Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Henri Hubert et la sociologie des religions. Sacré, temps, héros, magie
Bert Jean-François ; Lorre Christine ; Benthien Ra
PULG
26,00 €
Épuisé
EAN :9782875620750
Henri Hubert (1872-1927) est une figure importante de la période qui a vu le développement de l'anthropologie et de la sociologie des religions. Proche d'Emile Durkheim, il fut aussi l'ami de Marcel Mauss avec lequel il signa deux études majeures sur le sacrifice (1899) et sur la magie (1904). Les analyses de cet auteur prolifique se situent à la croisée de l'histoire et de l'anthropologie, de la linguistique et de l'archéologie, de l'histoire des religions et de l'orientalisme. Mais ses travaux vont pas connu la postérité de l'oeuvre de Mauss, en dépit de la richesse des perspectives comparatives qu'Hubert y développe, et surtout de leur indéniable actualité. Qu'il aborde la question de la magie dans l'antiquité, celles du sacré, du temps ou encore des héros, Hubert étonne par sa largeur de vue, par les perspectives novatrices qu'il déploie, et par sa solide érudition. La réédition de quelques textes majeurs signés par Henri Hubert offre l'occasion de mieux comprendre l'importance de ce chercheur injustement négligé dans les débats qui agitent, en ce début du XXIe siècle, la réflexion sur les questions religieuses.
Résumé : Alors que Rousseau notait occasionnellement ses réflexions sur des cartes à jouer, son contemporain Georges-Louis Le Sage y écrivait TOUT : ses découvertes, ses doutes, sa vie et ses remords. Drôle, tragique et vertigineuse, la pensée de ce physicien des Lumières, telle une boîte noire, se dévoile en direct, et fait écho à l'échafaudage complexe de nos listes en tous genres. Les archives inédites du physicien genevois Georges-Louis Le Sage, constituées de 35 000 cartes à jouer, sont un document exceptionnel sur la pensée savante telle qu'elle chemine. Boîte noire de la recherche en train de se faire, ce matériau étonnant, drôle et énigmatique, relève aussi d'une certaine forme d'autobiographie. Contemporain de Rousseau, Le Sage est un anticonformiste. Refusant les codes du monde savant, il décide d'écrire absolument tout sur des cartes à jouer : eurêka et tâtonnements, amertume de ne pas être reconnu, rapports polémiques avec ses pairs ou poème pour Newton, mais aussi angoisse face à une mémoire qui flanche et à un corps vieillissant... Classer ses cartes, les empaqueter et les étiqueter est un travail quotidien, excitant et harassant. Ce sera sa seule véritable oeuvre, et sans doute aussi la source de ses désillusions sur la science et ses méthodes. Jean-François Bert s'empare avec tendresse de ces cartes et propose une plongée dans la vie singulière de ce savant avant-gardiste. Chacun y reconnaîtra le cheminement parfois complexe de ses pensées et le besoin de créer constamment de nouveaux échafaudages pour les ordonner. " Une lecture savoureuse qui nous interroge et nous donne à voir la construction d'un raisonnement. (...) Un personnage intrigant, précurseur malgré lui et éminemment romanesque ! Brillant ! " Delphine Demoures, Librairie des Halles, Page des libraires " Exhumant de l'oubli ce personnage hétérodoxe, Jean-François Bert fait incidemment trembler ce que nous savons ou croyons savoir. Qu'est-ce donc que savoir ? Sapere, c'est d'abord " avoir du goût, sentir, exhaler une odeur ". Le Sage - et Jean-François Bert après lui - tenaient à réveiller cette saveur unique, nécessaire, première, propre à l'enquête scientifique. " Hélène Mugnier, Esprit " De cette solitude du savant, de cette déception et cette frustration qui n'ont jamais tourné à l'aigreur, l'auteur tire un portrait tendre et touchant. " Sciences et Avenir
Bert Jean-François ; Lamy Jérôme ; Blair Ann ; Bus
A côté des feuilles volantes, des marges de livres, des cahiers et des carnets, les cartes à jouer ont occupé au XVIIIe siècle une place singulière, inédite peut-être, dans l'histoire des pratiques d'écriture des savants. Le nombre de ces cartes ne cesse d'augmenter dans toute l'Europe et leur dos vierge permet d'accueillir la masse d'écrits informels et préparatoires qui nourrissent la recherche savante. Ce livre collectif, qui s'inscrit dans l'historiographie récente sur la matérialité des savoirs, fait surgir un ensemble de pratiques ordinaires, discrètes, invisibles, qui ordonne la vie savante, la scande et en constitue sa texture la plus élémentaire. Avec Ann Blair, Gwenael Beuchet, Claire Bustarret, Isabelle Charmantier, Patrick Fournier, Patrick Latour, Manon Migot, Staffan Müller-Wille, Jeffrey S. Ravel
Résumé : Michel Foucault (1926-1984) aura été en France le plus novateur des maîtres à penser - maître par défaut, sans programme articulé, qui a su pourtant offrir à ses nombreux lecteurs issus des disciplines les plus variées une " boîte à outils " qu'il dévoile par fragments (entretiens, cours, articles, livres...). À plus d'un titre, les modes d'investigation développés par Foucault ont des points communs avec certaines démarches des sciences sociales : sa rupture explicite d'avec la problématique classique de la souveraineté, ses attentions portées aux micromécanismes de la domination, sa façon d'interroger les institutions ou les manières de gouverner... Pourtant, les notions clés qu'il développe, (" archéologie ", " généalogie ", " discipline ", " gouvernementalité ", " subjectivation "...), redéfinies tout au long de son parcours, n'ont pas fait l'unanimité chez les historiens, les sociologues ou les anthropologues, ou encore les criminologues ou les spécialistes du droit, passés ou modernes. Foucault n'est pas de ceux qui se laissent facilement saisir et l'objectif de cet ouvrage est d'éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux de ses travaux pour en faire ressortir l'intérêt actuel pour les sciences sociales et, pourquoi pas, aider à penser différemment l'enfermement, les institutions et la société, le rapport à soi et le dire-vrai.
Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint-Jérôme ? Une tête posée dans la main, marquant la réflexion et qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre, venant interroger quels sont les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant ? Une tête posée dans la main, signe évident d'une réflexion, d'une cogitation, ou d'une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Etudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d'une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d'une histoire des corps et d'une histoire des représentations. Depuis l'antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n'est la manière, d'évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission. Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l'émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S'ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle.