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Les sorcières. Entre réalité et imaginaire
Durand Isabelle
ENTREMISES
9,95 €
Épuisé
EAN :9782382550564
Figure fascinante, la sorcière a imprégné l'imaginaire collectif au fil des siècles. Tour à tour laide, terrifiante et séductrice, elle prend de multiples formes, parfois antagoniques – on la décrit aussi bien monstrueuse que charmante, victime ou meurtrière, guérisseuse ou cannibale, sage-femme ou tueuse d'enfants... Avant tout, elle se targue de posséder des pouvoirs surnaturels : elle est magicienne, compose des philtres et peut jeter des sorts, envoûter et désenvoûter, connaître l'avenir et changer d'apparence. Au Moyen Age, elle s'associe au Diable dont elle tire son pouvoir de nuisance et signe avec lui un pacte de sang. Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes – et d'ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans ce livre, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière, en détermine l'origine et le développement, et met au jour les divers mécanismes imaginaires liés à l'élaboration de cette figure. Finalement, la sorcière, symbole de la liberté et de l'autonomie, ne cristallise-t-elle pas les peurs et les projections que suscite la femme elle-même ?
Cet ouvrage, quatrième titre de notre collection de guides pratiques, décrypte l'intégralité des notions qui constituent le socle du droit d'auteur et du droit de (et à) l'image. Il aborde des notions indispensables à maîtriser pour les créateurs et les utilisateurs d'images soucieux de faire respecter leurs droits et de travailler dans le respect de ceux d'autrui. Conçu de façon claire et didactique, ce livre permet de saisir les aspects fondamentaux d'un domaine particulièrement complexe. De nombreux cas de jurisprudence viennent illustrer et clarifier les différentes notions abordées tout au long de ce guide : Qu'est-ce que le droit d'auteur? Fondement de la protection et images interdites. Qui peut autoriser la reproduction d'une image? Les limites de la notion d'information. Comment protéger ses créations?. Comment contacter un artiste? Les autorisations à demander, la mise en ligne d'images...
Ayez grand soin d'écrire, comme si le Saint-Esprit dictait" : ce conseil ironique du Méphistophélès de Goethe pourrait emblématiser la position instable de la littérature du XIXe siècle à l'égard de la Bible. Dans le Génie du christianisme, Chateaubriand fait des Ecritures l'horizon poétique de l'écriture. Dès lors, la littérature n'a de cesse de se mesurer à ce modèle, tantôt dans un esprit apologétique, tantôt à des fins de subversion. Dans un tel contexte, les récits bibliques de tentation, auxquels s'ajoutent les mythes de Faust et de saint Antoine, représentent des sources particulièrement fécondes. Riches de potentialités éthiques et dramatiques, ils font écho aux paradoxes d'une époque sans cesse partagée entre l'attrait qu'exercent les modèles religieux et la nécessité de les transgresser pour leur rendre toute leur actualité. Ce sont ces enjeux variés que les études réunies dans le présent ouvrage se proposent d'explorer, afin de mettre au jour les tensions créatrices d'un siècle où la dictée du Saint-Esprit et les murmures méphistophéliques se mêlent en des harmonies inédites.
Le présent ouvrage, qui emprunte son titre à une comédie de Denis Diderot, se penche sur la réécriture des récits bibliques fondateurs qui interrogent la relation fraternelle. Tout le monde connaît le fameux meurtre d'Abel par son frère Caïn rapporté au chapitre 4 de la Genèse. Le plat de lentilles pour lequel Esaü perdit son droit d'aînesse au profit de Jacob, aux chapitres 14 à 17 du même livre, est devenu proverbial. On connaît également bien, toujours dans le livre de la Genèse, l'histoire de Joseph, le fils de Jacob et de Rachel, vendu par ses frères à des marchands d'esclaves et devenu, grâce à sa science des rêves, conseiller du pharaon. Mais on ignore souvent le viol de Tamar par son frère Amnon et ses conséquences. Toutes ces fratries bibliques, et d'autres encore, ont fait l'objet de nombreuses réécritures qui en sont comme autant d'interprétations. Les auteurs des différents chapitres de l'ouvrage se sont penchés sur certaines de ces réécritures, dans des genres littéraires aussi divers que le roman, le théâtre ou la tragédie lyrique, pour tracer, à travers les époques, les contours d'une interprétation toujours en prise avec les préoccupations du monde dans lequel elles s'inscrivent. Ainsi, depuis le texte original jusqu'à l'époque actuelle, on peut suivre la réappropriation de ces fratries bibliques par des écrivains qui en privilégient les traits répondant à leurs aspirations profondes et au message qu'ils veulent adresser à leurs contemporains.
Figure fascinante, la sorcière a imprégné l'imaginaire collectif au fil des siècles. Tour à tour laide, terrifiante et séductrice, elle prend de multiples formes, parfois antagoniques on la décrit aussi bien monstrueuse que charmante, victime ou meurtrière, guérisseuse ou cannibale, sage-femme ou tueuse d'enfants... Avant tout, elle se targue de posséder des pouvoirs surnaturels : elle est magicienne, compose des philtres et peut jeter des sorts, envouter et désenvouter, connaître l'avenir et changer d'apparence. Au Moyen Age, elle s'associe au Diable dont elle tire son pouvoir de nuisance et signe avec lui un pacte de sang. Mais comment appréhender ces figures au-delà des stéréotypes et d'ailleurs, ces derniers, que nous enseignent-ils ? Dans ce livre, Isabelle Durand analyse les différentes représentations de la sorcière, en détermine l'origine et le développement, et met au jour les divers mécanismes imaginaires liés à l'élaboration de cette figure. Finalement, la sorcière, symbole de la liberté et de l'autonomie, ne cristallise-t-elle pas les peurs et les projections que suscite la femme elle-même ?
