ont été analysés par Marianne Romus. Les histoires se présentent comme fictions, témoignages ou encore mixité de ces deux modes narratifs, et permettent d'explorer l'impact de la violence conjugale sur l'enfant, tout en écoutant la souffrance énoncée dans le contexte singulier et subjectif de chaque enfance. Le récit libre est avant tout un mode d'expression et le support d'une relation. Il favorise la construction narrative mettant en jeu la vie psychique et pulsionnelle de l'enfant, et peut en même temps rendre compte du désir de témoigner de sa réalité familiale et personnelle. Les histoires sont plurielles, et c'est au travers de la parole des enfants que nous écoutons ces interrogations : par quoi sont-ils préoccupés ou angoissés, qu'est-ce qui anime leur curiosité, qu'attendent-ils des adultes quand la violence familiale traverse leur existence ?
Une nouvelle collection autour d un concept inédit: des « premières lectures » en parascolaire.La collection se compose de véritables livres de « premières lectures », déclinés en 3 niveaux de lecture pour accompagner l enfant dans sa première année d apprentissage de la lecture, avec pour chaque histoire un choix de vocabulaire, une longueur et un corps de texte et un dossier d activités vraiment adaptés à chaque niveau.On retrouve tout le savoir- faire de Boscher avec un dossier d activités en fin de chaque ouvrage pour aider l enfant à mieux lire avec des activités autour des pièges et difficultés de la lecture et des jeux pour prolonger la lecture.Les deux héros sont Maxime et Clara, deux personnages attachants que l enfant aura plaisir à retrouver de livre en livre et auxquels il peut s identifier. Leurs aventures tournent autour des thèmes de la vie au quotidien en-dehors de l école.
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
De nombreux types d'écrits antiques conservent la mention ou le détail de pratiques magiques. Qu'il s'agisse de charmes isolés, tels que les amulettes et les tablettes de défixion, de manuels de magie, de sympathie, de palmomancie, ou de compilations d'écrits oraculaires, la mise par écrit de ce type de textes a permis la conservation d'un savoir peu accessible au travers des sources littéraires. S'inscrivant dans une approche résolument interdisciplinaire, cet ouvrage collectif contenant les actes d'un colloque international organisé à Liège du 13 au 15 octobre 2011, s'efforce de mieux cerner les conditions de la mise par écrit, de l'utilisation et de la transmission des sources de la magie antique, et de les replacer dans le cadre plus général du monde méditerranéen. Il croise les résultats des dernières recherches en philologie, papyrologie, épigraphie, égyptologie, assyriologie, histoire de la médecine et histoire des religions. L'ensemble s'articule autour de trois thématiques : la mise par écrit des textes magiques, la transmission des savoirs et la mise en contexte des pratiques.
D'Euripide à T. S. Eliot, en passant par Gluck et Rilke, la figure d'Alceste, épouse aimante qui accepte de mourir à la place de son mari, a inspiré maint artiste. A la fin de l'Antiquité, un poète latin, dont l'identité nous est inconnue, composa des vers sur le mythe de la reine de Thessalie. Son poème aurait été à jamais perdu, si les sables d'Egypte ne nous en avaient pas livré une copie sur un papyrus du IVe siècle. Connu comme l' "Alceste de Barcelone" , il représente un des apports majeurs de la papyrologie à notre connaissance de la littérature latine et, depuis sa première édition, en 1982, il n'a cessé d'attirer l'attention des spécialistes et des amateurs de culture classique. Le présent ouvrage propose une nouvelle édition du poème latin, accompagnée d'une traduction française, ainsi que d'un commentaire critique et linguistique. Exceptionnel à plusieurs égards, le manuscrit qui le contient fait l'objet d'une analyse codicologique et paléographique détaillée. On examine également son contexte de production et d'utilisation et, par extension, celui dans lequel l' "Alceste de Barcelone" a pu, de par sa langue, son style et son sujet, susciter l'intérêt dans l'Antiquité tardive. En filigrane aux discussions autour du texte et de son manuscrit, on aborde les questions de la transmission et la réception de la culture classique à la fin de l'Antiquité, notamment en Egypte, terre de riches entrecroisements culturels.