Sur nos petits écrans de manière quasi continue depuis sa première diffusion, la série télévisée Columbo traverse les âges. Pourtant, le goût du public et l'air du temps auraient pu la faire disparaître des grilles de programmes depuis longtemps... C'est qu'au-delà de la particularité des enquêtes policières (les meurtriers sont identifiés dès les premières minutes par les téléspectateurs), il est possible de percevoir des thématiques intemporelles dans le parcours de l'enquêteur mal fagoté ; que ce soit l'aspiration à une " justice pour tous " ou la remise en cause des acquis des classes supérieures, des sujets abrasifs que l'on ne s'attend pas forcément à retrouver dans un programme grand public... Un ouvrage critique documenté et enthousiaste qui balaye l'univers du célèbre lieutenant Columbo et qui dépasse certaines analyses devenues lieux communs.
Dans ce livre, c'est l'alliance apparemment indéfectible entre esthétique et métaphysique qu'il est nécessaire selon Stéphan Vaquero de mettre radicalement en question. Il s'agit en effet pour lui d'entreprendre une " réhabilitation de l'esthétique " en montrant que chez Heidegger le sensible et le sentiment sont pensés non pas en fonction de la relation sujet-objet, mais à partir de leur caractère ontologique qui fait d'eux des expériences de l'immédiate présence de l'apparaître. C'est donc à une lecture profondément renouvelée des textes que Heidegger a consacrés à l'oeuvre d'art qu'il nous invite, en montrant qu'il s'agit de trouver en eux une pensée non métaphysique du sensible, de la sensibilité et du beau. Comme il l'affirme dans la conclusion, la critique heideggérienne de l'esthétique vise dans l'esthétique ce qui n'est pas elle, à savoir essentiellement la pensée métaphysique de la re-présentation, qui en fait une théorie de la médiation entre sujet et objet, alors qu'il s'agit au contraire de retrouver le caractère originaire de l'esthétique qui est celui d'une épreuve immédiate de l'être telle qu'elle se donne à voir dans l'oeuvre d'art. C'est donc une telle réhabilitation ontologique de l'esthétique qui constitue l'enjeu des quatre chapitres du livre, lesquels traitent chacun d'un aspect essentiel de l'expérience artistique.
Dans le contexte actuel où l'interrogation métaphysique semble avoir déserté le champ de la pensée et où la seule efficacité technocratique et économique remplace l'exigence politique - voire l'éthique elle-même, bref, dans un monde privé de valeurs et de questionnements essentiels, une autre perte se profile, peut- être la plus grave : celle du sens esthétique. L'homme pourrait-il y survivre ? C'est la question qui a motivé ce livre, car certaines évolutions des sociétés contemporaines peuvent laisser craindre que la beauté elle-même, au moins en tant que valeur, ne puisse être remise en cause. Passant d'abord au crible une tradition esthétique qui a progressivement réduit notre appréhension de la beauté, Frédéric Monneyron propose une réflexion qui, en nous donnant les moyens d'identifier la sensation du beau, pose les bases de ce que pourrait être une anthropologie esthétique fondée sur l'image plutôt que sur le concept. Par là, il invite à reconsidérer l'esthétique occidentale pour en faire une philosophie de la nature plutôt qu'une philosophie de l'art. Ce renversement de perspective rend possible une nouvelle herméneutique dans laquelle non seulement les apparences peuvent être profondes, mais ce qui était devenu invisible est rendu de nouveau manifeste...
Comment affronter la mort ? Cette question semble se poser de manière particulièrement insistante dans les moments critiques où notre vie se voit mise en danger, mais en réalité elle ne nous quitte pas et nous accompagne de manière plus ou moins patente tout au long de notre existence. Comment ne pas voir en effet dans cette frénésie d'action qui meut tant de nos contemporains une pathétique fuite en avant face à ce qui inéluctablement les attend et dont ils croient ainsi obscurément retarder l'échéance ? La mort a pour eux le visage d'un événement à venir, dont les sépare encore une suite indéfinie de jours, et contre lequel il s'agit à tout prix de trouver une parade. Nous cachons la mort, minimisant ainsi l'importance des rites funéraires qui rendaient possible le deuil. Nous voulons croire que la technique nous permettra d'en repousser les limites, nous jouons nous-mêmes à défier la marche du temps, ou au contraire à décider de notre propre fin. Pourquoi donc ne pas tenter au contraire d'assumer la mort ? Non pas la subir comme un échec, ou un scandale, mais la vivre comme le fondement même de notre existence ? Non pas nier la peur, voire l'épouvante, qui toujours l'accompagnera, mais regarder la mort comme une capacité de l'homme, nullement incompatible avec la joie d'exister.Notes Biographiques : Françoise Dastur, professeur honoraire de philosophie, a enseigné dans les Universités de Paris-I, Paris-12 et Nice-Sophia Antipolis et, en tant que professeur invité, aux universités de Mannheim, Rio de Janeiro, Caracas, Québec, Warwick, Essex, De Paul (Chicago), Boston College, Northwestern (Evanston). Elle est présidente honoraire de l'Ecole Française de Daseinsanalyse dont elle fut l'un des membres fondateurs. Elle a publié de très nombreux articles en français, allemand et anglais et est l'auteur d'une vingtaine de livres et de plusieurs traductions de l'allemand.